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    September 29

    Un poème à ma cousine Rosa Nancy

    Rosa Parks an tché ou

    Rosa Porcelaine an lev’ ou

    Ou sé ou ti doucé

    Un rayonnement suave des îles

    Un baiser d’une fraîcheur aurorale

    Une perle opaline où se chemine

    La rivière ancestrale de nos différences

    Le retour de la beauté femme

    L’entour d’un charme de la modernité

     

    Car sur les terrasses du monde

    Le vent siffle notre somnolence

    L’art du paraître sirote tranquillement

    Chacun appose sa précieuse rondelle

    Pour présenter le même cocktail

    Etre soi devient un modèle

    Le modèle d’etre comme tout le monde

    La rose d’autan perd ses couleurs

    L’homme perd ses repères en douceur

     

    Mais avec toi

    Loin des projecteurs artificiels

    J’apprécie et vis en moi ta profondeur

    Tes fêlures infantiles sont éblouissantes

    Une fragilité au cœur de l’âme

    Où prend corps ton identité

    Une volonté  d’embrasser le monde

    Où prend corps ton envie d’aimer

    Une sensibilité au cœur de ton regard

    Où prend corps ton errance

     

    Oui avec toi

    Ton manque structurel est pour moi présence

    Un plongeon dans tes yeux est une vague verte

    Un hammam voluptueux

    Une chaleur  tropicale

    Le mariage floral du frangipanier

    De la lavande parfumée

    Tu es une ballade d’amoureux en été 

    Des jeux d’enfants dans un champ de blé

    Ton sourire est une émeraude séduction

    Perle d’un esprit épuré de toute méchanceté

    On sé on pi doucé

    Sensualité adan lev’ ou

    Lanmou adan tché ou

     

    TLA

     

    September 17

    Regarde...

    Regarde la terre où s’enracinent nos rêves
    Regarde la mer, nos aventures découvertes
    Contemple le métissage de leurs horizons
    Chaque soir il chante de mille façons
     
    Regarde l’oiseau de branches en verdure
    Regarde chaque chant panse nos blessures
    Contemple l’héritage de notre planète
    Chaque soir il chante notre propre dette
     
    Regarde les étoiles embrasure des cieux
    Regarde ton miroir où cheminent tes vœux
    Contemple le message de tes yeux
    Chaque soir il chante pour être deux
     
    Nous nous posons en opposant
    Nos propres barrières
    La musique elle s’éclate en éclatant
    Ces mêmes frontières
    Et moi je rêve d’une nouvelle ère
     
    L’arc en ciel est le fruit
    De la lumière et de la pluie
    Il est un pont de merveilles
    Une porte vers un autre univers
     
    La pluie toujours se métisse
    Avec son soleil toujours complice
    Comme nos sourires et nos peines
    Ils se marient tous deux sans haine
     
    Quelques soient les saisons de nos vies
    Les passions atmosphériques de la Terre
    Le temps s’écoule tranquillement
    Et notre présence ici reste un mystère
     
    Quelques soient nos propres racines
    Elles se dessinent sur le visage de nos mères
    De la mer jaillit les montagnes
    De l’amour la haine s’éloigne
     
    Nous nous posons en opposant
    Nos propres barrières
    La musique elle s’éclate en éclatant
    Ces mêmes frontières
    Et moi je rêve d’une nouvelle ère
     
    Nous
     
    September 08

    Les femmes et L'Amour

     

    Les femmes et l’amour
    Leurs rêves de tous les jours
    Traversent le monde attendant
    En retour le baiser d’un réveil
    Sous le soleil de leurs inquiétudes
    A l’entour d’une solitude en bandoulière
    Ancrée depuis des millénaires dans la marche de la vie
    A l’affût de ce baiser tant attendu
     
    Les femmes et l’amour
    Ambitionnent chaque jour
    Traversent le monde recherchant
    Son autre diamantin
    Qui intensifiera en fleur et en musique
    Les actes et paroles romantiques
    Son anti arlequin
    Qui pontifiera son cœur à l’ouvrage
    Une vie théâtrale du plus beau paysage
     
    Les femmes et l’amour
    Dans une eidétique liberté
    Traversent le monde esquivant
    Le voile du gouffre de l’insondable passé
    Rêvent de son autre pareil
    D’une conjugaison passionnelle de leurs serrures
    Dans l’antre miel de leurs ceintures
    Emporter dans les clefs de ses bras
    Pour se laisser enlacer
     
    Les femmes et l’amour
    Quelques soient leurs détours
    Traversent le monde désirant
    Vivre l’imprévisible dans le prévisible
    L’extraordinaire dans l’ordinaire
    Un cœur fort et sensible
    Homme tendre avec une âme altière
    Plaisantin et délicieux  partenaire
    Je me vois chercher cet amour
    Etant moi-même cette femme
    Et mon homme
    Je le rêverais en chair pour toujours
     
    Nous
     
    September 04

    Eskizé Mwen "Excuse moi"


    Sé mennm soley ki ka kléré dan linivè asi latè
    é ki ka gidonnen nou
    Sé menm lapli ki ka pléré
    ki ka béni'y
    ki ka rouzé'y
    sa vlé ki planté lanmou
    Men nou pa envanté ayen
    Tou sa té je la avan
    Lè'w tann tanbou mas karenm pa lwen rivé
    C'est le même soleil qui brille dans l'univers sur le terre
    Qui nous guidonne
    C'est la même pluie qui pleure
    Qui bénit
    Qui arrose
    Ceux qui veulent planter de l'amour
    Mais nous n'avons rien inventé
    Tout cela etait déjà là avant
    Lorsque le tambour commencait à sonner


    Mè nou pa envanté ayen
    Tou sa té ja la avan
    Nou chwazi mové sézon
    pou nou simé
    Mais nous n'avons rien inventé
    Tout cela etait déjà là avant
    Nous avons juste choisi une mauvaise saison
    Pour semer

    Èskizé mwen
    Si la nou té vlé alé la
    A pa té menm koté  la
    Excuse moi
    Si le lieu où  nous voulions aller
    n'etait pas le même endroit


    Eskizé mwen
    Si lè nou pran menm chimen-la
    Nou pa chwazi menm sans-la
    Excuse moi
    Si lorsque nous avons pris le même chemin
    nous n'avons pas choisi la meme direction

    Sé menm bijou [ka anrichi
    pou amizè asi latè]
    É ki ka égaré nou
    Mé érezman pié lanmou-la
    Ka pòté fwi ki ka nouri
    tou sa ki pa jwenn lespwa

    Mè nou pa envanté ayen
    Tou sa té ja la avan
    Lè'w tann tanbou mas karenm pa lwen rivé
    Mè nou pa envanté ayen
    Tou sa té ja la avan
    Nou chwazi mové sézon
    pou nou simé
    Ce sont les mêmes bijoux qui enrichissent
    pour la misère sur la terre
    Qui nous egare
    Mais heureusement l'arbre de l'amour
    Nous offre des fruits pour sourire
    POur ceux ne rencontrent pas l'espoir
    Mais nous n'avons rien inventé
    Tout cela etait déjà là avant
    Nous avons juste choisi une mauvaise saison
    Pour semer

    Eskizé mwen
    Si la nou té vlé alé là
    A pa té menm koté  là

    Eskizé mwen
    Si lè nou pran menm chimen-la
    Nou pa chwazi menm sans-la

    Pa jugé sa
    Condané sa
    Di moman la vi sé konsa
    Pa filpé si sa
     
    Ne juge pas
    Ne condamne pas cela
    Il y a des moments dans la vie comme sa
    Ne te prends pas la tête

    Patrick Saint-Éloi - Eskizé Mwen
    P/M : P. St-Eloi - arrgt. J.-C. Naimro