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    November 30

    A mes enfants de Amélie Nene

    Le jour où la terre
    M'engloutira
    Je ne veux
    Ni pleurs ni lamentations
    Qui me torturent
    Et fassent me retourner
    Dans ma sépulture
    Où la loi du silence
    Me sera imposée
    A vos appels.
     
    November 28

    Vini Séré de Jocelyne Béroard

    Vini séré en dé bras mwen (Viens te serrer autour de mes bras)
    Mwen là nou là (Je suis là, nous sommes là)
    Vini séré en dé bras mwen (Viens te serrer autour de mes bras)
    Nou là pou sa (Nous sommes là pour cela)
     
    Tou piti avan ou té là (Tout petit avant que tu sois là)
    Nou té ka vwe ka palé (Nous t'imaginions parler)
    Souri et pi maché (Sourir et puis marcher)
    Tou piti zié en nous té ka kléré (Tout petit nos yeux brillaient)
    Cetain ké ou té envahi nous (Certains que tu nous aurais envahi)
    Pa té paré pour sa (N'étions pas préparé pour cela)
    Dis lanmou lé ou ka vancé (Dire l'amour quand tu avances)
    Sé pa bien drole ou ka allé ( Ce n'est pas bien drole ...)
    Fô ou sav' ich mwen sa té brital (Il faut que tu saches mon enfant ce fut brutal)
    Lé yo di mwen ou pa normal (Lorsque l'on m'a dit que tu n'étais pas normal)
     
    Pou piti mwen mandé bondyé (Tout petit j'avais demandé à Dieu)
    Pou on parol initil (Si pour des paroles inutiles)
    Ka fé nou trapé grô tché (Pouvais nous faire attraper une grosse tristesse)
    Si dé lé sé on chag' pou mwen sa klé (Si des jours c'est clairement une charge)
    Ou sé lanmou la vi mwen (Tu es l'amour de ma vie)
    An ké sav' consolew (Je saurais te consoler)
     
    Vini ( viens )
     
    refrain
     
    Lé mwen ké vini vié (Lorsque je deviendrais vieux)
    Es ce ké pé sa tchimbé ou (Est ce que je saurais toujours m'occuper de toi)
    Padonné mwen si mwen ka mandé mwen (Pardonne moi si je me demande)
    Si sé ou ki pou chapé asi la té (si c'est toi qui doit s'échapper de la terre)
    Avan mwen pa vlé malé rivé  (Avant moi, moi qui ne veut pas qu'un malheur t'arrive)
     
    Vini séré en dé bras mwen
    Mwen là nou là
    Vini lanmou mwen (viens mon amour)
    Vini séré en dé bras mwen
    Nou là pou sa
    Vini prend tendresse (viens prend ma tendresse)
    Padonné mwen (Pardonne moi)
    Mwen pa vlé ayen rivew (Je veux que rien de mal t'arrive)
     
    Et mem si mwen ka révé (Et même si je rêve)
    Pa té kon ou yé (Que tu ne sois pas comme tu es )
    Mwen ka jiré (Je peux te jurer)
    Pesonn pé réplacew (Que personne ne te remplacera)
    ...
    Mé fot mwen envi baw lanmou
    Mais C'est fou comme j'ai envie de te donner de l'amour
     
    November 24

    Atrocité d'Amélie Nene

    Que la peine est grande
    Que la peine est vive
    Devant ce petit corps
    Sans yeux
    Sans coeur
    Sans sexe
    November 18

    Mon Doux Miroir

    Tu n’as pas besoin de te réveiller
    Tu es mon conte de fée
    Ma djellaba qui voile mes secrets
    Cachés par les neiges de mon enfance blessé
    L’étendue d’une plaine où j’ai osé avancer
    Porté par tes rennes aux mélèzes de mes rêves 
    Encordé aux feux de mes possibilités
     
    Tu n’as pas besoin de pleurer
    Tu es ma restitué
    Ma gerbora aux idéaux destitués
    Perle de coco des îles
    Où ma confiance s’est éclose
    L’éventail de pétales roses  passion
    Dans le calme serein de ton indianité d’or
     
    Tu n’as pas besoin de chanter
    Tu es ma pièce montée
    Ma caïlcédrat aux yeux de l’honnêteté
    L’arbre qui flamboie dans mes savanes artificielles
    Qui me rappelle la lumière du rôle que je peux jouer
    Dans le théâtre de ma vie si je m’en donne la peine
    Loin des comètes d’un soir où je m’évapore dans le désespoir
     
     
    Je n’ai pas besoin de te voir
    Tu es mon plus beau miroir
    Entendre les clarines de tes mots
    Battre en mon cœur est mon plus beau cadeau
    Le poteau mitan sur lequel je peux m’appuyer
    Avec tes douces paroles qui m’ont révélé
    Comme un traîneau en direction de la fenêtre de mon infini 
     
     
    Nous
    November 15

    An limié de Jocelyne Beroard

    La traduction de cette chanson que certains comme moi aimons
     
    Dé lè man tou sel asiz an kabann
    Des jours je suis seule assise dans une cabane
    Mwen ka sonjé mwen ka tann
    Je me rappelle et j'entend
    Tou sa ki fè mwen monté désann
    Tout ce qui m'a fait monter et descendre
    Mé an lavwa toujou di mwen pa fann
    Mais une voix m'a toujours dite "t'inquiète pas"
    Epi bat lavi-ya pou aprann
    Bats toi contre la vie pour apprendre
    Ki bonnè sé an bel flè ki pann
    Que le bonheur est une belle fleur qui pend

    Lè man tonbé
    Quand je suis tombée
    Man rilévé
    Je me suis relevée
    Chèché tjenbé
    Cherchée à resister
    Man pa lé manti, sa rivé, man douté
    Je ne veux pas mentir mais c'est arrivé, j'ai douté

    E ni délè man fò
    Il ya des jours où je suis forte
    Ni délè flòkò
    Des jours sans envie
    Mé si an la ankò
    Mais si je suis là encore
    Sé pas i ni an limiè, an trézò
    C'est parcequ'il y a une lumière, un trésor

    Lè man ka sonjé sa nou té pé fè
    Lorsque je me rappelle ce que nous devions faire
    Si nou pa té janmen fè dèyè
    Si nous ne l'avions jamais fait avant
    Epi wè kò-nou an lot manniè
    Pour imaginer notre corps, notre vie d'une autre manière
    Pas sé menm riviè fol nou travèsé
    Parce que c'est la même rivière que nous devons traverser
    E mwen sav ou ni an mitan zié'w
    Et je sais que tu as dans tes yeux
    Menm ti zéklè-tala ka kléré é !
    Toujours le même eclair qui brille.!

    Limiè
    ka kléré
     
    Et nou tombé
    Nous sommes tombés
    Mantjé ladjé
    Près à abandonner
    Rivé tjembé
    Arrivant à resister
    Epi nou gadé kô an nou sans douté
    Puis nous avons garder notre cap sans douter
    Ki ni délè sa fô
    Dès jours c'est fort
    Ni délé floko
    D'autres sans envie
    Menn si nou la anko
    Mais si nous sommes encore là
    Sé pas y rété an limié, an trézo
    C'est parce qu'il reste une lumière, un trésor



    Ni délè sa fò
    Des jours c'est fort
    Mé lè nou fò
    Mais quand c'est fort
    Ay an limiè
    Il y a une lumière
    Délè man tou sel ka sonjé man ka tann
    Tou sa ki fè mwen monté désann
    An lavwa toujou di mwen pa fann
    Epi bat lavi-ya pou aprann
    Ki bonnè sé an bel flè ki pann
    Ay an limiè
    Il y a une lumière
    An fon zié-nou
    Au fond de nos yeux
    Rété an limiè
    Il reste cette lumière
    November 13

    Méchanceté d'Amélie Nene

    Quelle pierre
    En toi
    S'est greffée
    T'a fait perdre
    Toute compassion
    Devant le malheur
    Qui a frappé
    A tes cotés
     
     
    Edition Présence Africaine
    November 06

    La Garrigue du bonheur

    Sur le Banc d’Orléans
    Je recherche ce sage
    Portique aux paroles philosophiques
    Pour comprendre ce lien inextricable
    Entre l’homme et le bonheur.
     
    Dans l’anse de nos rêves
    De nos nages en promenades
    De nos noyades en nuages
    J’enquête pour un changement de mes habitudes
    Une quête pour un besoin de quiétude
     
    Voir ces cépages séparer de mille variétés de raisins
    Savoir que s’écoulera négrette et clairette comme bon vin
    Modération dans la vigne de tous nos plaisirs
    Etre le sujet et l’objet du verbe aimer
    Connaître cette félicité de se sentir frères et être un jour père
    Exaltation de l’authenticité du bon vivant
    Passion du présent instant
     
    Voir ces maisons parfois blasonnées flanquer ces collines
    Caillouteuses respirées ces champs de lavandes ornementales
    Savoir que ces constructions matérialistes sécuritaires
    Sont un refuge, une liste de course à notre existence 
    Décorant les abîmes du néant de ce monde de non sens,
    Des oriflammes inopérantes face à un cœur en panne
    Un cœur qui n’a plus d’âme
     
    Voir ces majestueux aqueducs canaliser les pentes rocailleuses
    De la haine humaine basalte d’ignorance
    Savoir que le flot de leurs mots, paroles qui mène au Castellum
    La source, le miroir d’un discours qui sème l’amour du prochain,
    Thermes où l’eau salvatrice de Dieu qui dans toutes les langues
    Est ce tiers thérapeutique, un pansement aux cicatrices de nos vies
    Une réponse, un partage à nos souffrances
     
    Voir ces oliviers droitement ranger exister
    Au-delà de la sécheresse est un hommage, un travail
    Une messe un héritage d’huile d’un bienfait certain
    Savoir que la vertu a pour vertu de dompter la vertu
    Que s’unir à la droite raison est un des chemins sûrs, 
    Le détachement pour un homme mûr des futilités
    Le tonneau encéphale à une heureuse promenade
     
    Voir les fécondateurs ailés butiner les fleurs du figuier
    Fruiter  les étamines comme ces fauvettes  pitchous
    Roucoulant dans leurs plus charmants chants
    Chanson de la nécessaire reproduction
    Je me dis des fois que nous vivons dans le noir
    Pour ne pas s’apercevoir que la raison ne vit pas sans émotion
    Que l’émotion grandit par la raison
    Comprendre
    Que notre monde est le paradis de toutes les contradictions
     
    Malgré la dégénérescence de l’activité humaine sur notre planète
    Je préfère me baigner dans le Gardon, floraison de sensation
    Je ne crains pas les possibles cascades de pierres libres
    De toute pesanteur, ni même l’Archimède inutile à des angoisses futiles
    Je n’espère pas non plus cette pose sur mes lèvres de sa belle chevelure
    De son braise sourire falaise et  l’éloignement possible qui me pèse  
    La crainte et l’espoir n’ont pas leurs places dans cette garrigue du bonheur
    Cet écosystème équilibre aux multiples couleurs.
     

    Nous

    November 01

    Fêtes la vie

    La pluie après l'orage s'est abattu sur nos âmes
    Les quelques éclaircies fleurissent
    L'anacardier de notre rencontre
     
    Ce premier novembre  
    je continue à goûter notre pomme cajou
    Liqueur en mon coeur
    Ne voyant désormais ma vie 
    Que Debout
     
    Nous