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May 29 Le temps serait il un piegeLe temps serait il un piège, une prison
Où l’on enferme nos moments sous le prisme
De nos joies et de nos peines
Où l’on s’attarde sur le puzzle de nos regrets,
Le tableau de nos mauvais choix,
Le temps serait il ce tiers sadique et pervers
Ce miroir où l’on se regarde soi
Dans l’écoulement de notre devenir qui n’est plus
Un définitif puzzle avec ses pertes et tristes couleurs
Je veux nier toute valeur aux remords
Le remord n’est qu’une re mort
La mort dans la vie avant la fin de la vie
Le poison de l’ombre, cimetière de nos décombres
Regarder ce miroir tel un besoin
Un besoin de tristesse, sérum de survie
Nous rend esclave devant le grand maître Lucifer
La mort ne vient que du dehors, elle est hors jeu
Elle tente de marquer des points dans nos vies
Alors qu’elle n’existe point
J’arpège tout ce qui est graine de vie, bulle de savon
Source d’enfant, souffle de passion,
L’étonnement est mon bourgeonnement
L’espièglerie ma partenaire écriture d’une nouvelle symphonie
Avec ma harpe au creux de mon coeur blotti dans mes bras
Je pincerais avec volupté les cordes et réinventerais ma voie,
Toujours prêt pour de minuscules exploits
Comme un pipirit dansant mon hip hop sera diatonique et ma salse afro beat
Je m’étreins dans le chaos, l’erreur qui est nouveauté
La nouveauté qui est déjà passé
L’erreur passée qui est ma vérité
Car la mort n’est pas en moi
Je serais cet aigle sévère qui se penche vers la vie
Chasserait les fleurs pour qu’elles sortent de leurs tanières
M’épancherait sur les fruits, semences de toutes les couleurs
La tulipe du printemps
L’éphémère de l’instant
L’épiphyte résistant
Le pistil d’hibiscus
La parole du papyrus
D’une philosophie du présent
Nous May 25 Une rencontre, un concertIl est tard
Je suis envahi par une sensation de bonheur
Une joie de vivre
Qu'on peut m'oter aujour'hui la vie
La beauté de Dieu m'a touché ce soir
l'eternité est mon éternel espoir
Je vis pour ces instants
Cette parcelle de temps marque ma raison
Une vie rythmée par la passion philharmonique
Ce soir,
Toute la salle est tombé sous son émotion
Des instruments modernes et traditionnels
Une diversité musicale en forme d'art.
Outre de l'avoir interviewer avec mon équipe
Il nous a offert un concert grandiose de virtuosité
Une pluie bénie d'humanité et de l'Afrique diversité
Griot depuis la71 ème génération
Son père Sidiki Diabaté était reconnu dans l'Afrique de l'ouest
POur etre le roi de la Kora
TOUMANI DIABATE est un grand maitre de cet instrument
La KORA,harpe luth de 21 cordes
Elle est le socle de la musique mandingue
La famille Diabaté griot est la mémoire de cette empire
démocratique au 12ème siècle.
La kora était un cadeau des esprits de la montagne aux habitants de Guinée
Comme il le dit les vrais ambassadeurs de la paix et de la diversité ne sont les politiciens
Mais les musiciens
Ils chantent le coeur mélodique d'amour et de paix
Corde idéalement tu nous lies à la vie
Ton album avec le regretté Ali Farka Touré recu l'année derniere un Grammy Award
Je vous offre en vivant ce moment un extrait du poème du malien Gaoussou Diawara "Afrique ma boussole"
Pour toi
Je tremperai comme le fer mes chansons
Dans la foi, mes vendanges de rêves
Mes espoirs sur les Routes...
Ô mère Afrique
Dont le nom me guide
Dans les vagues furieuses de l'Univers ...
POur toi
Je vaincrai
La jungle de la profanation
Le désastre de la dépossession
L'insécurité de l'âme et la déperdition
Ô Mère Afrique
Que j'ai retrouvée, partout
Sous les toits des continents.
Sillonnant
Des villes de gloire
J'ai découvert de vraies amitiés
Paris, Bruxelles, Rome, Bonn, Londres,
Berlin, et Moscou,
Mais malgré la chaleur de l'hospitalité
Aucune poignée de main
N'a pu voiler un instant
Dans mon âme
Ta profonde nostalgie
....
Boussole,
Ma boussole sur l'océan des identités
Tu es ma fierté
Sur tous les ports du monde
Comme le griot se reconnait
A son tabala
Et je m'inspire de toi,
D'abord de toi
Car Afrique
Tu es une et multiple
May 18 Sept villes et une nuitSept villes et une vie
Et toujours cette possibilité de voyager
Avec mes joies et mes peines, eux même passagers
Et reflets d’une certaine existence pleine
Pleine de feu artifice de riz lancés dans cette ville aux cent clochers
L’horloge rappelle qu’il est temps de rentrer
Dans l’orthodoxie matrimoniale, vivre ce moment mémorable
L’émotionnel et l’instant où un couple est au firmament
Et Jeanne d’arc la voix intérieure d’un risque amoureux
Amoureux de la vie j’irais plonger dans l’Atchafayala de mes pensées
Rencontrer le témoin de l’explosion de la confrontation des couleurs
Entre terre et mer, Bâton rouge sera le totem de mes peurs
Le lieu de mes pleurs devant cette beauté en demeure,
Tissage de nos différences
Différences des systèmes référentiels, je recherche la sagesse lumière
Dans l’ombre des pyramides, miroir de ma civilisation matriarcale
Entre ciel et terre, l’or n’est pas l’enfantement ni un métal pur
Mais Ichneumon une éthique protectrice en or au-delà des ages,
Le pouvoir des hommes et ce paysage
Paysage diamantaire du Katanga, je forge un amour cuivré pour cette Nature
La couleur de sa joie naturelle est emplie d’une grâce ancestrale
L’envers d’une médaille où le pillage fait la fortune de ce monde occidentale
Où le rêve de parure en carat a pour première pierre la misère
Notre misère dans nos rêves d’idéal d’aventure et de paix
Paix au cœur de la forêt, de la cité et de ces dieux
L’obscurité est lumière, ma présence sur terre petite et poussière
Entre l’arbre et ses racines il y a l’eau, le fleuve affluent de liberté
Et toi Cacao tu es rencontre de boat people et de melting-pot
Pour toi, je veux être une étoffe dans ce patchwork de ce monde de beauté
Beauté du corps et de ces pas d’une danse dans vos bras
D’une grâce au son du bandonéon je me fais tango et flamenco
Entre le corps et l’esprit Danser est la passerelle, votre regard une invitation
A chaque pulsion nos cœurs se cherchent et nos jambes s’entremêlent
Troubadours de séduction à Buenos Aires nous serons émotion
Emotion ensoleillée toi, ma Perle des Antilles, la montagne dans la mer
Le port du prince Toussaint Louverture, première vague républicaine nègre
Entre le peuple et l’élite, il y aura toujours une oligarchie avec ses faiblesses
Une complaisance sur les plages paradisiaques de la noblesse internationale
Ayiti ils t’ont avili, détruit mais même meurtri tu resteras ma fierté
Sept villes et une vie
Et toujours cette possibilité de voyager
A la recherche d'une main, de l'autre
Porte d'amour et d'amitié
A la recherche de moi même, cet autre
Aube de sagesse et de vérité
Toute une vie à voyager loin de l’essentiel
Une seconde, une nuit
Pour comprendre quand chaque instant
Je me fonds pour être une parcelle d’éternité
Nous May 16 Stade embryonnaire....L’homme spermatozoïde aime se démultiplier pour plaire
Il aime courir partout faire le fou, sourire devant chaque fleur
Mais surtout il aime s’aventurer et pénétrer la femme ovulaire
La femme ovulaire
Quant à elle, elle aime les voir s’émouvoir devant elle
Mais dans ses secrets les plus secrets
Elle cherche celui de sa floraison
Ils se rencontrent, se confondent pour ne faire plus qu’Un
La femme a en charge son développement
L’homme heureux n’a plus de queue
La castration a un prix : le bonheur d’être deux ? May 14 De soi-même de Clément MarotPlus ne suis ce que j'ai été
et ne saurais jamais être.
Mon beau printemps et mon été
Ont fait le saut par la fenêtre.
Amour, tu as été mon maître,
Je t'ai servi sur tous les Dieux.
Ah si je pouvais deux fois naître,
Comme je te servirais mieux !
Epigrammes, 1538 May 08 Acte II Scène 3: une histoire de couleur de peauPour une histoire de couleur de peau
Il voulait me faire la peau
Et cette question qui se lève sur le bord de mes lèvres
La misère est elle un domaine du laissez faire
Un état de tous les droits ?
Quand dans les faits
Cette famille avait une faiblesse dans la gestion leur budget
Que j’ai essayé de relever avec adresse
Elle m’a insulté avec un outrecuidant mépris
Quand dans leurs paroles
S’élève la voix bénie orgueilleuse de la facilité
Avec l’autre toujours responsable de l’originel péché
Comment se sortir de ses difficultés ?
L’autre est l’homme politique
Le responsable de la misère
Un régime d’assistanat avec un cœur de pierre
Pourtant soucieux d’une justice sociale
Qui sans réclamer des comptes
Demande juste qu’il raconte son conte
Fait de faits divers même s’il n’est féerique
L’autre est l’étranger
L’homme vampire voleur de travail
Le menaçant est expulsé
Le non-conforme est reconduit
L’innocent est un éternel mal-aimé
Et l’étranger reste étranger à toute humanité
Sans droit à l’honneur et à la vie
Cet autre ce jour là c’était Moi
Moi, l’arbre à lettre
Racine de l’homme aux pluriels
Mon écorce est la pigmentation d’un amour des êtres
L’actualisation des mes rencontres, fêtes de communion
Cet homme avait une âme et une arbalète
Des flèches faites de haine paraphrasaient ses mots
Une parole assassine pointée vers un cœur sans épine
La machine judiciaire m’a réintroduite avec son cœur
Dans mon humanité.
Je peux me regarder dans son miroir symbolique
Et réapprendre à vivre dans ma paix noire
Car elle l’a sans ambages, condamné
Quant au médian professionnel, il est resté un mendiant solitaire
Son hésitation à l’action soulève l’interrogation
Relève sa recherche, un sens éthique qui touche terre
Car l’homme qui n’aimait pas ma couleur de peau
Voulait me faire la peau
Et seuls les actes font parler et réparer les maux
Nous May 05 Vers un soleil de Jean SénacJe chante l'homme de transition,
Coeur abîmé, plaies
Voyantes.
Je récuse l'horreur qui nous a frappés à la source,
La parole envenimée dont notre bouche a pris le charme.
J'existe dans ma négation
Pour avancer vers un peu d'eau
O peuple !
Révolution !
Je chante l'homme arraché à nos flaques
La superbe santé,
Le soleil vu de face
Je chante pour la main
Vivante
Dans ma main.
Limpides sont alors les phrases du poète ... May 01 Acte II Scène 1 : ma vie, travail et vacancesSi je perds ces vers
dans mon climat professionel
Dans le cadre de mes vacances
je persevère
Loin des procès durs alienant ma part de liberté
J'écouterais les paroles archipéliques du vent dieppois
Car loin du centre le soleil retrouve sa clarté bleutée
Je serais ivre de lecture, facture de mon humanité
Car loin des inégalités, ma pensée est épurée
Dans les recoins des théatres,
Les nuages jouent le role illusoire de ma tragédie
Croire n'est que le plâtre de notre existence
Car le social comme la vie n'est qu'une comédie
Nous |
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