| Thierry's profileTipoulePhotosBlogLists | Help |
|
August 29 Pardon de Paul EluardElle me faisait déjeuner sous la table
Histoire sous un nuage
Espoir espoir absolu
Enfance où le froid louvoyant tracassait la campagne
L'asphyxie était sur les toits
Lavande
Toute l'étendue de la femme
Elle était éteinte soumise
Fidèle
Facile muette appauvrie
Par mes rêves.
Le jour buvait tous les poisons du soir.
Edtion Poésie/Gallimard August 25 Amitié universelleDans la douceur acre de ma vie
Dans cette sensation que des piranhas
Sont à l’affût de mes ennuis
Etourdi dans la dure réalité de la vie
De ces révolutions cataclysme d’aspiration
Qui s’échouent sur les dunes du présent
De nos incapacités du moment.
Comme ses russes dans leurs idéaux
Qui en tuant Dieu, tua l’Homme dans ses eaux.
Nos rêves sonnent nos limites devant le soleil levant
Nos prisons sont le réservoir de nos privilèges d’antan.
La liberté n’est réelle que transcendée
Elle transcende les différences,
Les générations car elle se moque
Des carcans du monde des ségrégations
Des riches du nord contre les pauvres du sud
Elle est le flamboyant prenant ses racines
Dans les traditions nous offrant les gousses
De la modernité car elle s’échoue toujours
Sur les dunes du présent où on ne l’attend jamais
Dans la dislocation née toujours une respiration
Ma liberté s’est échouée un jour sur cette voix
Dune de sensibilité et générosité de mon présent
Je n'ai pu résister un soir à ce déferlement de roses
Vagues érotico psycho sensuelle en hypnose.
Voie rédemptrice dans la racine de mes souffrances.
Paratonnerre de mes cyclones tourment de mes amours
Nos échanges sont un merveilleux puit de merveilles
De l'universalité de l'amour à nos Dieux du tambour
Elles sont un rappel du paradoxe de notre communion
Un éloge de la beauté de ce monde de la diversité
Le métissage a toujours eu lieu à tout moment et en tout lieu
De Pouchkine à Dumas Alexandre avaient pour leurs veines
Du sang de nègre, ces deux grands
Russe et français nous ouvrent les portes d’un présent futur
Un monde où la communication n’a pas d’age
Où l’unité naît de la réunion de toute l’humanité
Où l’amour des mots relève mille sanglots
Où le sable sème mes pages de ma vie
Vers les dunes de nouvelles amitiés
Nous August 23 Extrait de Nuits partagés de Paul Eluard Et dans l'unité d'un temps partagé, il y a eut soudain tel jour de telle année que je ne pus accepter. Tous les autres jours, toutes les autres nuits, mais ce jour-là j'ai trop souffert. La vie, l'amour avaient perdu leur point de reflexion. Rassure-toi, ce n'est pas au profit de quoi que ce soit de durable que j'ai désespéré de notre entente. Je n'ai pas imaginé une autre vie, devant d'autres bras, dans d'autres bras. Je n'ai pas pensé que je cesserais un jour de t'être fidèle, puisqu'à tout à jamais j'avais compris ta pensée et la pensée que tu existes, que tu ne cesses d'exister qu'avec moi.
J'ai dit à des femmes que je n'aimais pas que leur existence dépendait de la tienne
Et la vie, pourtant, s'en prenait à notre amour. La vie sans cesse à la recherche d'un nouvel amour, pour effacer l'amour ancien, l'amour dangereux, la vie voulait changer d'amour.
Principes de la fidélité... Car les principes ne dépendent pas toujours de règles sèchement inscrites sue le bois blanc des ancêtres, mais de charmes bien vivants, de regards, d'attitudes, de paroles et des signes de la jeunesse, de la pureté, de la passion. Rien de tout cela ne s'efface.
Edition Poésie/Gallimard August 18 Ma césairienne ReineElle est apparue dans ma vie
Au moment où je me suis perdu
Ma cicérone
Dans ma lune de mes résistances insurmontables
Esclave de mes blessures au sang d’effraction
De toute une enfance rêvant d’action et de paix générale
Marquant le sceaux d’une moderne impuissance
Elle était de bonne humeur vêtue
Une intelligence intuitive dans son regard
Ma cimarronne
Habillée d’une parole tactile d’une délicatesse admirable
Son oreiller d’allégresse parfumé d’encens de combat
La pluie et la lumière s’entrelaçant en vain sur nos mornes
Laissent sur son sari un arc en ciel horizon de nos demains
Elle est rentrée dans mes failles
Fruit de mes entrailles dépotoirs refoulés
Ma cicérone
Ensemençant sur mes gémissements douleur intolérable
Un liquide encéphale ramifiant d’amour mes jours
Nouveaux sous le roucoulement de nos communs idéaux,
Bambou protecteur contre l’enfermement bombes de mes doutes
Elle ravive de belle intention mon cœur
Cauris de ma transcendance, devin de mes chances
Ma cimarronne
Dans les forets vierges de nos moments inoubliables
Se cache la sève infernale contre mes jours de désespérance
Ta voix est un psaume floral qui navigue avec notre exigence
Tropical toujours porteuse de mes rêves en costume blanc
Nous August 16 La nécessité de Paul EluardSans grande cérémonie à terre
Près de ceux qui gardent leur équilibre
Sur cette misère de tout repos
Tout près de la bonne voie
Dans la poussière du sérieux
J'établis des rapports entre l'homme et la femme
Entre les fontes du soleil et le sac à bourdons
Entre les grottes enchantées et l'avalanche
Entre les yeux cernés et le rire aux abois
Entre ma merlette héraldique et l'étoile de l'ail
Entre le fil à plomb et le bruit du vent
Entre la fontaine aux fourmis et la culture des framboises
Entre le fer à cheval et le bout des doigts
Entre le calcédoine et l'hiver en épingles
Entre l'arbre à prunelles et le mimétisme constaté
Entre la carotide et le spectre du sel
Entre l'araucaria et la tête du nain
Entre les rails aux embranchements et la colombe rousse
Entre l'homme et la femme
Entre ma solitude et toi
La vie immédiate Edition Gallimard
|
|
|