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December 19 Pa DoutéParole: Patrick Saint-Eloi
Interprété par Fred Deshays et José Jerdinier
A ! Kon an ti zozyo blésé Ou pé pa menm volé Mwen pé pa viv an bonnè si ou ka soufè Pou an pawòl rakonté ki pa menm vérité Sa nou té ni vini frajil, frajil kon on fil Comme un petit oiseau blessé
Tu ne peux même pas voler
Je ne peux pas vivre un bonheur si tu souffres
Pour une parole rapportée qui n'etait même pas vérité
Ce que nous avions est devenu fragile, fragile comme un fil
Menm si ou a tribò mwen a babò Pa oubliyé Lanmou toujou té on bousòl pou nou Mwen pé pa kité'w alé Mwen pé pa kité'w alé
Même si tu es à tribord, je suis à bâbord
N'oublie pas
L'amour etait toujours une boussole pour nous
Non, non
Je ne peux pas te laisser aller
Je ne peux pas te laisser aller Man pa té té pé fè'w sa Man pa té té pé fè'w sa wo wo oh non yeah yeah Je ne pouvais te faire ça.... Je ne pouvais te faire ça ...wo Oh non Mwen pé pa kité'w alé kon chapo ki pran van lalizé Parce qu'il t'a emmené à un endroit que je ne peux pas atteindre
POur moi ce qui compte c'est que tu sois rassurée
Avec toi, je n'ai jamais, jamais, jamais triché
Non ne doute pas
Olos tanpi soublé an ka mandé pa douté Alors tant pis s'il te plait je te demande
De ne pas douter
Rèv-la pran lavol Lanmou an bémol Pétèt ou konprann kè an té la jis pou fè'w révé Si sé an bon van ki chayé'w alé An ké sa atann An ké sa atann Sé ké lanbéli si'w rètounen
Sé ké lanbéli si'w rètounen
Le rêve a pris son envol
L'amour en bémol
Peut être que tu as compris que j'étais juste là pour te faire rever
SI c'est un bon vent qui te fait voyager
Je saurais attendre, je saurais attendre
Cela sera l'embellie si tu reviens
Cela sera l'embellie si tu reviens
Man pa té té pé fè'w sa wo wo oh non yeah yeah An pa té pé fè'w sa pas chimen-la sanm tro long Je ne peux pas te faire ça...wo wo non
Je ne peux pas te faire ça
parce que sans toi
Le chemin est trop long
Man pa té té pé fè'w sa wo wo oh non yeah yeah An pa té pé fè'w sa pas chimen-la sanm tro long Je ne peux pas te faire ça ...wo wo non
Je ne peux pas te faire ça
parce que sans toi
Sans toi
Sans toi
Le chemin est trop long
Je ne pourrais le faire sans toi December 14 Guère épais
Comment marier les différences de nos saisons Nos souffrances laissées à l’abandon Faire rimer nos inférences contradictoires L’effervescence de nos horizons noirs
Tu es le principe, je suis l’exception Tu es sécurité, je suis liberté Tu recherches l’immuabilité Je me retrouve dans la nouveauté Je suis la feuille, tu es l’arbre Je recherche la douceur du vent Tu te retournes dans tes racines Tes bonheurs d’antan Tu es impatience d’occident, Je suis patience d’orient Tu es structuration, je suis évasion
Peut-on enfanter La transcendance d’une union Apres la survenance de difficultés Inventer une relation de connivence Apres des moments De déchirement ou d’apaisement
Guère épais a été notre histoire Sur la Loire de nos emportements Un étal singulier sans inventif présent Guère épais l’épiderme de notre complicité Brûlé par nos passions Eternellement éphémères Guère épais notre homoncule Devant notre résistance au temps Dans le recul net de nos engagements
Guerre de sang Sangs mêlés Sans semer Sans échanger Nos pensées Entremêlées D’un passé sangsue Rêvent de paix
Entre guerre et paix Des pourparlers Entre guerre et paix Communion d’idée minimum partagée Entre guerre et paix Des accords sur nos désaccords Entre guerre et paix L’or projet d’une relation d’or
Guère épais l’amour Filament d’un tourbillon chemin Où les hommes et les femmes se battent Pour des rencontres d’un lendemain ensoleillé Incertain
Nous December 10 Pensée glissantienneQu'est ce donc que le langage? Ce cri que j'ai élu ? Non pas seulement le cri, mais l'absence qui au cri palpite.
Car si vous me donnez à travers la gorge Tel ou Tel, pour me convaincre d'avoir à me rendre,
je vous dégorge par retour le chant de celui-là qui toute une nuit monta dans le falaise des acacias,
traqué depuis la forêt primordiale et de forêt en forêt par dessus la mer et l'oblique des ponts poussé jusqu'à ce morne,
et qui n'avait pour dire connu que la pente la déclive le pont branlant l'abîme en roulis le tangage du morne et qui, orteils drus dans la boue, toute la nuit, la première, monta dans l'épaisseur du morne
et là poussa son cri qui aussitot se perdit dans l'immensité de ce minuscule espace,
avalé, tari, érodé aux ateliers, aux champs de cannes, à la splendeur violée de la Saison Unique (lecri),
à chaque carrefour chaque jour amenuisé dans le menu de la conquête où l'autre nous laça,
évidé au disponible en tant de bons talents que nous devînmes
(lors qu'à l'antre de cannes toujours surit l'haleine des négriers),
cri au monde poussé du plus haut morne et que le monde n'entendit,
submergé là en la vague douceatre où la mer englue l'homme ; -
Et c'est à cette absence ce silence et ce rentrement que je noue
dans la gorge mon langage, qui ainsi débute par un manque :
Et mon langage, raide et obscur ou vivant ou crispé, est ce manque
d'abord, ensuite volonté de muer le cri en parole devant la mer
(Qu'importe la langue, quand il faut du cri et de la parole mesurer là l'implant. Dans toute langue autorisée, tu bâtiras ton langage.)
Extrait d'Edouard Glissant "L'intention poétique "Edition Gallimard December 04 Si...Si nous pouvions être cet étai d’étain Malléable à la vie, imperméable à l’ennuie Eteint serait la désespérance de nos chagrins D’airain vivrait notre errance nos lendemains
Un papillon bleuté ensoleillerait nos bels étés Mélange d’un temps tatillon affleuré d’intensité Peints d’amours d’antan Tant vantés par les poètes du vent Autan emporte les amants Temps qu’il est encore tant De conjuguer notre amour à tous les temps
Arc boutant archange bout d’éternité Lange blanc de sentiment éthéré, Nuit blanche sans piment injustifié D’une promenade d’hiver sur la neige ensoleillée
Une évidence affinité, appétence pour la nudité Lentement nous dévoilant Dans cette nuit arc en ciel ampan d’éternité Cérémonie aux fruits métissés au rythme padjanbel Vivent nos échanges en ailes tunique d’une vie rêvée
Une succulence sensualité révérence pour la fécondité Tendrement nous enfantons L’Amour, l’arc cupidon dans l’art Pygmalion Dans les arcanes archaïques des héroïques platanes Notre relation d’une complexion heureuse
Si nous savions être cet hêtre solide et solitaire Aux bords de cet étang où s’étend ma terre S’épanchant en parole sur le néant de l’etre Notre penchant en clef de sol pour ces milles paraboles La clef de notre solitude jetée Notre fragilité serait force Nos discussions l’écorce protection d’une passion raisonnée
Mais on se croise sans jamais se croiser Exigeant de moi un présent conditionnel Il faudrait que je sois tel que tu veux que je sois Pour participer à ton futur antérieur
Vivre dans le présent est en définitive mon choix. Notre amour Tendresse de soie, point indicatif dans l’infini, Ainsi soit-il, Car imparfaits, dépassés, désordonnés, Nous sommes désormais qu’un passé bien décomposé
TLA December 01 Gadé Yo...(Regarde les... ) du groupe SoftAn pati ka loué ko a yo
Asi trottoi ou adan gran biro
Plézi sé monné en sosyété
An pati ka loué tèt a yo
Pou dot moun palé an bouch a yo
Veillé pou vwé ki lang ka palé
Une partie loue leur corps
sur le trottoir ou dans leur grand bureau
Le plaisir c'est monnaie en société
Une partie loue leur tête
POur d'autres parlent pour eux
Veille pour voir quelle langue parle
Kouri, kouri pou pran balan en mwen
Kouri, kouri yo ka barré chimen,
En chéché souf', an manké souf'
Yo vlé marré mwen a tè
Mé an ké pran envol
Oh gadé yo mi pantin ka choisi fil a yo
Je cours, cours pour prendre mon élan
Je cours, cours ils barrent mon chemin
Je cherche mon souffle, je manque de souffle
Ils veulent m'attacher à terre
Mais je prendrais mon envol
Oh regarde les...Regarde ces pantins qui choisissent eux meme leurs files
Gran moun bel parol ti espri
Bon moun bel parol ti espwa
Tou biten ka vend an peyi la kon yé la
Moun ka vend vent' a yo kon ti pain
Bitation ka vend pou ayen
Zaffé bel, tou moun ka frotté main
Grands hommes, belle parole, petit esprit
Pleins d'hommes, belle parole, petit espoir
Toutes choses se vendent au pays comme cela
Les hommes vendent leurs ventres pour un peu de pains
Les maisons se vendent pour rien
Les affaires sont belles, Tout le monde se frotte les mains
Sé pétèt pou sa mwen ké ni ayen
Mwen memm pa ka loué nanm an mwen
Mwen plito goumé plito, ka mo plito
Mwen pé ké deshonoré nom a fanmi en mwen
Pou tambou la, pou guitar' la, pou parol la
Pendan mwen ka rété doubout dwet mwen la
Fé chimen aw mwen pani ayen a vend...
C'est peut etre pour cela que je n'aurais rien
Moi même je ne louerai pas mon âme
Je prèfere me battre plutot, mourir plutot
Je ne deshonorais pas le nom de ma famille
Pour le tambour, la guitare, la parole
Je resterais debout, droit ... là
Passe ton chemin car je n'ai rien à vendre....
Album Kadans a péyi la
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