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    November 27

    Mizik sé Lanmou

     
    Piti nou tou piti
    Menm si nou ka fé makakri
    Fé konsi malé é misé pa ka atenn nou
    Piti nou piti
    Menm si nou ka makiyé la vi
    Diaman, fizé pa ka poté lanmou
     
    Sel nou tou sel
    Vou é mwen, vou kon mwen
    Ka chéché on moyen, on biten pou enmé
    Sel nou sel
    Santiman sé cadena a la vi
    Lésé tras, on flé adan la nati
     
    Mé mizik toujou la
    Sé rythm a la nati, rythm la vi
    Van lévé
    Toutrèl  ka chanté
    Van touné
    Nonm’ ka klaxonné
    Stress mélankoli, sex nostalji
    Mizik ka maché, ka kouri, ka respiré asi totwè
    Ka ratrapé nou
    Lé lanmô sonné tou pré nou ou adan on limbé lanmou,
     
    Mé mizik toujou bel
    Sé bat’man tambou, bat’man a tché an nou
    Vwa lévé
    Mistè ka dévoilé
    Vwa vibré
    On Akwarel doucé ka rèyoné
    Nenpot coulé instruman lombilic a lavi
    Léritaj a manmam mwen, zantray é lakay mwen,
    Ka ratrapé mwen
    Pou rété adan pèyi lanmou, lanbéli pou toujou
     
    TLA 
     
     La musique c'est l'amour

    Petits nous sommes tout petits
    Même si nous faisons des singeries ( hypocrisie)
    Faisons comme si le malheur et la misère ne nous atteignaient pas
    Petits nous sommes petits
    Même si nous maquillons notre vie
    Diamant, fusée ne nous apportent pas de l’amour
     
     
    Seuls nous sommes tous seuls
    Toi et moi, toi comme moi
    Nous cherchons un moyen, une chose pour aimer
    Seuls nous sommes seuls
    Sentiments sont des cadenas de la vie
    Laisser une trace, une fleur dans la nature
     
    Mais la musique est toujours là
    C’est le rythme de la nature, rythme de la vie
    Le vent se lève
    Une tourterelle chante
    Le vent tourne
    L’homme klaxonne
    Une mélancolie stressante, une nostalgie sexuelle
    La musique marche, court,  respire sur les trottoirs
    Nous rattrape
    Lorsque la mort sonne près de nous ou dans nos chagrins d’amour
     
    Mais la musique est toujours belle
    C’est le battement de tambour, battement de notre cœur
    Une voix se lève
    Un mystère se dévoile
    Une voix vibrante
    Une aquarelle douceur rayonne
    Quelque soit la couleur de l’instrument, il est le cordon de la vie
    L’héritage de mère, mes entrailles et ma maison
    Me rattrape
    Pour rester dans le pays de l’amour, une embellie pour toujours

     

    TLA

     
    November 23

    Keren mon âme

     

     
    La simplicité douceur dans la rivière d’été
    Dans le coin du monde
    Trouve son soleil clair dans sa voix
     
    Troublante et touchante
    Tu n’as pas besoin d’être grandiloquente pour être grandiose
    Tu n’as pas besoin d’être virevoltante pour être virtuose
    Ni besoin d’impressionner
    Pour donner l’impression d’exister
     
    Ma paix est son jardin d’hier
    Son souffle ma force d’aujourd’hui
    Sa guitare si minutieuse à mon âme
     
    Reste ici, ne pars pas
    Les secondes avec toi ont la beauté
    La tendresse des pluies de janvier
     
    Reste ici, ne pars pas
    Car avec ta voix je ne sais pas
    Si je rentre en contact avec moi ou avec toi
     
    Stay with me, don’t go away
    Alone, i can run away
    Just live and laugh by anyway
    With you i can find my way
     
    Ma paix est ton jardin hier
    Keren Ann ton souffle est ma force
    Une sensibilité corde à mon âme
     
    Reste ici  ma Liberty

     

    TLA

    November 19

    L'accalmie d'un coquillage

     
    Le calme
    Le sable à perte de dune
    Le bruit assonancé de la mer
    L’eau
    Je les bois sans états d’âme
    Ils pénètrent en moi, au bout de mes doigts
    S’emparent de l’atmosphère de mes émois
    Je mesure l’ampan paisible qui me sépare
    Des tremblements de la terre
    Des guerres, l’ensemencement des tragiques tourments
    Des familles séparées par des tragiques bouleversements
    Des famines à perte de collines
    Chaque jour plus haut
    Chaque jour plus haut le commissariat des réfugiés aux nations désunis
    Rencontre les pleurs du vent toujours plus nombreux
    Le vent du nord nous disperse dans nos futiles égoïstes projets
    Ce vent disperse d’autres familles dans tous les recoins du monde
    Ces familles rampent dans l’implant d’une prétendue modernité
    Chaque jour plus insolente
    Chaque jour plus brûlantes les plaies de cette disparité
    Entre le Nord et le Sud
    Et moi je suis là
    Au calme
    Le sable à perte de dune
    Ecoutant le bruit assonancé de la mer
    Au solstice d’hiver
    D’une terre qui s’éloigne de plus en plus du soleil
    Un ruissellement cheminant en pensée
    Un silence en forme de balbutiement
    D’incompréhension
    De souffrance intérieure
    Les mouettes à fleur d’eau,  l’occidentalité comme seule eau
    Je bois cette ciguë dans mon immédiateté
    Et je vois poindre au loin de nouveaux idéaux
    Et mon âme coquillage imagine depuis tout petit
    Retrouver son pays rêvé
    Se bercer sur cette mer tumultueuse
    Vivre l’envers cette traversée  
    Un exil à la couleur beauté
     
    TLA
    November 17

    Proverbe Kreyol

     
    Bourik pa janm wè longè zorey-li
     
    Haïti : La bourrique ne voit jamais la longueur de ses oreilles
     
    On voit toujours les défauts d'autrui, jamais les siens
    November 12

    Avoir envie et être

     
    J’ai toujours eu l’envie d’aimer
    Trouver cette moitié, pacte de vie pour l’éternité
    Une envolée de baisers de souffrances assumées
    Hymne paradigme d’amour toujours scellé à vie 
    L’important plus qu’un témoignage est d’ouvrir avec elle
    La porte de nos intimités et d’offrir nos plus bels héritages
    Chanter à ce monde entier la voix éternelle de la liberté
     
    J’ai toujours eu l’envie de graver
    Cet amour idéal sur l’arbre de l’univers
    Etre une étincelle dans cette immensité
    Une lumière de vie pour les fiancés éperdus perdus
    Une mémoire filante, étoile sublime, trace vivante
    D’instants vécus éblouissants
    D’être une descendance dans la généalogie du verbe aimer
     
    J’ai toujours eu l’envie de rêver
    Etre sur les rails en direction du paradis perdu
    Qu’elle soit le wagon lit où sommeillent mes a priori
    Qu’avec elle je devienne le principe croissant de vie
    Une patience d’orient, l’express de la spontanéité de l’évidence
    Dire adieu à ces continents où se renferment les chaînes du passé
    Et faire danser la lune, l’île funambule de mes désirs secrets
     
    Mais mon envie d’aimer se confronte
    Perpétuellement avec la réalité de la cité céleste du verbe aimer
    L’assomption se marie sans condition avec l’acceptation
    De la différence  
    Du brouillard qui est toujours en soi
    De combattre l’appel de la facilité, une piètre voie
    Des plaisirs instantanés irréfléchis, un mirage sans fin
    Car c’est dans la difficulté d'être soi avec l'autre
    Que s’écrit sans fin notre destin
     
    TLA
    November 10

    Vers un soleil de Jean Sénac

     
    Je chante l'homme de transition
    Coeur abîmé, plaies
    Voyantes.
    Je récuse l'horreur qui nous a frappés à la source,
    La parole envenimée dont notre bouche a pris le charme.
    J'existe dans ma négation
    Pour avancer vers un peu d'eau.
     
    O Peuple !
    Révolution!
    Je chante l'homme arraché à nos flaques,
    La superbe santé,
    Le soleil vu de face.
    Je chante pour la main
    Vivante
    Dans ma main.
    Limpides sont alors les phrases du poète ...
     
    Edition La Bartavelle Editeur
    November 05

    Trop longtemps...

     

    Longtemps resté sans mots
    Longtemps resté sans voix
    Longtemps resté sans toit
    Pour abriter la naissance de ma souffrance
    L’éloignement de mes parents
    Aux services des déstructurants sévices
    Protection intermittente un instant
    Esseulé je vois l’avion tendresse passé
     
    Resté longtemps un incompris
    Je me suis construit ma capitelle
    Un édifice de mots, peinture de mon imaginaire
    Un enclos où je joue sans peine
    Une cachette aux ornements les plus beaux
     
    Resté longtemps un insignifié
    Je galope en parole pour rattraper mon individualité
    Mes onomatopées en recherche d’appartenance
    A mes arcans alambiqués source de ma différence
    Je parle en pansant  mes angoisses
    Des flux qui ne sont que des logorrhées en apnée
     
    Resté longtemps avec la conviction de ne pas être aimé
    En interrogation sur le sujet qui s’exprime quand je dis je
    Entre cet enfant blessé dans une quête perpétuel d’amour
    Et l’adulte qui souhaite toujours s’inscrire dans sa réalité
    Dans une construction permanente de son identité
    Naît un dialogue inconscient entre les différentes parties de
    Moi même
     
    Moi-même
    Longtemps resté sans mots
    Longtemps resté sans voix
    Longtemps resté sans toit
    Pour abriter une personnalité en errance 
    La contingence des départs à destination de l’Amour
    L’évanescence des passions, l’envie de nouvelles saisons
    Me condamne à la solitude, revivre les mêmes habitudes
    Incessamment ma parole folle galope
    Saute les haies artificielles de l’existence
    Incessamment ma parole carambole chante  
    Son île sur les plateformes mortifères de cette terre
    Incessamment ma parole sans bémol converse
    Rit de sa plate vie, où je joue ma survie
    Avec mes mots, juste ombre de mes idées pour y croire
     
    TLA