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    February 14

    L'Amour

     

    Baruch Spinoza

    « L’amour est la joie accompagnée de l’idée d’une cause extérieure »

     

    Il est une puissance d’action

    Une flèche inaltérable de projection

    Vers l’autre complice extérieur à soi

    Une communion mystique force de désir

    Qui nous unit à l’autre, au monde

    Aux plaisirs du corps dans un paix d'âme

    Aux sourires dérobés

    A la caresse volée

    Aux échanges d’idées métissées

    Dans une nature bienveillante

    L’esquisse d’une danse

    D'un  profond regard

    Dans une ballade aux flottements de charme

    Dans la clairière familiale aux parfums d’enfants

    Proche du mystère

    Dans le bain mêlé de nos blessures

    De sensibilités conjointement partagés

    Et dans nos haines du moment

    L'amour vit...

     

    Il est cette enveloppe de toutes les pensées

    Enveloppe arrimée aux plaisirs et aux joies

    A la joie tout simplement d’être vie

     

    Nous

    February 01

    Comme un enfant...

     

    Comme un enfant au seuil de la parole de sa maman

    J’enfante mes relations

    Dans la lisière le limon de mes rencontres

    De la belle mangrove découverte au sombre soleil de l’abandon

    Que peut-il avoir de plus terrible que de se sentir rejeté par l’autre ?

    L’autre de soi, l’autre en soi

    J’angoisse

    Comme un coyote dans sa nuit étoilée

    Qui crie mon besoin incessant de lien

    J’angoisse

    Entre nécessité et diversité

    La satisfaction de la pluralité de mes synapses

    Dans mon unité fonctionnelle

    J’angoisse

     

    J’angoisse

    Dans le désert ténébreux, peau halée

    Par la froideur de leurs théories

    J’hèle ce monde endolori délaissé

    Lassé de me laisser échouer

    Sur le bruit bleu des yeux de leurs aïeux

    A la Porte d’enfer

     

    Mais comment vivre mes conflits relationnels

    Séparé je ne le peux

    Désiré je le veux

    Aimé dans ma naissance au monde

     

    Sé on bagay mwen pé pa sipoté

    Kon on flé ki pè ped pétal aye

    Ki mannyè konprann ké conflit pé productif

    Ké mwen pé préservé zékla mwen)

     

    (C’est une chose que je ne peux supporter

    Comme une fleur qui a peur de perdre ses pétales

    Comment comprendre que le conflit peut être productif

    Et préserver l’éclat de mon regard)

     

    Quand toute ta vie tu t’es senti incompris

    Entre négation et séparation

    Minoritaire parmi les tiens

    Minoritaire dans cette malveillance planétaire

    Résister c’est exister contre une vie nécrosée

    De ne pas être soi

    Dans cet univers multi transculturel

    Le temps est cet ami, la fovéa de ma confiance

    Le regard précis accumulateur d’expérience

    L’ipoméa où s’enracine mon monde imaginaire

    L’entrelacement de mes réseaux amicaux

    D’amour douceur de lianes stellaires

    Même si perturbé je le suis

    Déchiré je le vis

    Mal aimé dans mon opposition au monde

     

    Nous

    December 14

    Guère épais

     

    Comment marier les différences de nos saisons

    Nos souffrances laissées à l’abandon

    Faire rimer nos inférences contradictoires

    L’effervescence de nos horizons noirs

     

    Tu es le principe, je suis l’exception

    Tu es sécurité, je suis liberté

    Tu recherches l’immuabilité

    Je me retrouve dans la nouveauté

    Je suis la feuille, tu es l’arbre

    Je recherche la douceur du vent

    Tu te retournes dans tes racines

    Tes bonheurs d’antan

    Tu es impatience d’occident,

    Je suis patience d’orient

    Tu es structuration, je suis évasion

     

    Peut-on enfanter

    La transcendance d’une union

    Apres la survenance de difficultés

    Inventer une relation de connivence

    Apres des moments

    De déchirement ou d’apaisement

     

    Guère épais a été notre histoire

    Sur la Loire de nos emportements

    Un étal singulier  sans inventif présent

    Guère épais l’épiderme de notre complicité

    Brûlé par nos passions

    Eternellement éphémères 

    Guère épais notre homoncule

    Devant notre résistance au temps

    Dans le recul net de nos engagements

     

    Guerre de sang

    Sangs mêlés

    Sans semer

    Sans échanger

    Nos pensées

    Entremêlées

    D’un passé sangsue

    Rêvent de paix

     

    Entre guerre et paix

    Des pourparlers

    Entre guerre et paix

    Communion d’idée minimum partagée

    Entre guerre et paix

    Des accords sur nos désaccords

    Entre guerre et paix

    L’or projet d’une relation d’or

     

    Guère épais l’amour

    Filament d’un tourbillon chemin

    Où les hommes et les femmes se battent

    Pour des rencontres d’un lendemain ensoleillé

    Incertain

     

    Nous

    November 12

    Avoir envie et être

     
    J’ai toujours eu l’envie d’aimer
    Trouver cette moitié, pacte de vie pour l’éternité
    Une envolée de baisers de souffrances assumées
    Hymne paradigme d’amour toujours scellé à vie 
    L’important plus qu’un témoignage est d’ouvrir avec elle
    La porte de nos intimités et d’offrir nos plus bels héritages
    Chanter à ce monde entier la voix éternelle de la liberté
     
    J’ai toujours eu l’envie de graver
    Cet amour idéal sur l’arbre de l’univers
    Etre une étincelle dans cette immensité
    Une lumière de vie pour les fiancés éperdus perdus
    Une mémoire filante, étoile sublime, trace vivante
    D’instants vécus éblouissants
    D’être une descendance dans la généalogie du verbe aimer
     
    J’ai toujours eu l’envie de rêver
    Etre sur les rails en direction du paradis perdu
    Qu’elle soit le wagon lit où sommeillent mes a priori
    Qu’avec elle je devienne le principe croissant de vie
    Une patience d’orient, l’express de la spontanéité de l’évidence
    Dire adieu à ces continents où se renferment les chaînes du passé
    Et faire danser la lune, l’île funambule de mes désirs secrets
     
    Mais mon envie d’aimer se confronte
    Perpétuellement avec la réalité de la cité céleste du verbe aimer
    L’assomption se marie sans condition avec l’acceptation
    De la différence  
    Du brouillard qui est toujours en soi
    De combattre l’appel de la facilité, une piètre voie
    Des plaisirs instantanés irréfléchis, un mirage sans fin
    Car c’est dans la difficulté d'être soi avec l'autre
    Que s’écrit sans fin notre destin
     
    TLA
    October 20

    Pourquoi...?

     
    Pourquoi quand je rencontre l’autre
    Cet autre qui par sa communication me porte attention
    Je suis débordant de parole
    L’inondant de mon vécu
    Mélange de joie et de peine
    L’assénant de vagues folles
    Embouteillages de mon temps perdu
     
    Pourquoi quand je rencontre l’autre
    Cet autre qui par son regard rallume ma flamme
    Mes mots déferlent sur son être
    Comme un cyclone tropical
    Mélange de chaleurs et de précipitations
    Vent de parole qui pousse à l’ennui
    Alors que ma vie veut lui dire merci
     
    Pourquoi quand je rencontre l’autre
    Cet autre dans ma solitude errantielle
    Je parle ressentant ce lien comme essentiel
    Réveillant mon niveau d’alerte
    Mélange de désir et de peur
    D’ouvrir la porte d’une prochaine fois
    Conflit ou pas c’est unis que je vois notre voie
     
    TLA
    October 10

    Dedans et dehors je vis

     

    Quand je rentre à l’intérieur de moi
    Je sors du dedans
    Lieu de représentation
    Du pépiement de belles discussions
    Arome des salons aux terrasses de café
    Etre reconnu dans le regard de l’autre
    Lieu de dépression
    De cette sociabilité esthétique en apparence
    Dans cette nécessité d’être dans le vent
    Surfer sur la vague de la modernité 
    Lieu de castration
    Dans la préhension de notre monde
    Nuage d’espérance et de distinction
    Dans ce dedans lieu d’errance
    J’ânonne, incapable d’adhérer, distillé
    Par mon angoisse de prostituer mon identité
     
    Dehors à l’intérieur de moi
    Je ressens le silence de la terre
    Le vent me ramène à mon être
    Son soufflement est mélodique
    La nature se projette dans son immensité
    Sur les multiples palettes de mon âme 
    Chaque image vécue passée est un paysage discuté
    Paisiblement
    J’apprends à appréhender ma mesure
    Le temps de mes semences
    L’harmonie imaginaire de mes rencontres
    Pluies de souvenirs
    Frondaison de mes récurrentes réflexions
    Tranquillement
    J’arpente librement ma récolte
    Dissociant l’ivraie du dedans
     
    Ce dedans, mer universelle, élan uniformisant
    Qui réduit l’autre au même
    Alors que je me vis différent
    L’ennuie d’être tous pareils
    Alors que la nuance est une parcelle de beauté
    Hors de ma capitelle inventée
    Je maronne mon existence
    Ma liberté aux orteils
    Mes tensions en sommeil
    La musique aux oreilles
    Prescription de mon traitement épileptique
    Les rêves diurnes de prospérité restent des pages blanches
    Le retour épisodique du refoulé d’une écriture en silence
    Parti s’exiler sur les cotes précoces du néant
    Je sais qu’ici et maintenant je vis
    Lâche  prise tendrement  ces lieux du dedans
     
     
    TLA

     

     

     

     

     

     

     

     

    September 17

    Regarde...

    Regarde la terre où s’enracinent nos rêves
    Regarde la mer, nos aventures découvertes
    Contemple le métissage de leurs horizons
    Chaque soir il chante de mille façons
     
    Regarde l’oiseau de branches en verdure
    Regarde chaque chant panse nos blessures
    Contemple l’héritage de notre planète
    Chaque soir il chante notre propre dette
     
    Regarde les étoiles embrasure des cieux
    Regarde ton miroir où cheminent tes vœux
    Contemple le message de tes yeux
    Chaque soir il chante pour être deux
     
    Nous nous posons en opposant
    Nos propres barrières
    La musique elle s’éclate en éclatant
    Ces mêmes frontières
    Et moi je rêve d’une nouvelle ère
     
    L’arc en ciel est le fruit
    De la lumière et de la pluie
    Il est un pont de merveilles
    Une porte vers un autre univers
     
    La pluie toujours se métisse
    Avec son soleil toujours complice
    Comme nos sourires et nos peines
    Ils se marient tous deux sans haine
     
    Quelques soient les saisons de nos vies
    Les passions atmosphériques de la Terre
    Le temps s’écoule tranquillement
    Et notre présence ici reste un mystère
     
    Quelques soient nos propres racines
    Elles se dessinent sur le visage de nos mères
    De la mer jaillit les montagnes
    De l’amour la haine s’éloigne
     
    Nous nous posons en opposant
    Nos propres barrières
    La musique elle s’éclate en éclatant
    Ces mêmes frontières
    Et moi je rêve d’une nouvelle ère
     
    Nous
     
    September 08

    Les femmes et L'Amour

     

    Les femmes et l’amour
    Leurs rêves de tous les jours
    Traversent le monde attendant
    En retour le baiser d’un réveil
    Sous le soleil de leurs inquiétudes
    A l’entour d’une solitude en bandoulière
    Ancrée depuis des millénaires dans la marche de la vie
    A l’affût de ce baiser tant attendu
     
    Les femmes et l’amour
    Ambitionnent chaque jour
    Traversent le monde recherchant
    Son autre diamantin
    Qui intensifiera en fleur et en musique
    Les actes et paroles romantiques
    Son anti arlequin
    Qui pontifiera son cœur à l’ouvrage
    Une vie théâtrale du plus beau paysage
     
    Les femmes et l’amour
    Dans une eidétique liberté
    Traversent le monde esquivant
    Le voile du gouffre de l’insondable passé
    Rêvent de son autre pareil
    D’une conjugaison passionnelle de leurs serrures
    Dans l’antre miel de leurs ceintures
    Emporter dans les clefs de ses bras
    Pour se laisser enlacer
     
    Les femmes et l’amour
    Quelques soient leurs détours
    Traversent le monde désirant
    Vivre l’imprévisible dans le prévisible
    L’extraordinaire dans l’ordinaire
    Un cœur fort et sensible
    Homme tendre avec une âme altière
    Plaisantin et délicieux  partenaire
    Je me vois chercher cet amour
    Etant moi-même cette femme
    Et mon homme
    Je le rêverais en chair pour toujours
     
    Nous
     
    July 10

    Au coin de ce monde

     
    Au coin de ce monde
    Frappe la mort
    Sous le soleil de nos tombes
    Les hommes se pleurent
    Aujourd’hui une Dame
    Demain les amants se fanent
     
    Au cœur de ce monde
    Frappe la vie
    Dans le cloaque de nos songes
    Les bonheurs se fleurent
    Aujourd’hui une âme
    Demain les parents se paonnent
     
    Au coin d’un hôpital
    Les urgences sont leur cœur
    Lieu où les espoirs se soignent
    Et ma vie joyeuse s’éloigne
    Au creux de mes bras
    Ce bébé immensité me regarde
    Les baptêmes sont leurs sœurs
    Cet invisible lien nous accompagne
    Porte vers cette autre demeure
     
    Au coin de ce monde
    La vie est un hôpital
    Une peuplade d’étoiles
    Le boulevard de l’indépendance
    Un lit de feuillage
    Sur les routes de nos entreprises
    En surprises déroutes
    Chaque bruit est une mélodie
    Chaque seconde est une chance
    Chaque instant est un chapitre
    Un livre où à chaque page
    Je m’effeuille
     
    Nous
    July 03

    Mon regard sur le Biafra

     
    J’ai souvent hésité entre les larmes de la pureté
    Le charme de l’autorité
    Pleurer le manque de chance
    Crier contre la pente vers l’indifférence
     
    Je me suis souvent demandé qu’est ce que vivre
    Entre des envies désespérées et l’hypocrisie organisée
    Pleurer ses rêves engloutis dans le bassin de l’orgueil
    Crier contre l’injustice anoblie dans le sérail élyséen
     
    Je me suis souvent confronté à l’image et son double langage
    Entre préserver sa beauté d’une pureté artificielle
    Et avouer ses propres errances structurelles
    Mais lorsque j’entends parler de la guerre du Biafra
    Point de départ certain d’une forme de démocratie médiatique
    C’est tout mon corps qui se foudroie
    Telle une lame insidieuse perforant mon âme amoureuse
    Devant cette dictature de l’émotion où s’éloigne la raison
     
    Car sur tous les écrans du monde
    L’Afrique est le continent misérable au noir destin
    Sur tous les écrans du monde
    Le peuple meurt de faim dans une guerre sans fin
    Sur tous les écrans du monde
    La France est le pays des droits, le grand prince de ces rois
    Porte parole de l’action  humanitaire
    Porte drapeau d’une ingérence sans frontière
     
    Mais pendant que tout le peuple français s’émeut
    Cette même France organise dans un pays anglophone
    Un dispositif clandestin d’assistance militaire
    Mais pendant que tout le peuple français s’émeut
    Cette même France ironise en omettant de parler de son pré carré
    D’Etats françafricains sous sa totale dépendance
    Mais pendant que tout le peuple français s’émeut
    Ces guerres s’internationalisent pour le pétrole qui vit
    Avec les principales puissances du G8 qui sourient
     
    Je me suis souvent interrogé sur cette discordance
    Entre le discours et les actes 
    Analysant ses délires médiatiques comme des délires schizophréniques
    D’une France qui rêve ses désirs dans une bonté hollywoodienne
    Qui dans cette folie passagère, s’oublie elle-même qu’elle est guerrière
    Que derrière ses écrans, les perceptions sont altérées
    Productrice d’un film oscarisé par sa distorsion de la réalité
     
    Je me suis souvent questionnée sur cette captation amoureuse
    De la France avec son image idéale
    De cette France qui se noie dans cette relation imaginaire
    Par le biais des médias.
    Ce miroir de la vertu
    Ce miroir d’une angoisse disparue
    Ce miroir de cette France non déchue  
     
    Avant-hier le Biafra, hier le Rwanda
    Cette France serait elle atteinte d’une maladie psychotique
    Je ne le crois pas
    Son attachement à la réalité est bien intact
    Mais son disfonctionnement est systémique
    L’art du mensonge systématique
    Son instance pulsionnelle  reste le pouvoir et sa prospérité
    Un pacte au mépris de l’espoir et de l’humanité
     
    Nous
    June 22

    Dieu est arc en ciel

    Dieu est de toutes les couleurs
    Il est une parole et des langages
    Palettes de mille interprétations
     
    Une diversité qui fait écran entre lui et moi
    Dans le miroir de l’argent, du pouvoir flamboyant
    De l’amour diamant
    L’herméneutique devient hermétique
    Tous conquérants vers ces trônes du monde de l’unique
    Les duplicités font fortunes
    Les amants vivent de rancunes
    Les valets se perdent dans ces foires aux aventures
     
    Entre le bien et le mal
    Une lumière prie une beauté
    Déclamant une vérité
     
    Entre la science et l’homme
    Une intelligence délibère une raison
    Réclamant une maison
     
    Cette verticalité relationnelle se ramasse à la pelle
    Dans ces labans de discours, je ne saurais me taire
    Je continuerais à danser sous la pluie de mes rencontres
    La chanson immortelle de mes plus belles années
     
    Même si je m’enterre je n’oublierai jamais
    L’horizon de mes milles chemins
    Comme un carabe candide
    Je m’émerauderais dans mon jardin 
    A cultiver la vie et ses multiples partitions
    L’homme est une note, un ami
    Une clé d’amitié en clé de sol
    Quelque soit sa mi fa, sa différence
    Chaque rencontre est une nouvelle symphonie
     
    Nous
    June 13

    Un regard

    Je ne recherche plus
    Je ne crois plus
    Je ne m’aventure plus vers l’oasis dans le désert
    Perle des fleurs de l’océan
    A l’horizon matinal métisse
    D’un coup de foudre
    Royaume de belles conjugaisons
     
    Mais j’aime le jeu
    Le  jeu de ce premier regard
    J’aime dans ses yeux prendre mes ailes
    Epuiser tous mes rêves
    Et voler, voler et voler, faire cet initiatique voyage
    Me laisser porter,
    Transporter par cette pureté imaginative sans borne
    Cette émotion du tout est possible
    Cette émotion dans l’archipel de l’imagination
    Quand le bateau de mon iris dilaté sillonne le contour de ses îles
    Silhouette de ses dunes sous la rondeur de ses douces collines
    Où ma tendresse se fait câline
     
    J’aime cette rencontre entre de deux âmes, deux personnalités
    Vers cette infinitude de possibilités d’émerveillements
    Finitudes de rêves de deux amants.
    J’aime à croire qu’elle sera le substantif de mon corps
    Que ses mains me feront danser la rumba, et moi le cha-cha-cha
    Dans un rythme lent en mouvement déchaînements de passions
    J’aime à penser qu’elle sera le transitif de mon esprit
    Le cumulonimbus verbe dans l’éclair de mes idées
    Qu’ensemble nous serons dans la multiplication sensorielle
    De nos échanges, le réveil intemporel du cyclone tropical
    Mais aussi la seconde d’après qui sera notre paix
     
    J’aime l’antalgique douceur de ce regard
    Cet instant révolution
    Instant d’explosion de la porte du bonheur
    Lorsqu’elle entre sur le pont-levis de mon cœur
    Instant où mon imagination est si pure, mais la réalité si dure
    Car le couple est une affaire de concession, une affaire de raison
    Une affaire de  pouvoir
    Comme seul le pouvoir arrête le pouvoir
    J’aime que le couple s’arrête à ce premier regard
     
    Nous
    June 09

    Mon Brouillard....

    Le brouillard annonce le soleil et la pluie
    Derrière lui se cache un esprit
    Le Dieu pour lequel je vis
    Mes désirs se lèvent
    Mes tensions s'apaisent
     
    Le brouillard épouse tous les paysages
    De la fontaine qui mène à la ville
    De mon île aux rivières des plaines
    Se marie à l'aube, au crépuscule
    Aux plaisirs de l'éveil de la rosée
    J'ose reveiller nos désirs en sommeil
    Comme le brouillard
    mes angoisses s'oublient toujours au soleil
     
    Aujourd'hui
    Je ne crois plus, je vis
     
    Nous
    May 29

    Le temps serait il un piege

     
     
    Le temps serait il un piège, une prison
    Où l’on enferme nos moments sous le prisme
    De nos joies et de nos peines
    Où l’on s’attarde sur le puzzle de nos regrets,
    Le tableau de nos mauvais choix,
    Le temps serait il ce tiers sadique et pervers
    Ce miroir où l’on se regarde soi
    Dans l’écoulement de notre devenir qui n’est plus
    Un définitif puzzle avec ses pertes et tristes couleurs
     
    Je veux nier toute valeur aux remords
    Le remord n’est qu’une re mort
    La mort dans la vie avant la fin de la vie
    Le poison de l’ombre, cimetière de nos décombres
    Regarder ce miroir tel un besoin
    Un besoin de tristesse, sérum de survie
    Nous rend esclave devant le grand maître Lucifer
     
    La mort ne vient que du dehors, elle est hors jeu
    Elle tente de marquer des points dans nos vies
    Alors qu’elle n’existe point
     
    J’arpège tout ce qui est graine de vie, bulle de savon
    Source d’enfant, souffle de passion,
    L’étonnement est mon bourgeonnement
    L’espièglerie ma partenaire écriture d’une nouvelle symphonie
    Avec ma harpe au creux de mon coeur blotti dans mes bras
    Je pincerais avec volupté les cordes et réinventerais ma voie,
    Toujours prêt pour de minuscules exploits
    Comme un pipirit dansant mon hip hop sera diatonique et ma salse afro beat
    Je m’étreins dans le chaos, l’erreur qui est nouveauté
    La nouveauté qui est déjà passé
    L’erreur passée qui est ma vérité
    Car la mort n’est pas en moi
     
    Je serais cet aigle sévère qui se penche vers la vie
    Chasserait les fleurs pour qu’elles sortent de leurs tanières
    M’épancherait sur les fruits, semences de toutes les couleurs
    La tulipe du printemps
    L’éphémère de l’instant
    L’épiphyte résistant
    Le pistil d’hibiscus
    La parole du papyrus
    D’une philosophie du présent
     
    Nous
    May 16

    Stade embryonnaire....

     
    L’homme spermatozoïde aime se démultiplier pour plaire
    Il aime courir partout faire le fou, sourire devant chaque fleur
    Mais surtout il aime s’aventurer et pénétrer la femme ovulaire
     
    La femme ovulaire
    Quant à elle, elle aime les voir s’émouvoir devant elle
    Mais dans ses secrets les plus secrets
    Elle cherche celui de sa floraison
     
    Ils se rencontrent, se confondent pour ne faire plus qu’Un
    La femme a en charge son développement
    L’homme heureux n’a plus de queue 
     
    La castration a un prix : le bonheur d’être deux ?
    March 21

    Penser et danser

    Distinguer les lettres pour diviser les êtres
    Un discours enrobant des actes
    Dans des actes dérobant l’amour
    L’éther désormais sous terre mais
    Notre ruban est un espace d’entracte
    Un éclair de liberté dans ces nuages d’hypocrisie
    L’union des contraires l’orage d’une nouvelle ère
     
    Penser et danser
    Sont deux mots qui se ressemblent
    Mais pour certains bien pensants ne vont pas ensembles
    Bien que leur romance soit possible
     
    Penser et danser,
    Essences matricielles de mes racines
    Portent les fruits arc en ciel pirogue sur nos ravines
    Une bulle d’air profonde insubmersible
     
    Penser et danser
    Dans toutes les couleurs est l’enveloppe
    De la diversité que notre planète terre développe
    Vers cette marche en pagaie irréversible
     
    J’aime cette profondeur légèreté
    Pleurer danser rire penser chanter à tes pieds
    Maât l’harmonie balance de tous les styles
    L’équilibre cosmique dans ce monde tellurique
    L’étonnant c’est le corps détonnant
    Ces péristyles monosémiques décimés et périmés
    Pour une florescence polyphoniques quintessenciée requinquée
     
    Nous
    March 14

    Une reflexion sur mon dernier poème

    Un vers une reflexion
    "  Une triste et nécessaire routine "
    En effet,
    Désireux mélanger les contraires cette formule me paraissait esthétique
    Mais au fond
    ce qui est necessaire peut il être triste
    la routine est un arbre au solide racine necessaire pour bien vivre
    résister au tempête, des branches qui cherchent à atteindre le soleil
    la necessité comme condition de ma liberté, ma beauté
    Comment ce qui est la porte d'entrée de ma beauté peut il etre triste
    Si cette tige est triste comment ma fleur peut etre belle
    elle ne peut etre que fanée et je ne peux m'épanouir
    ce qui est nuisible c'est l'exces de routine qui ne laisse pas place
    à la graine Liberté
    J'en déduis donc que le terme triste n'est pas le bon et non approprié 
    Cette porte d'entrée est un rythme qui ne peut être habillé de tristesse
    Le rythme de cette routine, une cadence dans la danse de la vie
    Le bal du soleil qui me lève, la vigueur de ma rigueur
    elle doit avoir une belle essence et être la fenêtre de ma puissance
    J'ai donc décidé à l'unanimité avec moi même
    Car il nous arrive des fois d'être plusieurs
    De choisir en conséquence
    " ma rythmique sublime et nécessaire routine"
     
    Nous
     
    March 08

    Je suis un homme de la rue, l'imprévu

    Je suis né sur une île sous une brise de l’imprévu
    Le souffle de l’inconnu
    Dérivé du hasard lézardant les mythes désirant les rites
    Mon être n’est qu’une succession consécutive de petits événements
    L’interaction  alternative de sourire et d’amitiés vampires
    L’appel aux jeux, aux situations limites et dangereuses
    Une éducation constitutive d’un je en passive construction
     
    L’imprévu, nouveauté ou résurgence violente du passé
    N’est aujourd’hui que le reflet de ma mémoire eidétique
    En marge de ce monde occident, de leur paradis
    De leur représentation des tableaux  de l’interdit
    Je fuis ces autorités, ces protectrices cuscutes qui usurpent
    Frappent et abaissent le flanc de mon âme cocotier
    Je serais la fissure l’éjection de larves de cette pensée tectonique
     
    Mon intentionnalité rédemptrice est d’enfermer ses douleurs
    Dans ma conscience 
    Ne plus permettre l’entrée de ces personnes à la couleur noire
    D’atteindre au coin de l’avenue mon enfance belle et fraîche
    Ne plus permettre ce phénomène récurent de standardisation  
    Appel à l’enfermement à faire cours dans ma pacifique cour
     
    Ma vie est une vague au mouvement lent et tourbillonnant
    Qui s’échoue tout le temps sur une plage certes perdue
    Mais toujours paisible dans un relent passionnant et incessant
    Recherchant en vain cette foi puissante veine en moi
     
    J’entre, mon imprévision organisée, en connexion, moments inconnus 
    En relation avec ces isolés déraisonnés du monde de la vie,
    Des mots, de la musique et des fantaisistes passionnés de vie
    De ces contacts jaillissent l’épiphyte cette plante surprise,
    Elle pousse dans le chaos, le long de ma rythmique sublime et nécessaire routine
    Un renouvellement permanent de rencontres archipéliques,
    Bouée de survie dans cette nuit du monde de l’unique
     
    Nous
    February 28

    Ma lueur d'espoir dans le noir

    Souris à la vie
                         jusqu'au bout
    Elle te sourira
                         en retour un jour
     
     
    Nous
    February 23

    Elle a su...

    Elle a su être
    Et su me plaire
    Dans nos détours
    Aux contours allusives
    Ses paroles attentives furent ses retours
     
    Elle a su être
    J’ai su me taire
    Dans nos jeux de regards
    Exister est un mystère qui n’a pas d’age
    Dans ces jeux de misère sans age
     
    Elle a su être maître
    Et su me plaire
    Dans mes silences
    Elle a entendu nos cris d’enfance
    Et m’offrir son parapluie sous ma pluie rance
     
    Elle a su être maître
    J’ai su me taire
    Ses deux mains furent l’estocade
    Virtuoses et douces comme ses mots pimentades
    Comme demain aux feux symbioses de notre paradis
     
    Nous