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December 13 Un Nouvel Espace, un autre lieu, de nouvelles horizons
S'arracher, se deraciner
Et vivre dans l'air,
Un ailleurs en partant de soi
Pour retourner vers soi
Partir sans avoir l'idée de partir
Pour rester à l'endroit
Que l'on a jamais quitté
Pourtant on ne nait pas où on est
Mais on devient où on devine etre
aujourd'hui c'est un autre canal
Un autre lieu commun si banal
http://tipoule.canalblog.com/
Thierry Aricique March 12 La vie est dans son chant à Daby Touré
Your life is my life
The way to be myself
Whatever the way
Make life be fraternity
A meeting, a opportunity
Les gouvernements peuvent
Jouer à cache-cache avec le Peuple
Nous ne pouvons plus Nous cacher
Jouer à cache-cache avec les autres
Jouer à cache-cache avec nous même
Jouer à cache-cache avec les enfants
Hypothéquant nos valeurs, nos fruits pour demain
Comment habiter dans notre monde
Et apporter un sens
A nos parties antinomiques
Avec un soleil au regard lunatique
Avec l’ombre et la lumière comme frères
Comme la mer et la terre
Comment apprivoiser l’Amour
Que l’on soit parent ou enfant
Célibataire marié veuf séparé ou divorcé
Cé lanmou nou bizwen
Mizik sé lanmou
Dlo a lavi
Car we don’t need no more trouble
Ces troubles de l’esprit, ces troubles du corps
Somatisés par nos fuites en avant, le mépris des plus grands
We need love, ce ciment, ce liant, ce cœur de relation
Préserver cet élan
Ce goût d’aller vers l’autre
Sortir de ses pas, de l’enclos de ses peurs
Faire de la vie un choix
De l’amour sa voix
Tel est son chant, sa voie d’immanence
Un champ avec ses émotions en errance
Leur compréhension est son sens
Une étendue où Daby emblématise la vie
Préserver ce chant
Contre le monolinguisme ambiant marchand
Gangrené par cette universalité uniformisante
Faire de la musique, une rencontre poétique
Un carrefour multicolore de souvenirs
De ses cultures traversées et jamais reniées oubliées
Tel un pâturage lumineux, une Paix Diam en terre
Observer et faire vivre cet esprit, cette force diamantaire
Préserver le rang
De la modernité africaine
Faire de la chanson une subtilité mélodieuse
Où s’enrhizome avec délicatesse son nomadisme musical
Déposant avec finesse un son pop studieux, un son rock steady
Une musicalité ancestrale joyeuse
Sa richesse peule transhumance de liberté
Administré par une délicate voix à la gaîté florale
Sous l’empire d’une guitare tambour
D’une guitare kora, d’une guitare arme de sa foi
Il sème l’absence, le manque,
Ce manque, ce besoin en chacun de Nous
La vie est dans son chant,
Ses chansons
And Life is my only lover
His Music is a beat of peace
Lanmou pa ni frontié
Sé on flé adan on tjé
Nous January 18 Errances émotions...(Tout modèle est une prison, copier pour mieux faire
Mais en fin de compte faire pareil, quel blême horizon)
Il est des émotions à naître
Dans la complexité de nos êtres
Bercés par des rencontres surprises
Où l’imprévue nouveauté s’insère
Dans une sincère immédiateté
L’ailleurs est mon imaginaire
Vague bleue ourlée de l’ombre ocre des forêts
Cimetière vert montagne enneigée sur le sentier des fleurs
Un magnolia dans la sebkha sur le parterre des mœurs
Douce pourpre attitude sur le velours de l’un
Bulldozer dans mon tout monde serein
Il est des contradictions à traire
Le lait paternel source unique nous dépérit
Assèche la soif de nos envies
Mamelles à deux voix, homme des mornes
Libre je vois le médian
Comme la voie des confrontations duelles
L’Hirondelle à nos claustrations sensuelles
(Trois valent mieux qu’un)
La beauté s’origine ailleurs
Du chaos s’évadèrent les paroles des parchemins
Des lectures miels plurielles à la lecture du ciel
Dans mon appétence infatigable
Qu’il est bon de tutoyer la porte de l’indécence
Et redonner sens à mes sens
Visiter l’inimaginable ces plantes d’autres paysages
Il est des propositions à braire
Ame solitaire je recherche corrélation
Où chacun m’apporterait sa pincée de sel
Dans nos vies devenues palétuviers
Sous le rythme houleux, dévastateur, enivrant de la mer
Toujours plus prompt, toujours plus brut, toujours plus soul
A nous interroger jusqu’à la fin de notre année
Ailleurs s’origine ma vie
Aux rivières amazoniennes à la célérité quotidienne
J’aime les dattes antidatées aux fruits rouges chocolatés
Dans le vagin cérébral amidonné des différences
Bassin au miroir de l’enfance, initiatique aux déplacements
Viatique aux errements, énigmatique aux questionnements
D’une réponse qui se déclare en mangeant
(Ma prison s’appelle liberté, la nouveauté est le fruit de mes saisons)
Nous
December 04 Si...Si nous pouvions être cet étai d’étain Malléable à la vie, imperméable à l’ennuie Eteint serait la désespérance de nos chagrins D’airain vivrait notre errance nos lendemains
Un papillon bleuté ensoleillerait nos bels étés Mélange d’un temps tatillon affleuré d’intensité Peints d’amours d’antan Tant vantés par les poètes du vent Autan emporte les amants Temps qu’il est encore tant De conjuguer notre amour à tous les temps
Arc boutant archange bout d’éternité Lange blanc de sentiment éthéré, Nuit blanche sans piment injustifié D’une promenade d’hiver sur la neige ensoleillée
Une évidence affinité, appétence pour la nudité Lentement nous dévoilant Dans cette nuit arc en ciel ampan d’éternité Cérémonie aux fruits métissés au rythme padjanbel Vivent nos échanges en ailes tunique d’une vie rêvée
Une succulence sensualité révérence pour la fécondité Tendrement nous enfantons L’Amour, l’arc cupidon dans l’art Pygmalion Dans les arcanes archaïques des héroïques platanes Notre relation d’une complexion heureuse
Si nous savions être cet hêtre solide et solitaire Aux bords de cet étang où s’étend ma terre S’épanchant en parole sur le néant de l’etre Notre penchant en clef de sol pour ces milles paraboles La clef de notre solitude jetée Notre fragilité serait force Nos discussions l’écorce protection d’une passion raisonnée
Mais on se croise sans jamais se croiser Exigeant de moi un présent conditionnel Il faudrait que je sois tel que tu veux que je sois Pour participer à ton futur antérieur
Vivre dans le présent est en définitive mon choix. Notre amour Tendresse de soie, point indicatif dans l’infini, Ainsi soit-il, Car imparfaits, dépassés, désordonnés, Nous sommes désormais qu’un passé bien décomposé
TLA November 27 Mizik sé LanmouPiti nou tou piti
Menm si nou ka fé makakri
Fé konsi malé é misé pa ka atenn nou
Piti nou piti
Menm si nou ka makiyé la vi
Diaman, fizé pa ka poté lanmou
Sel nou tou sel
Vou é mwen, vou kon mwen
Ka chéché on moyen, on biten pou enmé
Sel nou sel
Santiman sé cadena a la vi
Lésé tras, on flé adan la nati
Mé mizik toujou la
Sé rythm a la nati, rythm la vi
Van lévé
Toutrèl ka chanté
Van touné
Nonm’ ka klaxonné
Stress mélankoli, sex nostalji
Mizik ka maché, ka kouri, ka respiré asi totwè
Ka ratrapé nou
Lé lanmô sonné tou pré nou ou adan on limbé lanmou,
Mé mizik toujou bel
Sé bat’man tambou, bat’man a tché an nou
Vwa lévé
Mistè ka dévoilé
Vwa vibré
On Akwarel doucé ka rèyoné
Nenpot coulé instruman lombilic a lavi
Léritaj a manmam mwen, zantray é lakay mwen,
Ka ratrapé mwen
Pou rété adan pèyi lanmou, lanbéli pou toujou
TLA
La musique c'est l'amour
Petits nous sommes tout petits
Même si nous faisons des singeries ( hypocrisie)
Faisons comme si le malheur et la misère ne nous atteignaient pas
Petits nous sommes petits
Même si nous maquillons notre vie
Diamant, fusée ne nous apportent pas de l’amour
Seuls nous sommes tous seuls
Toi et moi, toi comme moi
Nous cherchons un moyen, une chose pour aimer
Seuls nous sommes seuls
Sentiments sont des cadenas de la vie
Laisser une trace, une fleur dans la nature
Mais la musique est toujours là
C’est le rythme de la nature, rythme de la vie
Le vent se lève
Une tourterelle chante
Le vent tourne
L’homme klaxonne
Une mélancolie stressante, une nostalgie sexuelle
La musique marche, court, respire sur les trottoirs
Nous rattrape
Lorsque la mort sonne près de nous ou dans nos chagrins d’amour
Mais la musique est toujours belle
C’est le battement de tambour, battement de notre cœur
Une voix se lève
Un mystère se dévoile
Une voix vibrante
Une aquarelle douceur rayonne
Quelque soit la couleur de l’instrument, il est le cordon de la vie
L’héritage de mère, mes entrailles et ma maison
Me rattrape
Pour rester dans le pays de l’amour, une embellie pour toujours
TLA November 23 Keren mon âme
La simplicité douceur dans la rivière d’été
Dans le coin du monde
Trouve son soleil clair dans sa voix
Troublante et touchante
Tu n’as pas besoin d’être grandiloquente pour être grandiose
Tu n’as pas besoin d’être virevoltante pour être virtuose
Ni besoin d’impressionner
Pour donner l’impression d’exister
Ma paix est son jardin d’hier
Son souffle ma force d’aujourd’hui
Sa guitare si minutieuse à mon âme
Reste ici, ne pars pas
Les secondes avec toi ont la beauté
La tendresse des pluies de janvier
Reste ici, ne pars pas
Car avec ta voix je ne sais pas
Si je rentre en contact avec moi ou avec toi
Stay with me, don’t go away
Alone, i can run away
Just live and laugh by anyway
With you i can find my way
Ma paix est ton jardin hier
Keren Ann ton souffle est ma force
Une sensibilité corde à mon âme
Reste ici ma Liberty
TLA November 19 L'accalmie d'un coquillageLe calme
Le sable à perte de dune
Le bruit assonancé de la mer
L’eau
Je les bois sans états d’âme
Ils pénètrent en moi, au bout de mes doigts
S’emparent de l’atmosphère de mes émois
Je mesure l’ampan paisible qui me sépare
Des tremblements de la terre
Des guerres, l’ensemencement des tragiques tourments
Des familles séparées par des tragiques bouleversements
Des famines à perte de collines
Chaque jour plus haut
Chaque jour plus haut le commissariat des réfugiés aux nations désunis
Rencontre les pleurs du vent toujours plus nombreux
Le vent du nord nous disperse dans nos futiles égoïstes projets
Ce vent disperse d’autres familles dans tous les recoins du monde
Ces familles rampent dans l’implant d’une prétendue modernité
Chaque jour plus insolente
Chaque jour plus brûlantes les plaies de cette disparité
Entre le Nord et le Sud
Et moi je suis là
Au calme
Le sable à perte de dune
Ecoutant le bruit assonancé de la mer
Au solstice d’hiver
D’une terre qui s’éloigne de plus en plus du soleil
Un ruissellement cheminant en pensée
Un silence en forme de balbutiement
D’incompréhension
De souffrance intérieure
Les mouettes à fleur d’eau, l’occidentalité comme seule eau
Je bois cette ciguë dans mon immédiateté
Et je vois poindre au loin de nouveaux idéaux
Et mon âme coquillage imagine depuis tout petit
Retrouver son pays rêvé
Se bercer sur cette mer tumultueuse
Vivre l’envers cette traversée
Un exil à la couleur beauté
TLA November 05 Trop longtemps...
Longtemps resté sans mots
Longtemps resté sans voix
Longtemps resté sans toit
Pour abriter la naissance de ma souffrance
L’éloignement de mes parents
Aux services des déstructurants sévices
Protection intermittente un instant
Esseulé je vois l’avion tendresse passé
Resté longtemps un incompris
Je me suis construit ma capitelle
Un édifice de mots, peinture de mon imaginaire
Un enclos où je joue sans peine
Une cachette aux ornements les plus beaux
Resté longtemps un insignifié
Je galope en parole pour rattraper mon individualité
Mes onomatopées en recherche d’appartenance
A mes arcans alambiqués source de ma différence
Je parle en pansant mes angoisses
Des flux qui ne sont que des logorrhées en apnée
Resté longtemps avec la conviction de ne pas être aimé
En interrogation sur le sujet qui s’exprime quand je dis je
Entre cet enfant blessé dans une quête perpétuel d’amour
Et l’adulte qui souhaite toujours s’inscrire dans sa réalité
Dans une construction permanente de son identité
Naît un dialogue inconscient entre les différentes parties de
Moi même
Moi-même
Longtemps resté sans mots
Longtemps resté sans voix
Longtemps resté sans toit
Pour abriter une personnalité en errance
La contingence des départs à destination de l’Amour
L’évanescence des passions, l’envie de nouvelles saisons
Me condamne à la solitude, revivre les mêmes habitudes
Incessamment ma parole folle galope
Saute les haies artificielles de l’existence
Incessamment ma parole carambole chante
Son île sur les plateformes mortifères de cette terre
Incessamment ma parole sans bémol converse
Rit de sa plate vie, où je joue ma survie
Avec mes mots, juste ombre de mes idées pour y croire
TLA September 29 Un poème à ma cousine Rosa NancyRosa Parks an tché ou Rosa Porcelaine an lev’ ou Ou sé ou ti doucé Un rayonnement suave des îles Un baiser d’une fraîcheur aurorale Une perle opaline où se chemine La rivière ancestrale de nos différences Le retour de la beauté femme L’entour d’un charme de la modernité
Car sur les terrasses du monde Le vent siffle notre somnolence L’art du paraître sirote tranquillement Chacun appose sa précieuse rondelle Pour présenter le même cocktail Etre soi devient un modèle Le modèle d’etre comme tout le monde La rose d’autan perd ses couleurs L’homme perd ses repères en douceur
Mais avec toi Loin des projecteurs artificiels J’apprécie et vis en moi ta profondeur Tes fêlures infantiles sont éblouissantes Une fragilité au cœur de l’âme Où prend corps ton identité Une volonté d’embrasser le monde Où prend corps ton envie d’aimer Une sensibilité au cœur de ton regard Où prend corps ton errance
Oui avec toi Ton manque structurel est pour moi présence Un plongeon dans tes yeux est une vague verte Un hammam voluptueux Une chaleur tropicale Le mariage floral du frangipanier De la lavande parfumée Tu es une ballade d’amoureux en été Des jeux d’enfants dans un champ de blé Ton sourire est une émeraude séduction Perle d’un esprit épuré de toute méchanceté On sé on pi doucé Sensualité adan lev’ ou Lanmou adan tché ou
TLA
May 25 Une rencontre, un concertIl est tard
Je suis envahi par une sensation de bonheur
Une joie de vivre
Qu'on peut m'oter aujour'hui la vie
La beauté de Dieu m'a touché ce soir
l'eternité est mon éternel espoir
Je vis pour ces instants
Cette parcelle de temps marque ma raison
Une vie rythmée par la passion philharmonique
Ce soir,
Toute la salle est tombé sous son émotion
Des instruments modernes et traditionnels
Une diversité musicale en forme d'art.
Outre de l'avoir interviewer avec mon équipe
Il nous a offert un concert grandiose de virtuosité
Une pluie bénie d'humanité et de l'Afrique diversité
Griot depuis la71 ème génération
Son père Sidiki Diabaté était reconnu dans l'Afrique de l'ouest
POur etre le roi de la Kora
TOUMANI DIABATE est un grand maitre de cet instrument
La KORA,harpe luth de 21 cordes
Elle est le socle de la musique mandingue
La famille Diabaté griot est la mémoire de cette empire
démocratique au 12ème siècle.
La kora était un cadeau des esprits de la montagne aux habitants de Guinée
Comme il le dit les vrais ambassadeurs de la paix et de la diversité ne sont les politiciens
Mais les musiciens
Ils chantent le coeur mélodique d'amour et de paix
Corde idéalement tu nous lies à la vie
Ton album avec le regretté Ali Farka Touré recu l'année derniere un Grammy Award
Je vous offre en vivant ce moment un extrait du poème du malien Gaoussou Diawara "Afrique ma boussole"
Pour toi
Je tremperai comme le fer mes chansons
Dans la foi, mes vendanges de rêves
Mes espoirs sur les Routes...
Ô mère Afrique
Dont le nom me guide
Dans les vagues furieuses de l'Univers ...
POur toi
Je vaincrai
La jungle de la profanation
Le désastre de la dépossession
L'insécurité de l'âme et la déperdition
Ô Mère Afrique
Que j'ai retrouvée, partout
Sous les toits des continents.
Sillonnant
Des villes de gloire
J'ai découvert de vraies amitiés
Paris, Bruxelles, Rome, Bonn, Londres,
Berlin, et Moscou,
Mais malgré la chaleur de l'hospitalité
Aucune poignée de main
N'a pu voiler un instant
Dans mon âme
Ta profonde nostalgie
....
Boussole,
Ma boussole sur l'océan des identités
Tu es ma fierté
Sur tous les ports du monde
Comme le griot se reconnait
A son tabala
Et je m'inspire de toi,
D'abord de toi
Car Afrique
Tu es une et multiple
May 18 Sept villes et une nuitSept villes et une vie
Et toujours cette possibilité de voyager
Avec mes joies et mes peines, eux même passagers
Et reflets d’une certaine existence pleine
Pleine de feu artifice de riz lancés dans cette ville aux cent clochers
L’horloge rappelle qu’il est temps de rentrer
Dans l’orthodoxie matrimoniale, vivre ce moment mémorable
L’émotionnel et l’instant où un couple est au firmament
Et Jeanne d’arc la voix intérieure d’un risque amoureux
Amoureux de la vie j’irais plonger dans l’Atchafayala de mes pensées
Rencontrer le témoin de l’explosion de la confrontation des couleurs
Entre terre et mer, Bâton rouge sera le totem de mes peurs
Le lieu de mes pleurs devant cette beauté en demeure,
Tissage de nos différences
Différences des systèmes référentiels, je recherche la sagesse lumière
Dans l’ombre des pyramides, miroir de ma civilisation matriarcale
Entre ciel et terre, l’or n’est pas l’enfantement ni un métal pur
Mais Ichneumon une éthique protectrice en or au-delà des ages,
Le pouvoir des hommes et ce paysage
Paysage diamantaire du Katanga, je forge un amour cuivré pour cette Nature
La couleur de sa joie naturelle est emplie d’une grâce ancestrale
L’envers d’une médaille où le pillage fait la fortune de ce monde occidentale
Où le rêve de parure en carat a pour première pierre la misère
Notre misère dans nos rêves d’idéal d’aventure et de paix
Paix au cœur de la forêt, de la cité et de ces dieux
L’obscurité est lumière, ma présence sur terre petite et poussière
Entre l’arbre et ses racines il y a l’eau, le fleuve affluent de liberté
Et toi Cacao tu es rencontre de boat people et de melting-pot
Pour toi, je veux être une étoffe dans ce patchwork de ce monde de beauté
Beauté du corps et de ces pas d’une danse dans vos bras
D’une grâce au son du bandonéon je me fais tango et flamenco
Entre le corps et l’esprit Danser est la passerelle, votre regard une invitation
A chaque pulsion nos cœurs se cherchent et nos jambes s’entremêlent
Troubadours de séduction à Buenos Aires nous serons émotion
Emotion ensoleillée toi, ma Perle des Antilles, la montagne dans la mer
Le port du prince Toussaint Louverture, première vague républicaine nègre
Entre le peuple et l’élite, il y aura toujours une oligarchie avec ses faiblesses
Une complaisance sur les plages paradisiaques de la noblesse internationale
Ayiti ils t’ont avili, détruit mais même meurtri tu resteras ma fierté
Sept villes et une vie
Et toujours cette possibilité de voyager
A la recherche d'une main, de l'autre
Porte d'amour et d'amitié
A la recherche de moi même, cet autre
Aube de sagesse et de vérité
Toute une vie à voyager loin de l’essentiel
Une seconde, une nuit
Pour comprendre quand chaque instant
Je me fonds pour être une parcelle d’éternité
Nous December 04 Le RwandaLa France et le Rwanda entretiennent des liaisons dangeureuses.
Aujourd'hui ils ont cessés toutes relations diplomatiques, suite aux mandats d'arret internationaux lancés contre les proches du Président Kagame par le juge francais Jean Louis Brugière.
Sans vouloir expliquer ce dialogue éminemment complexe entre ces deux pays,
L'émission de radio Primonde que j'anime avec mes confrères (Aziz, Jah alias Jean Luc Chavagnieux et Fred..) le mercredi soir a donné la parole aux rwandais vivant en France ce mercredi 29 novembre.
Ma synthèse : le problème rwandais se reglent entre rwandais...Stop la politique françafricaine et ses versants nébuleux
Mais pour l'edito de cette émission j'ai composé un poème pour le Rwanda....
Que je vous offre Ici
Nous
October 23 Les artifices du tempsTu ne m’as pas laissé de temps
La décrépitude de cette nouvelle génération de femmes
Est en contradiction avec l’attitude de nos grandes dames
Tu me voulais pour le bonheur et pour le rire
Je te désirais pour le meilleur et pour le pire
Les relations amoureuses sont constitutivement aléatoires
Prévoir et voir l’avenir relève de la magie
Eprouver la fiabilité de ma moitié ma stratégie.
Un rétiaire aimant désireux connaître
La valeur de son combattant partenaire
Celle qui partagera l’arène de ma plage volcanique
Toute ma vie durant pour d’élogieuses épitaphes
Nos rencontres linguales de cette fusion interminable
Dans la fringale de nos désirs est le terminale zéphyr
D’un amour au sommet de son été.
Mes incertitudes dans le printemps de notre attachement
Sont comme un coccothrinax dans une forêt tropicale, esseulé
Dans la jungle de mes troubles aux milles chemins
Les plus grands monuments sont comme ces villes historiques
Merveilles du monde elles se construisent avec le temps
De Rome des esclaves à Rome de l’empire des arts
Notre amour aurait été un paisible Colisée, le spectacle
De notre invention provoquant de mon trident les pales
Imitations, une armure résistant à l’épreuve du temps.
Mais ton impatience meurtrière a pour rôle le bourreau
Le pouce dans le jeu somptueux de notre mise à mort
Je connais l’expression verbale de tes sentiments
Mais je n’en perçois pas l’élaboration structurale
Notre amour n’est désormais
Qu’une émotion éphémère
Une tour de Pise effondrée avant s’être penchée
Et moi je ne suis qu’un interchangeable pion
Un fou à la recherche de sa reine
Une tour dans le trou blanc des rêves noirs
Comme tu ne nous as pas laissé un peu de temps
Nous October 11 Les aimantsTout ce qui nous lie nous délie
Tout ce que l’on aime nous renferme
Tout ce qui nous attire nous détruit
Sous cette aire de Provence
Le soleil se fiance
Avec cette plaine verte peuplée de coquelicots
Je te revois dans mes doux rêves
Nager dans nos sanglots
Au parfum des je t’aime
Tes tournesols rires, éolienne de ma survie
Tu restes ma belle et envoutante cicindelle
Une élégante demoiselle aux aromes sensuels
Et pourtant tu portes sous tes ailes
L’élytre émeraude de la mort
J’éructe l’incompréhension de notre relation
Dans la complexité de ses composants
Une douleur d’un cœur, cierge à nos rancœurs
Tout ce qui nous lie nous délie
Tout ce que l’on aime nous renferme
Tout ce qui nous attire nous détruit
Nous September 23 L'esprit du Gwoka, mon coeur qui batUne nuit, une résonance
Cette nuit, la délivrance
La catharsis, une cérémonie
Naissance au Bois Caïman
De l’écho de notre résistance
Déboulé reprise
Le tamtam tonne le tonnerre solaire, lewoz de liberté
Le crépusculaire monde des vivants est une camisole,
Un voyage dans la consommation
Où l’outrance est dans notre négation
Leur commerce une destinée qui nous mène en bateau
L’outrecuidance de ces oligarques, le pavillon
Au quai du paquebot de la magnificence France démocratie
Dans ces rencontres lunaires du corps et de l’âme, des hommes et des dames
Le tamtam résonne le rassemblement, il est un fleuve, un torrent existentiel,
Un python à la recherche de son oracle arpentant pour sa paix lagunaire
Déboulé reprise
Le gwoka plus qu’un esprit est notre double spirituel
L’âme des neg’marrons, la mémoire de nos ancêtres
Un espace intermédiaire, l’intemporalité temporelle
L’enveloppe en mouvement de notre corps spiritueux qui galope vers les cieux
Un passage obligé envoûtant ces mécréants perfusés dans notre inconscient
Obstacles à notre développement
L’intervalle sidéral du monde des vivants vers le monde des biens heureux
Déboulé reprise
Le tamtam fusionne les vérités contraires
Au son du battement de nos cœurs
Il est joie, il est pleur
Fête la mise en scène théâtrale du courage
Du refus de l’assujettissement
Proche de l’enlisement et
Le sens merveilleux de l’amusement
Le tamtam rayonne notre ténébreuse vie
Déboulé reprise
Le gwoka est une technique, une discipline
Sept rythmes pour nous soutenir sept jours sept nuits
Le chanteur appelle à l’union la communauté présente
Qui réponde dans une communion des chœurs
Il appelle les tambouyés à le suivre à la vibration de notre vie
Chante le blues de notre existence mangrove
Des malheurs et des bonheurs qui parsèment
Le parchemin de notre existence
Le danseur entre dans la vie
Le marqueur le suit et marque à l’unisson chacun de ses pas
Le danseur est mélancoliquement souriant
Titube parce que déchu, trébuche parce que désarçonné
Maudit parce qu’avili mais toujours se relève
Pour avancer droit devant
L’harmonie est notre reine, l’improvisation notre roi
Ce rassemblement une respiration,
L’eau inondant notre corps de l’extrême onction
Un palétuvier, rhizule de vie annihilant le violent ressac
D’un royaume terrestre en désordre qui part en vrac
Déboulé reprise
Le gwoka c’est le respect, de toi de moi
De la nature et tout ce qui vit ici bas
Plus qu’une science
Elle est une prise de conscience
Qu’avant tout nous sommes
Et resterons des Hommes
Nous September 16 Loin de moiUn baiser, un soupir
Une rosée, un désir
Tendrement esquissées
Tes jarretelles pétales de marguerite
Tes dentelles étoiles de météorite
Sensiblement contées
Loin de moi
Je pense à toi
Notre amour une éclipse
Filante dans la galaxie
Ressentir ton absence
Une étincelle d'été
Une comète pensée
Rêver ta présence
Loin de toi
Je pense à toi
Un battement de tes sourcils
Réveille tout mon univers
Merveilleuse est notre terre
Un tremblement subtil sera notre vie
Nous September 02 Cache-coeurDe nos cache-cache
Douceur cachemire
De nos va et vient
Couleur du plaisir
Notre histoire ne vient
Que d'un élixir
De nos corps à corps
A corps perdus
De nos va et vient
A flux tendu
Notre histoire ne tient
Qu'à un fil ténu
De spasme en orgasme
Des marasmes ressurgissent
De nos va et vient
Nos fantasmes se réjouissent
Notre histoire ne vit
Qu'à deux corps qui réagissent
De nos danses en cadence
A deux pas de la décadence
Notre histoire en déboire
Ne tient qu'à deux doigts
De la gloire
Nous March 22 Je construis et me construisJe construis et me construis
Me nourris en livres de semence
De contacts et de nouvelles connaissances
Mille lieux essence des merveilles de ce monde.
Amon Rê, Dieu le soleil de la transcendance
Dans l’édifice spiritueux des pyramides
Rythme la danse de mes rencontres
Aux aléas de ma capacité de réception
Touché ce faucon, ascenseur et âme d’élévation
Je prends mes bottes de sept lieux
Pour traverser les champs de ces malheureux
Qui ont pour misère un cœur asséché
Parce qu’égarés dans la forêt de la mondialisation
Je me dois de ré apprivoiser la Rose
Me lier pour l’éternité à la beauté de ce monde
L’obscurité s’est infiltrée dans mes brèches
M’a envahi et englouti dans cette jungle vie
Mes nuits aux croissants étoilés se sont éteintes
Mais c’était sans compter sur ma mèche
L’étincelle de mon coeur
Cette émanation de la résidence du soleil
Qui sans se poser de question écoutant son cœur
Ralluma mon réverbère
Un cœur qui me permet de voir aujourd’hui l’essentiel
Désormais je désire vivre, humer, rêver, et rester libre.
Certes je ne suis peut être pas grand
Mais je suis vaillant
Et mon Ka rabattra ces pantins
Sorciers, oublieux et orgueilleux
Qui suivent la file des sans chemins
Qui rêve d’aimer pour négliger l’humanité
Diviniser la passivité et vivre en paix
En oubliant la Paix
Je suis petit mais avec mes amis
Cercle du tambour chantant
Et de la poésie rayonnante
Nous nous relèverons
Dans la résonance et l’ambition d’éveiller les consciences
Vers plus de connaissance.
La peur est érigée en système comme moteur de la haine
Mais la haine des autres est une haine contre soi même
Réapprendre à s’aimer, récolter le fruit de nos révoltes.
Vous pouvez me prendre pour un guignol
Mais le canut que je suis entend tisser sa toile de soie
Emprisonner ces arracheurs de dents, ces marchands de vents
Pour le bonheur de quelques uns,
Pour qu’un instant ils prennent le temps
De voir, d’entendre ce monde avec leur cœur
S’asseoir sur dune déserte, ressentir le pouvoir vivant
De l’Amour,
Ce puissant antidote à l’injustice des meurtres de demain
L’obstacle de cette montagne n’est pas insurmontable,
Il est juste là pour nous révéler et nous aiguiller
Construire l’harmonie de demain pour l’innocence d’aujourd’hui
Nous February 12 Vagues de l'oubli vers mes larmes désuniesFlânerie d’un jeune triste capitaine,
Agé de trente trois ans
Le regard effacé par les regrets
Fuyant ce miroir
Reflet de sa sombre personnalité
Une gaieté engloutie dans les abîmes
De la vie.
Il revisite les flots de son passé
Eminemment présent, sombrant
Lentement, sûrement et tout doucement.
Embarqué sur le fleuve d’achéron
Sur un funeste radeau de fortune
Médusé par l’horreur macabre des odeurs
Mortifères, il entonne ses dernières oraisons
Dans cette lunaison qui passe et l’éloigne
De l’horizon.
Une longue nuit où luit une ténébreuse lune
Une obscurité orfèvre d’une lugubre expédition
D’un mal qui le pousse vers sa propre expiation.
Vagues, vagues pourquoi je suis là ?
Oui je sais …
Je suis l’architecte de ma propre déréliction
Sur le fleuve de l’oubli
Mon cœur s’étiole dans une fétide moisissure
Âme gangrenée par le virus insidieux de la vanité
J’ai oublié que je n’étais rien sans elle
Que sa présence en moi était ailes.
Je me suis emprisonné dans d’invisibles murs
Construits au fil de mes faméliques doutes
Poursuivant lentement cette cadavérique route
Vagues, vagues où m’emmènes tu ?
Oui je sais …
Je suis l’électricien de ma propre obscurité
Dans cette traversée infini du fleuve Styx
Les algues de mes veines aromatisées de cette haine
De moi même,
En effervescence de la voir indéfiniment partir
Fantasment d’entrevoir son amour dépérir.
J’ai abandonné mes rêves anciens de fidélité
Dans des choix inconscients vampirisés
Par la maladie névrotique de mes peurs
M’éloignant sûrement de cette dynastique femme
Au noble cœur.
Vagues, vagues vais-je au bout de la terre?
Oui je sais …
Je suis le charpentier de mes propres illusions
Attiré par les harpes du plaisir sans effort
Aiguisé par les lames de la paresse facile
Mon Diamant intérieur est désormais une île
Un feignant morceaux de carbone mort
Isolé, sans sa substance qui Nous faisait étinceler
Attendant de l’autre toutes les solutions
Je gémis aujourd’hui mes propres trahisons
Sur cette mer qui me mène aux enfers
Endeuillé de mon propre deuil
Sous le linceul blanc insalubre d’une vie
Imbibé de mes larmes de mon sang
En attente de mon sinistre purgatoire
De mes rêves sans espoir
Qui me ramène vers un moi désuni
Larmes, larmes où me mènent mes regrets ?
Humain je suis, putride je resterais
Cette odeur nauséabonde mord mon corps
Gagne mon âme.
Abandonnant qui je suis
N’acceptant pas qui j’étais
Je suis mort dans cette vie
Ombre du fardeau de mes faiblesses
Une existence s’effondrant tout doucement
Dans le précipice du Néant
Mes choix, mes joies sont désormais inopérants,
Une longue et interminable absence de lumière
Vers une déclivité certaine de ma divinité
Je dois réprouver mon humanité
Pour retrouver une digne sépulture
Sur la stèle écriture de mes ancêtres
Nous January 04 Mon Dieu est une FemmeAux abords des rivages du Danube et du Nil Moi la pirogue à la dérive des îles Dans mon paysage de doute consubstantiel Sans frontière, tes yeux rivent sur l’humanité Ton âme dans ce regard est Ailes, Ma confiance, Ma paupière planétaire
Bousculé par l’harmattan et le mistral Egaré dans un désert des montagnes, Ton royaume est un charmant khôl de protection La paix et la justice comme le parfum de ta vision Ta voix dans ce cri, un choeur contre nos prisons Ma croyance, Ma parole diamantaire
Ton hypogée refuge de mon âme souveraine Rappelle le sens de nos combats dans ces arènes Terre courbée élevée par tes forces nubiennes Ta mort mortelle m’a réveillé à la vie Si je suis aujourd’hui Enfant de Poésie Toi, tu es mon hirondelle fidèle du paradis Une chance, Ma main salutaire
Ma Cléopâtre Je suis ton entière création La célébration de ton hymen passionnel Le sujet de ton éducation rationnelle Une essence de ta patience Tu es ce Monde, Moi la poussière de tes chemins Dans ce monde qui nous appartient Tu es celle à qui je dois tout et plus encore.
Baptisé dans tes mains à ma naissance Dans ce bain de lait d’ânesse Un berceau au sein de tes seins de créolité Toute ma jeunesse je me suis inondé Dans ta calebasse profusion de fruits et d’eaux Aux senteurs de dilection d’ henné et d’allégresse Loin des ces avides ego mercantiles sans idéaux
Femme du soleil dans ta toison d’or Aux cheveux noirs et la peau tressée Dans ta beauté karité tu as su me protéger Et m’éveiller au son subtil de la liberté
Fruit de ta lumière embaumant tes amphores Une libation pour notre fusion d’airain Ton Amour est un puit sensoriel sans fin Pour une humanité anémiée sans destin
Descendante des pharaons et aspirant à l’union Transcendance d’intelligence Tel un Colibri tu voles à la croisée De ces deux belles fleurs de civilisations La Rose et le Lotus
Une allégeance née pour devoir redonner l’espoir Le drapeau de notre conviction Ta dynastie pour l’irruption de notre libération Au sommet de ta pyramide une constitutionnalité Tissée dans le voile de l’espérance D’une démocratie plurielle sans frontière.
Ma Cléopâtre Ton raffinement n’a d’égal que ton rayonnement Guerrier de ta lumière, je ne peux plus errer encore Dans cette futilité exacerbée, sangsue de vie. Prendre mon épée contre ces sophistes serpents Est ma fonction, le sens profond de mon existence Le pourquoi je suis là Le pourquoi je me bats Ton Apôtre sans détour à genoux et debout Pour cette traversée sans retour.
Nous |
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