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February 14 L'Amour
Baruch Spinoza « L’amour est la joie accompagnée de l’idée d’une cause extérieure »
Il est une puissance d’action Une flèche inaltérable de projection Vers l’autre complice extérieur à soi Une communion mystique force de désir Qui nous unit à l’autre, au monde Aux plaisirs du corps dans un paix d'âme Aux sourires dérobés A la caresse volée Aux échanges d’idées métissées Dans une nature bienveillante L’esquisse d’une danse D'un profond regard Dans une ballade aux flottements de charme Dans la clairière familiale aux parfums d’enfants Proche du mystère Dans le bain mêlé de nos blessures De sensibilités conjointement partagés Et dans nos haines du moment L'amour vit...
Il est cette enveloppe de toutes les pensées Enveloppe arrimée aux plaisirs et aux joies A la joie tout simplement d’être vie
Nous February 01 Comme un enfant...
Comme un enfant au seuil de la parole de sa maman J’enfante mes relations Dans la lisière le limon de mes rencontres De la belle mangrove découverte au sombre soleil de l’abandon Que peut-il avoir de plus terrible que de se sentir rejeté par l’autre ? L’autre de soi, l’autre en soi J’angoisse Comme un coyote dans sa nuit étoilée Qui crie mon besoin incessant de lien J’angoisse Entre nécessité et diversité La satisfaction de la pluralité de mes synapses Dans mon unité fonctionnelle J’angoisse
J’angoisse Dans le désert ténébreux, peau halée Par la froideur de leurs théories J’hèle ce monde endolori délaissé Lassé de me laisser échouer Sur le bruit bleu des yeux de leurs aïeux A la Porte d’enfer
Mais comment vivre mes conflits relationnels Séparé je ne le peux Désiré je le veux Aimé dans ma naissance au monde
Sé on bagay mwen pé pa sipoté Kon on flé ki pè ped pétal aye Ki mannyè konprann ké conflit pé productif Ké mwen pé préservé zékla mwen)
(C’est une chose que je ne peux supporter Comme une fleur qui a peur de perdre ses pétales Comment comprendre que le conflit peut être productif Et préserver l’éclat de mon regard)
Quand toute ta vie tu t’es senti incompris Entre négation et séparation Minoritaire parmi les tiens Minoritaire dans cette malveillance planétaire Résister c’est exister contre une vie nécrosée De ne pas être soi Dans cet univers multi transculturel Le temps est cet ami, la fovéa de ma confiance Le regard précis accumulateur d’expérience L’ipoméa où s’enracine mon monde imaginaire L’entrelacement de mes réseaux amicaux D’amour douceur de lianes stellaires Même si perturbé je le suis Déchiré je le vis Mal aimé dans mon opposition au monde
Nous December 14 Guère épais
Comment marier les différences de nos saisons Nos souffrances laissées à l’abandon Faire rimer nos inférences contradictoires L’effervescence de nos horizons noirs
Tu es le principe, je suis l’exception Tu es sécurité, je suis liberté Tu recherches l’immuabilité Je me retrouve dans la nouveauté Je suis la feuille, tu es l’arbre Je recherche la douceur du vent Tu te retournes dans tes racines Tes bonheurs d’antan Tu es impatience d’occident, Je suis patience d’orient Tu es structuration, je suis évasion
Peut-on enfanter La transcendance d’une union Apres la survenance de difficultés Inventer une relation de connivence Apres des moments De déchirement ou d’apaisement
Guère épais a été notre histoire Sur la Loire de nos emportements Un étal singulier sans inventif présent Guère épais l’épiderme de notre complicité Brûlé par nos passions Eternellement éphémères Guère épais notre homoncule Devant notre résistance au temps Dans le recul net de nos engagements
Guerre de sang Sangs mêlés Sans semer Sans échanger Nos pensées Entremêlées D’un passé sangsue Rêvent de paix
Entre guerre et paix Des pourparlers Entre guerre et paix Communion d’idée minimum partagée Entre guerre et paix Des accords sur nos désaccords Entre guerre et paix L’or projet d’une relation d’or
Guère épais l’amour Filament d’un tourbillon chemin Où les hommes et les femmes se battent Pour des rencontres d’un lendemain ensoleillé Incertain
Nous November 12 Avoir envie et êtreJ’ai toujours eu l’envie d’aimer
Trouver cette moitié, pacte de vie pour l’éternité
Une envolée de baisers de souffrances assumées
Hymne paradigme d’amour toujours scellé à vie
L’important plus qu’un témoignage est d’ouvrir avec elle
La porte de nos intimités et d’offrir nos plus bels héritages
Chanter à ce monde entier la voix éternelle de la liberté
J’ai toujours eu l’envie de graver
Cet amour idéal sur l’arbre de l’univers
Etre une étincelle dans cette immensité
Une lumière de vie pour les fiancés éperdus perdus
Une mémoire filante, étoile sublime, trace vivante
D’instants vécus éblouissants
D’être une descendance dans la généalogie du verbe aimer
J’ai toujours eu l’envie de rêver
Etre sur les rails en direction du paradis perdu
Qu’elle soit le wagon lit où sommeillent mes a priori
Qu’avec elle je devienne le principe croissant de vie
Une patience d’orient, l’express de la spontanéité de l’évidence
Dire adieu à ces continents où se renferment les chaînes du passé
Et faire danser la lune, l’île funambule de mes désirs secrets
Mais mon envie d’aimer se confronte
Perpétuellement avec la réalité de la cité céleste du verbe aimer
L’assomption se marie sans condition avec l’acceptation
De la différence
Du brouillard qui est toujours en soi
De combattre l’appel de la facilité, une piètre voie
Des plaisirs instantanés irréfléchis, un mirage sans fin
Car c’est dans la difficulté d'être soi avec l'autre
Que s’écrit sans fin notre destin
TLA October 20 Pourquoi...?Pourquoi quand je rencontre l’autre
Cet autre qui par sa communication me porte attention
Je suis débordant de parole
L’inondant de mon vécu
Mélange de joie et de peine
L’assénant de vagues folles
Embouteillages de mon temps perdu
Pourquoi quand je rencontre l’autre
Cet autre qui par son regard rallume ma flamme
Mes mots déferlent sur son être
Comme un cyclone tropical
Mélange de chaleurs et de précipitations
Vent de parole qui pousse à l’ennui
Alors que ma vie veut lui dire merci
Pourquoi quand je rencontre l’autre
Cet autre dans ma solitude errantielle
Je parle ressentant ce lien comme essentiel
Réveillant mon niveau d’alerte
Mélange de désir et de peur
D’ouvrir la porte d’une prochaine fois
Conflit ou pas c’est unis que je vois notre voie
TLA October 10 Dedans et dehors je vis
Quand je rentre à l’intérieur de moi
Je sors du dedans
Lieu de représentation
Du pépiement de belles discussions
Arome des salons aux terrasses de café
Etre reconnu dans le regard de l’autre
Lieu de dépression
De cette sociabilité esthétique en apparence
Dans cette nécessité d’être dans le vent
Surfer sur la vague de la modernité
Lieu de castration
Dans la préhension de notre monde
Nuage d’espérance et de distinction
Dans ce dedans lieu d’errance
J’ânonne, incapable d’adhérer, distillé
Par mon angoisse de prostituer mon identité
Dehors à l’intérieur de moi
Je ressens le silence de la terre
Le vent me ramène à mon être
Son soufflement est mélodique
La nature se projette dans son immensité
Sur les multiples palettes de mon âme
Chaque image vécue passée est un paysage discuté
Paisiblement
J’apprends à appréhender ma mesure
Le temps de mes semences
L’harmonie imaginaire de mes rencontres
Pluies de souvenirs
Frondaison de mes récurrentes réflexions
Tranquillement
J’arpente librement ma récolte
Dissociant l’ivraie du dedans
Ce dedans, mer universelle, élan uniformisant
Qui réduit l’autre au même
Alors que je me vis différent
L’ennuie d’être tous pareils
Alors que la nuance est une parcelle de beauté
Hors de ma capitelle inventée
Je maronne mon existence
Ma liberté aux orteils
Mes tensions en sommeil
La musique aux oreilles
Prescription de mon traitement épileptique
Les rêves diurnes de prospérité restent des pages blanches
Le retour épisodique du refoulé d’une écriture en silence
Parti s’exiler sur les cotes précoces du néant
Je sais qu’ici et maintenant je vis
Lâche prise tendrement ces lieux du dedans
TLA
September 17 Regarde...Regarde la terre où s’enracinent nos rêves
Regarde la mer, nos aventures découvertes
Contemple le métissage de leurs horizons
Chaque soir il chante de mille façons
Regarde l’oiseau de branches en verdure
Regarde chaque chant panse nos blessures
Contemple l’héritage de notre planète
Chaque soir il chante notre propre dette
Regarde les étoiles embrasure des cieux
Regarde ton miroir où cheminent tes vœux
Contemple le message de tes yeux
Chaque soir il chante pour être deux
Nous nous posons en opposant
Nos propres barrières
La musique elle s’éclate en éclatant
Ces mêmes frontières
Et moi je rêve d’une nouvelle ère
L’arc en ciel est le fruit
De la lumière et de la pluie
Il est un pont de merveilles
Une porte vers un autre univers
La pluie toujours se métisse
Avec son soleil toujours complice
Comme nos sourires et nos peines
Ils se marient tous deux sans haine
Quelques soient les saisons de nos vies
Les passions atmosphériques de la Terre
Le temps s’écoule tranquillement
Et notre présence ici reste un mystère
Quelques soient nos propres racines
Elles se dessinent sur le visage de nos mères
De la mer jaillit les montagnes
De l’amour la haine s’éloigne
Nous nous posons en opposant
Nos propres barrières
La musique elle s’éclate en éclatant
Ces mêmes frontières
Et moi je rêve d’une nouvelle ère
Nous
September 08 Les femmes et L'Amour
Les femmes et l’amour
Leurs rêves de tous les jours
Traversent le monde attendant
En retour le baiser d’un réveil
Sous le soleil de leurs inquiétudes
A l’entour d’une solitude en bandoulière
Ancrée depuis des millénaires dans la marche de la vie
A l’affût de ce baiser tant attendu
Les femmes et l’amour
Ambitionnent chaque jour
Traversent le monde recherchant
Son autre diamantin
Qui intensifiera en fleur et en musique
Les actes et paroles romantiques
Son anti arlequin
Qui pontifiera son cœur à l’ouvrage
Une vie théâtrale du plus beau paysage
Les femmes et l’amour
Dans une eidétique liberté
Traversent le monde esquivant
Le voile du gouffre de l’insondable passé
Rêvent de son autre pareil
D’une conjugaison passionnelle de leurs serrures
Dans l’antre miel de leurs ceintures
Emporter dans les clefs de ses bras
Pour se laisser enlacer
Les femmes et l’amour
Quelques soient leurs détours
Traversent le monde désirant
Vivre l’imprévisible dans le prévisible
L’extraordinaire dans l’ordinaire
Un cœur fort et sensible
Homme tendre avec une âme altière
Plaisantin et délicieux partenaire
Je me vois chercher cet amour
Etant moi-même cette femme
Et mon homme
Je le rêverais en chair pour toujours
Nous
July 10 Au coin de ce mondeAu coin de ce monde
Frappe la mort
Sous le soleil de nos tombes
Les hommes se pleurent
Aujourd’hui une Dame
Demain les amants se fanent
Au cœur de ce monde
Frappe la vie
Dans le cloaque de nos songes
Les bonheurs se fleurent
Aujourd’hui une âme
Demain les parents se paonnent
Au coin d’un hôpital
Les urgences sont leur cœur
Lieu où les espoirs se soignent
Et ma vie joyeuse s’éloigne
Au creux de mes bras
Ce bébé immensité me regarde
Les baptêmes sont leurs sœurs
Cet invisible lien nous accompagne
Porte vers cette autre demeure
Au coin de ce monde
La vie est un hôpital
Une peuplade d’étoiles
Le boulevard de l’indépendance
Un lit de feuillage
Sur les routes de nos entreprises
En surprises déroutes
Chaque bruit est une mélodie
Chaque seconde est une chance
Chaque instant est un chapitre
Un livre où à chaque page
Je m’effeuille
Nous July 03 Mon regard sur le BiafraJ’ai souvent hésité entre les larmes de la pureté
Le charme de l’autorité
Pleurer le manque de chance
Crier contre la pente vers l’indifférence
Je me suis souvent demandé qu’est ce que vivre
Entre des envies désespérées et l’hypocrisie organisée
Pleurer ses rêves engloutis dans le bassin de l’orgueil
Crier contre l’injustice anoblie dans le sérail élyséen
Je me suis souvent confronté à l’image et son double langage
Entre préserver sa beauté d’une pureté artificielle
Et avouer ses propres errances structurelles
Mais lorsque j’entends parler de la guerre du Biafra
Point de départ certain d’une forme de démocratie médiatique
C’est tout mon corps qui se foudroie
Telle une lame insidieuse perforant mon âme amoureuse
Devant cette dictature de l’émotion où s’éloigne la raison
Car sur tous les écrans du monde
L’Afrique est le continent misérable au noir destin
Sur tous les écrans du monde
Le peuple meurt de faim dans une guerre sans fin
Sur tous les écrans du monde
La France est le pays des droits, le grand prince de ces rois
Porte parole de l’action humanitaire
Porte drapeau d’une ingérence sans frontière
Mais pendant que tout le peuple français s’émeut
Cette même France organise dans un pays anglophone
Un dispositif clandestin d’assistance militaire
Mais pendant que tout le peuple français s’émeut
Cette même France ironise en omettant de parler de son pré carré
D’Etats françafricains sous sa totale dépendance
Mais pendant que tout le peuple français s’émeut
Ces guerres s’internationalisent pour le pétrole qui vit
Avec les principales puissances du G8 qui sourient
Je me suis souvent interrogé sur cette discordance
Entre le discours et les actes
Analysant ses délires médiatiques comme des délires schizophréniques
D’une France qui rêve ses désirs dans une bonté hollywoodienne
Qui dans cette folie passagère, s’oublie elle-même qu’elle est guerrière
Que derrière ses écrans, les perceptions sont altérées
Productrice d’un film oscarisé par sa distorsion de la réalité
Je me suis souvent questionnée sur cette captation amoureuse
De la France avec son image idéale
De cette France qui se noie dans cette relation imaginaire
Par le biais des médias.
Ce miroir de la vertu
Ce miroir d’une angoisse disparue
Ce miroir de cette France non déchue
Avant-hier le Biafra, hier le Rwanda
Cette France serait elle atteinte d’une maladie psychotique
Je ne le crois pas
Son attachement à la réalité est bien intact
Mais son disfonctionnement est systémique
L’art du mensonge systématique
Son instance pulsionnelle reste le pouvoir et sa prospérité
Un pacte au mépris de l’espoir et de l’humanité
Nous June 22 Dieu est arc en cielDieu est de toutes les couleurs
Il est une parole et des langages
Palettes de mille interprétations
Une diversité qui fait écran entre lui et moi
Dans le miroir de l’argent, du pouvoir flamboyant
De l’amour diamant
L’herméneutique devient hermétique
Tous conquérants vers ces trônes du monde de l’unique
Les duplicités font fortunes
Les amants vivent de rancunes
Les valets se perdent dans ces foires aux aventures
Entre le bien et le mal
Une lumière prie une beauté
Déclamant une vérité
Entre la science et l’homme
Une intelligence délibère une raison
Réclamant une maison
Cette verticalité relationnelle se ramasse à la pelle
Dans ces labans de discours, je ne saurais me taire
Je continuerais à danser sous la pluie de mes rencontres
La chanson immortelle de mes plus belles années
Même si je m’enterre je n’oublierai jamais
L’horizon de mes milles chemins
Comme un carabe candide
Je m’émerauderais dans mon jardin
A cultiver la vie et ses multiples partitions
L’homme est une note, un ami
Une clé d’amitié en clé de sol
Quelque soit sa mi fa, sa différence
Chaque rencontre est une nouvelle symphonie
Nous June 13 Un regardJe ne recherche plus
Je ne crois plus
Je ne m’aventure plus vers l’oasis dans le désert
Perle des fleurs de l’océan
A l’horizon matinal métisse
D’un coup de foudre
Royaume de belles conjugaisons
Mais j’aime le jeu
Le jeu de ce premier regard
J’aime dans ses yeux prendre mes ailes
Epuiser tous mes rêves
Et voler, voler et voler, faire cet initiatique voyage
Me laisser porter,
Transporter par cette pureté imaginative sans borne
Cette émotion du tout est possible
Cette émotion dans l’archipel de l’imagination
Quand le bateau de mon iris dilaté sillonne le contour de ses îles
Silhouette de ses dunes sous la rondeur de ses douces collines
Où ma tendresse se fait câline
J’aime cette rencontre entre de deux âmes, deux personnalités
Vers cette infinitude de possibilités d’émerveillements
Finitudes de rêves de deux amants.
J’aime à croire qu’elle sera le substantif de mon corps
Que ses mains me feront danser la rumba, et moi le cha-cha-cha
Dans un rythme lent en mouvement déchaînements de passions
J’aime à penser qu’elle sera le transitif de mon esprit
Le cumulonimbus verbe dans l’éclair de mes idées
Qu’ensemble nous serons dans la multiplication sensorielle
De nos échanges, le réveil intemporel du cyclone tropical
Mais aussi la seconde d’après qui sera notre paix
J’aime l’antalgique douceur de ce regard
Cet instant révolution
Instant d’explosion de la porte du bonheur
Lorsqu’elle entre sur le pont-levis de mon cœur
Instant où mon imagination est si pure, mais la réalité si dure
Car le couple est une affaire de concession, une affaire de raison
Une affaire de pouvoir
Comme seul le pouvoir arrête le pouvoir
J’aime que le couple s’arrête à ce premier regard
Nous June 09 Mon Brouillard....Le brouillard annonce le soleil et la pluie
Derrière lui se cache un esprit
Le Dieu pour lequel je vis
Mes désirs se lèvent
Mes tensions s'apaisent
Le brouillard épouse tous les paysages
De la fontaine qui mène à la ville
De mon île aux rivières des plaines
Se marie à l'aube, au crépuscule
Aux plaisirs de l'éveil de la rosée
J'ose reveiller nos désirs en sommeil
Comme le brouillard
mes angoisses s'oublient toujours au soleil
Aujourd'hui
Je ne crois plus, je vis
Nous May 29 Le temps serait il un piegeLe temps serait il un piège, une prison
Où l’on enferme nos moments sous le prisme
De nos joies et de nos peines
Où l’on s’attarde sur le puzzle de nos regrets,
Le tableau de nos mauvais choix,
Le temps serait il ce tiers sadique et pervers
Ce miroir où l’on se regarde soi
Dans l’écoulement de notre devenir qui n’est plus
Un définitif puzzle avec ses pertes et tristes couleurs
Je veux nier toute valeur aux remords
Le remord n’est qu’une re mort
La mort dans la vie avant la fin de la vie
Le poison de l’ombre, cimetière de nos décombres
Regarder ce miroir tel un besoin
Un besoin de tristesse, sérum de survie
Nous rend esclave devant le grand maître Lucifer
La mort ne vient que du dehors, elle est hors jeu
Elle tente de marquer des points dans nos vies
Alors qu’elle n’existe point
J’arpège tout ce qui est graine de vie, bulle de savon
Source d’enfant, souffle de passion,
L’étonnement est mon bourgeonnement
L’espièglerie ma partenaire écriture d’une nouvelle symphonie
Avec ma harpe au creux de mon coeur blotti dans mes bras
Je pincerais avec volupté les cordes et réinventerais ma voie,
Toujours prêt pour de minuscules exploits
Comme un pipirit dansant mon hip hop sera diatonique et ma salse afro beat
Je m’étreins dans le chaos, l’erreur qui est nouveauté
La nouveauté qui est déjà passé
L’erreur passée qui est ma vérité
Car la mort n’est pas en moi
Je serais cet aigle sévère qui se penche vers la vie
Chasserait les fleurs pour qu’elles sortent de leurs tanières
M’épancherait sur les fruits, semences de toutes les couleurs
La tulipe du printemps
L’éphémère de l’instant
L’épiphyte résistant
Le pistil d’hibiscus
La parole du papyrus
D’une philosophie du présent
Nous May 16 Stade embryonnaire....L’homme spermatozoïde aime se démultiplier pour plaire
Il aime courir partout faire le fou, sourire devant chaque fleur
Mais surtout il aime s’aventurer et pénétrer la femme ovulaire
La femme ovulaire
Quant à elle, elle aime les voir s’émouvoir devant elle
Mais dans ses secrets les plus secrets
Elle cherche celui de sa floraison
Ils se rencontrent, se confondent pour ne faire plus qu’Un
La femme a en charge son développement
L’homme heureux n’a plus de queue
La castration a un prix : le bonheur d’être deux ? March 21 Penser et danserDistinguer les lettres pour diviser les êtres
Un discours enrobant des actes
Dans des actes dérobant l’amour
L’éther désormais sous terre mais
Notre ruban est un espace d’entracte
Un éclair de liberté dans ces nuages d’hypocrisie
L’union des contraires l’orage d’une nouvelle ère
Penser et danser
Sont deux mots qui se ressemblent
Mais pour certains bien pensants ne vont pas ensembles
Bien que leur romance soit possible
Penser et danser,
Essences matricielles de mes racines
Portent les fruits arc en ciel pirogue sur nos ravines
Une bulle d’air profonde insubmersible
Penser et danser
Dans toutes les couleurs est l’enveloppe
De la diversité que notre planète terre développe
Vers cette marche en pagaie irréversible
J’aime cette profondeur légèreté
Pleurer danser rire penser chanter à tes pieds
Maât l’harmonie balance de tous les styles
L’équilibre cosmique dans ce monde tellurique
L’étonnant c’est le corps détonnant
Ces péristyles monosémiques décimés et périmés
Pour une florescence polyphoniques quintessenciée requinquée
Nous March 14 Une reflexion sur mon dernier poèmeUn vers une reflexion
" Une triste et nécessaire routine "
En effet,
Désireux mélanger les contraires cette formule me paraissait esthétique
Mais au fond
ce qui est necessaire peut il être triste
la routine est un arbre au solide racine necessaire pour bien vivre
résister au tempête, des branches qui cherchent à atteindre le soleil
la necessité comme condition de ma liberté, ma beauté
Comment ce qui est la porte d'entrée de ma beauté peut il etre triste
Si cette tige est triste comment ma fleur peut etre belle
elle ne peut etre que fanée et je ne peux m'épanouir
ce qui est nuisible c'est l'exces de routine qui ne laisse pas place
à la graine Liberté
J'en déduis donc que le terme triste n'est pas le bon et non approprié
Cette porte d'entrée est un rythme qui ne peut être habillé de tristesse
Le rythme de cette routine, une cadence dans la danse de la vie
Le bal du soleil qui me lève, la vigueur de ma rigueur
elle doit avoir une belle essence et être la fenêtre de ma puissance
J'ai donc décidé à l'unanimité avec moi même
Car il nous arrive des fois d'être plusieurs
De choisir en conséquence
" ma rythmique sublime et nécessaire routine"
Nous
March 08 Je suis un homme de la rue, l'imprévuJe suis né sur une île sous une brise de l’imprévu
Le souffle de l’inconnu
Dérivé du hasard lézardant les mythes désirant les rites
Mon être n’est qu’une succession consécutive de petits événements
L’interaction alternative de sourire et d’amitiés vampires
L’appel aux jeux, aux situations limites et dangereuses
Une éducation constitutive d’un je en passive construction
L’imprévu, nouveauté ou résurgence violente du passé
N’est aujourd’hui que le reflet de ma mémoire eidétique
En marge de ce monde occident, de leur paradis
De leur représentation des tableaux de l’interdit
Je fuis ces autorités, ces protectrices cuscutes qui usurpent
Frappent et abaissent le flanc de mon âme cocotier
Je serais la fissure l’éjection de larves de cette pensée tectonique
Mon intentionnalité rédemptrice est d’enfermer ses douleurs
Dans ma conscience
Ne plus permettre l’entrée de ces personnes à la couleur noire
D’atteindre au coin de l’avenue mon enfance belle et fraîche
Ne plus permettre ce phénomène récurent de standardisation
Appel à l’enfermement à faire cours dans ma pacifique cour
Ma vie est une vague au mouvement lent et tourbillonnant
Qui s’échoue tout le temps sur une plage certes perdue
Mais toujours paisible dans un relent passionnant et incessant
Recherchant en vain cette foi puissante veine en moi
J’entre, mon imprévision organisée, en connexion, moments inconnus
En relation avec ces isolés déraisonnés du monde de la vie,
Des mots, de la musique et des fantaisistes passionnés de vie
De ces contacts jaillissent l’épiphyte cette plante surprise,
Elle pousse dans le chaos, le long de ma rythmique sublime et nécessaire routine
Un renouvellement permanent de rencontres archipéliques,
Bouée de survie dans cette nuit du monde de l’unique
Nous February 28 Ma lueur d'espoir dans le noirSouris à la vie
jusqu'au bout
Elle te sourira
en retour un jour
Nous February 23 Elle a su...Elle a su être
Et su me plaire
Dans nos détours
Aux contours allusives
Ses paroles attentives furent ses retours
Elle a su être
J’ai su me taire
Dans nos jeux de regards
Exister est un mystère qui n’a pas d’age
Dans ces jeux de misère sans age
Elle a su être maître
Et su me plaire
Dans mes silences
Elle a entendu nos cris d’enfance
Et m’offrir son parapluie sous ma pluie rance
Elle a su être maître
J’ai su me taire
Ses deux mains furent l’estocade
Virtuoses et douces comme ses mots pimentades
Comme demain aux feux symbioses de notre paradis
Nous |
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