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July 18 Une prière d'un nouveau mondeComme une prière en forme de poing
Pour un homme senti blessé
Ma semaine de vacances du mois de juin
Soit s'illuminer l'été
Les inégalités de sales aires asphyxient mon âme d'enfant
Par manque de protection, je me fais délinquant
Je dérobe les espaces de vies, enrobe les spams de poèsie
Je cambriole les rires ensoleillés, caramboles étoilés de mes plaisirs
Je complote avec les naufragés du destin, éternels amis de demain
De Dieppe à Gosier, je vole sur le vent des alizés
Un coeur mourant de vie sur les ailes des cormorans
A la recherche d'amitiés complices
Les yeux rivés sur mes collègues associés
Pour une ronde collaboration devant ce monde lisse
A la dérive...
Nous
May 08 Acte II Scène 3: une histoire de couleur de peauPour une histoire de couleur de peau
Il voulait me faire la peau
Et cette question qui se lève sur le bord de mes lèvres
La misère est elle un domaine du laissez faire
Un état de tous les droits ?
Quand dans les faits
Cette famille avait une faiblesse dans la gestion leur budget
Que j’ai essayé de relever avec adresse
Elle m’a insulté avec un outrecuidant mépris
Quand dans leurs paroles
S’élève la voix bénie orgueilleuse de la facilité
Avec l’autre toujours responsable de l’originel péché
Comment se sortir de ses difficultés ?
L’autre est l’homme politique
Le responsable de la misère
Un régime d’assistanat avec un cœur de pierre
Pourtant soucieux d’une justice sociale
Qui sans réclamer des comptes
Demande juste qu’il raconte son conte
Fait de faits divers même s’il n’est féerique
L’autre est l’étranger
L’homme vampire voleur de travail
Le menaçant est expulsé
Le non-conforme est reconduit
L’innocent est un éternel mal-aimé
Et l’étranger reste étranger à toute humanité
Sans droit à l’honneur et à la vie
Cet autre ce jour là c’était Moi
Moi, l’arbre à lettre
Racine de l’homme aux pluriels
Mon écorce est la pigmentation d’un amour des êtres
L’actualisation des mes rencontres, fêtes de communion
Cet homme avait une âme et une arbalète
Des flèches faites de haine paraphrasaient ses mots
Une parole assassine pointée vers un cœur sans épine
La machine judiciaire m’a réintroduite avec son cœur
Dans mon humanité.
Je peux me regarder dans son miroir symbolique
Et réapprendre à vivre dans ma paix noire
Car elle l’a sans ambages, condamné
Quant au médian professionnel, il est resté un mendiant solitaire
Son hésitation à l’action soulève l’interrogation
Relève sa recherche, un sens éthique qui touche terre
Car l’homme qui n’aimait pas ma couleur de peau
Voulait me faire la peau
Et seuls les actes font parler et réparer les maux
Nous May 01 Acte II Scène 1 : ma vie, travail et vacancesSi je perds ces vers
dans mon climat professionel
Dans le cadre de mes vacances
je persevère
Loin des procès durs alienant ma part de liberté
J'écouterais les paroles archipéliques du vent dieppois
Car loin du centre le soleil retrouve sa clarté bleutée
Je serais ivre de lecture, facture de mon humanité
Car loin des inégalités, ma pensée est épurée
Dans les recoins des théatres,
Les nuages jouent le role illusoire de ma tragédie
Croire n'est que le plâtre de notre existence
Car le social comme la vie n'est qu'une comédie
Nous |
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