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February 27 Extrait d'intention poètique d'Edouard Glissant(Comme un peuple, peuplé d'hécatombes, que l'on séduit
De la durée avare de sa tombe, comme vent qui se détruit- Que disent-ils de poésie, de se tenir ou d'épier, lorsque le bruit De la marée s'élit, et lorsqu'il faut tarir ce bruit? l'été Fut la pensée, idée nacrée, le pur produit de ton impureté. L'été sur toi est déhalé, l'ancre d'été nous a terrés Moi le navire et toi le quai! Moi épaisseur et toi durée. Voici, Je leur ai dit l'obscur réduit de notre harde. je leur dis Le roc non la scorie, ah l'eau tassée qui n'est de pluie ! Et c'est réserve de science ainsi qu'un vin d'abîme en son enfance. Il faut quitter cette lisière et avancer dans les engrais La nuit encore dans nos reins n'a pas poussé son incendie Et nous n'avons troué la noire idée de notre bruit sur la marée. Ta plage brûle. Ses rochers l'eventrent. C'est le cru Saisissement. L'eau qui dérive enchante et tombe, et ivre, trop Sourde, d'errer ! Sur tes falaises que le feu gardait si pures De tomber-O je te cherche, je te cherche et je te crée Pure de me leurrer, marée ! Croyant saisir ton bruit, Comme un peuple tari dans son pays ou un noyé, noyé Dans l'épaisseur de pureté! Lors que me fuit l'opacité Je te vénère sur la terre qui ne bée qu'à son minuit. Voici, POur à l'idée parmi ce jour sacrifier ta nudité Je me lève sur la marée- mais je te cherche, tu me crées Pays marri de plaies. Que disent ils de te haler, de te crier ? Parmi l'avalement des acacias et des futaies ?- Tu crains d'aimer. Ta pureté est là impure et plus épaisse, où j'ai sombré.)
Edouard Glissant extrait de l'intention poètique Edition Gallimard
February 14 L'Amour
Baruch Spinoza « L’amour est la joie accompagnée de l’idée d’une cause extérieure »
Il est une puissance d’action Une flèche inaltérable de projection Vers l’autre complice extérieur à soi Une communion mystique force de désir Qui nous unit à l’autre, au monde Aux plaisirs du corps dans un paix d'âme Aux sourires dérobés A la caresse volée Aux échanges d’idées métissées Dans une nature bienveillante L’esquisse d’une danse D'un profond regard Dans une ballade aux flottements de charme Dans la clairière familiale aux parfums d’enfants Proche du mystère Dans le bain mêlé de nos blessures De sensibilités conjointement partagés Et dans nos haines du moment L'amour vit...
Il est cette enveloppe de toutes les pensées Enveloppe arrimée aux plaisirs et aux joies A la joie tout simplement d’être vie
Nous February 07 La Charte du MandenLa Charte du Manden (ou Mandé, Manden est la transcription officielle du pays mandingue), ou Manden Kalikan en langue malinké se présente comme conçue par la confrérie des chasseurs du Mandé (au sud de Bamako). Cette déclaration, qui aurait été solennellement proclamée le jour de l'intronisation de Soundiata Keita comme empereur du Mali à la fin de l'année 1222, fut transmise par voie orale. Cette charte s'adresse aux « douze parties du monde ». Elle a donc une vocation universelle selon ses auteurs. Elle comporte sept paroles, qui sont autant d'entêtes d'articles de la charte :
On trouve donc dans cette charte le respect de la vie humaine, la liberté individuelle, la justice et l'équité, la solidarité.
" Les enfants de Sanène et Kontron déclarent toute vie humaine est une vie
Il est vrai q'une vie apparait à l'existence avant une autre vie,
mais une vie n'est pas plus "ancienne "plus respectable qu'une autre vie,
de même qu'une vie ne vaut pas mieux qu'une autre vie"
LA PERSONNE HUMAINE
l'homme est le terme
le sceau de la création
et sa luminescence.
LE MARIAGE
Le mariage n'est pas de l'esclavage ;
il n'est pas non plus un vil marchandage,
et encore moins un affrontement des sexes.
Il se fonde sur l'amour émanant de l'âme.
Ce qui importe pour une personne
digne de ce nom,
c'est de vivre en bonne intelligence
avec ses semblables
tout en restant en accord intime
avec soi-même
La Charte du Mandé et autres tradition du Mali Edition Albin Michel
February 01 Comme un enfant...
Comme un enfant au seuil de la parole de sa maman J’enfante mes relations Dans la lisière le limon de mes rencontres De la belle mangrove découverte au sombre soleil de l’abandon Que peut-il avoir de plus terrible que de se sentir rejeté par l’autre ? L’autre de soi, l’autre en soi J’angoisse Comme un coyote dans sa nuit étoilée Qui crie mon besoin incessant de lien J’angoisse Entre nécessité et diversité La satisfaction de la pluralité de mes synapses Dans mon unité fonctionnelle J’angoisse
J’angoisse Dans le désert ténébreux, peau halée Par la froideur de leurs théories J’hèle ce monde endolori délaissé Lassé de me laisser échouer Sur le bruit bleu des yeux de leurs aïeux A la Porte d’enfer
Mais comment vivre mes conflits relationnels Séparé je ne le peux Désiré je le veux Aimé dans ma naissance au monde
Sé on bagay mwen pé pa sipoté Kon on flé ki pè ped pétal aye Ki mannyè konprann ké conflit pé productif Ké mwen pé préservé zékla mwen)
(C’est une chose que je ne peux supporter Comme une fleur qui a peur de perdre ses pétales Comment comprendre que le conflit peut être productif Et préserver l’éclat de mon regard)
Quand toute ta vie tu t’es senti incompris Entre négation et séparation Minoritaire parmi les tiens Minoritaire dans cette malveillance planétaire Résister c’est exister contre une vie nécrosée De ne pas être soi Dans cet univers multi transculturel Le temps est cet ami, la fovéa de ma confiance Le regard précis accumulateur d’expérience L’ipoméa où s’enracine mon monde imaginaire L’entrelacement de mes réseaux amicaux D’amour douceur de lianes stellaires Même si perturbé je le suis Déchiré je le vis Mal aimé dans mon opposition au monde
Nous |
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