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    December 13

    Un Nouvel Espace, un autre lieu, de nouvelles horizons

    S'arracher, se deraciner Et vivre dans l'air, Un ailleurs en partant de soi Pour retourner vers soi Partir sans avoir l'idée de partir Pour rester à l'endroit Que l'on a jamais quitté Pourtant on ne nait pas où on est Mais on devient où on devine etre aujourd'hui c'est un autre canal Un autre lieu commun si banal http://tipoule.canalblog.com/ Thierry Aricique
    March 12

    La vie est dans son chant

                                                                  
                                                                     à  Daby Touré
     
    Your life is my life
    The way to be myself
    Whatever the way
    Make life be fraternity
    A meeting, a opportunity
     
    Les gouvernements peuvent
    Jouer à cache-cache avec le Peuple
    Nous ne pouvons plus Nous cacher
    Jouer à cache-cache avec les autres
    Jouer à cache-cache avec nous même
    Jouer à cache-cache avec les enfants
    Hypothéquant nos valeurs, nos fruits pour demain
     
    Comment habiter dans notre monde
    Et apporter un sens
    A  nos parties antinomiques
    Avec un soleil au regard lunatique
    Avec l’ombre et la lumière comme frères
    Comme la mer et la terre
     
    Comment apprivoiser l’Amour
    Que l’on soit parent ou enfant
    Célibataire  marié veuf séparé ou divorcé
    Cé lanmou nou bizwen
    Mizik sé lanmou
    Dlo a lavi
    Car we don’t need no more trouble
    Ces troubles de l’esprit, ces troubles du corps
    Somatisés par nos fuites en avant, le mépris des plus grands
    We need love, ce ciment, ce liant, ce cœur de relation
     
    Préserver cet élan
    Ce goût d’aller vers l’autre
    Sortir de ses pas, de l’enclos de ses peurs
    Faire de la vie un choix
    De l’amour sa voix
    Tel est son chant, sa voie d’immanence
    Un champ avec ses émotions en errance
    Leur compréhension est son sens
    Une étendue où Daby emblématise la vie
     
    Préserver ce chant
    Contre le monolinguisme ambiant marchand
    Gangrené par cette universalité uniformisante
    Faire de la musique, une rencontre poétique
    Un carrefour multicolore de souvenirs
    De ses cultures traversées et jamais reniées oubliées
    Tel un pâturage lumineux, une Paix Diam en terre
    Observer et faire vivre cet esprit, cette force diamantaire
     
    Préserver le rang
    De la modernité africaine
    Faire de la chanson une subtilité mélodieuse
    Où s’enrhizome avec délicatesse son nomadisme musical
    Déposant avec finesse un son pop studieux, un son rock steady
    Une musicalité ancestrale joyeuse
    Sa richesse peule transhumance de liberté
    Administré par une délicate voix  à la gaîté florale
    Sous l’empire d’une guitare tambour
    D’une guitare kora, d’une guitare arme de sa foi
    Il sème l’absence, le manque,
    Ce manque, ce besoin en chacun de Nous
     
    La vie est dans son chant,
    Ses chansons
    And Life is my only lover
    His Music is a beat of peace
    Lanmou pa ni frontié
    Sé on flé adan on tjé
     
    Nous
    January 18

    Errances émotions...

     
     
    (Tout modèle est une prison, copier pour mieux faire
    Mais en fin de compte faire pareil, quel blême horizon)
     
    Il est des émotions à naître
    Dans la complexité de nos êtres
    Bercés par des rencontres surprises
    Où l’imprévue nouveauté s’insère
    Dans une sincère immédiateté
     
    L’ailleurs est mon imaginaire
    Vague bleue ourlée de l’ombre ocre des forêts
    Cimetière vert montagne enneigée sur le sentier des fleurs
    Un magnolia dans la sebkha sur le parterre des mœurs
    Douce pourpre attitude sur le velours de l’un
    Bulldozer dans mon tout monde serein
     
    Il est des contradictions à traire
    Le lait paternel source unique nous dépérit
    Assèche la soif de nos envies
    Mamelles à deux voix, homme des mornes
    Libre je vois le médian
    Comme la voie des confrontations duelles
    L’Hirondelle à nos claustrations sensuelles 
     
    (Trois valent mieux qu’un)
     
    La beauté s’origine ailleurs
    Du chaos s’évadèrent les paroles des parchemins
    Des lectures miels plurielles à la lecture du ciel
    Dans mon appétence infatigable
    Qu’il est bon de tutoyer la porte de l’indécence
    Et redonner sens à mes sens
    Visiter l’inimaginable ces plantes d’autres paysages
     
    Il est des propositions à braire
    Ame solitaire je recherche corrélation
    Où chacun m’apporterait sa pincée de sel
    Dans nos vies devenues palétuviers
    Sous le rythme houleux, dévastateur, enivrant de la mer
    Toujours plus prompt, toujours plus brut, toujours plus soul
    A nous interroger jusqu’à la fin de notre année
     
    Ailleurs s’origine ma vie
    Aux rivières amazoniennes à la célérité quotidienne 
    J’aime les dattes antidatées aux fruits rouges chocolatés
    Dans le vagin cérébral amidonné des différences
    Bassin au miroir de l’enfance,  initiatique aux déplacements
    Viatique aux errements, énigmatique aux questionnements
    D’une réponse qui se déclare en mangeant
     
    (Ma prison s’appelle liberté, la nouveauté est le fruit de mes saisons)
     
    Nous
     
    December 04

    Si...

     

    Si nous pouvions être cet étai d’étain

    Malléable à la vie, imperméable à l’ennuie

    Eteint serait la désespérance de nos chagrins

    D’airain vivrait notre errance nos lendemains

     

    Un papillon bleuté ensoleillerait nos bels étés

    Mélange d’un temps tatillon affleuré d’intensité

    Peints d’amours d’antan

    Tant vantés par les poètes du vent

    Autan emporte les amants

    Temps qu’il est encore tant

    De conjuguer notre amour à tous les temps

     

    Arc boutant archange bout d’éternité

    Lange blanc de sentiment éthéré,

    Nuit blanche sans piment injustifié

    D’une promenade d’hiver sur la neige ensoleillée

     

    Une évidence affinité, appétence pour la nudité

    Lentement nous dévoilant

    Dans cette nuit arc en ciel ampan d’éternité

    Cérémonie aux fruits métissés au rythme padjanbel

    Vivent nos échanges en ailes tunique d’une vie rêvée

     

    Une succulence sensualité révérence pour la fécondité

    Tendrement nous enfantons

    L’Amour, l’arc cupidon dans l’art Pygmalion

    Dans les arcanes archaïques des héroïques platanes

    Notre relation d’une complexion heureuse

     

    Si nous savions être cet hêtre solide et solitaire

    Aux bords de cet étang où s’étend ma terre

    S’épanchant en parole sur le néant de l’etre  

    Notre penchant en clef de sol pour ces milles paraboles

    La clef de notre solitude jetée

    Notre fragilité serait force

    Nos discussions l’écorce protection d’une passion raisonnée

     

    Mais on se croise sans jamais se croiser

    Exigeant de moi un présent conditionnel

    Il faudrait que je sois tel que tu veux que je sois

    Pour participer à ton futur antérieur

     

    Vivre dans le présent est en définitive mon choix.

    Notre amour

    Tendresse de soie, point indicatif dans l’infini,

    Ainsi soit-il,

    Car imparfaits, dépassés, désordonnés,

    Nous sommes désormais qu’un passé bien décomposé

     

    TLA

    November 27

    Mizik sé Lanmou

     
    Piti nou tou piti
    Menm si nou ka fé makakri
    Fé konsi malé é misé pa ka atenn nou
    Piti nou piti
    Menm si nou ka makiyé la vi
    Diaman, fizé pa ka poté lanmou
     
    Sel nou tou sel
    Vou é mwen, vou kon mwen
    Ka chéché on moyen, on biten pou enmé
    Sel nou sel
    Santiman sé cadena a la vi
    Lésé tras, on flé adan la nati
     
    Mé mizik toujou la
    Sé rythm a la nati, rythm la vi
    Van lévé
    Toutrèl  ka chanté
    Van touné
    Nonm’ ka klaxonné
    Stress mélankoli, sex nostalji
    Mizik ka maché, ka kouri, ka respiré asi totwè
    Ka ratrapé nou
    Lé lanmô sonné tou pré nou ou adan on limbé lanmou,
     
    Mé mizik toujou bel
    Sé bat’man tambou, bat’man a tché an nou
    Vwa lévé
    Mistè ka dévoilé
    Vwa vibré
    On Akwarel doucé ka rèyoné
    Nenpot coulé instruman lombilic a lavi
    Léritaj a manmam mwen, zantray é lakay mwen,
    Ka ratrapé mwen
    Pou rété adan pèyi lanmou, lanbéli pou toujou
     
    TLA 
     
     La musique c'est l'amour

    Petits nous sommes tout petits
    Même si nous faisons des singeries ( hypocrisie)
    Faisons comme si le malheur et la misère ne nous atteignaient pas
    Petits nous sommes petits
    Même si nous maquillons notre vie
    Diamant, fusée ne nous apportent pas de l’amour
     
     
    Seuls nous sommes tous seuls
    Toi et moi, toi comme moi
    Nous cherchons un moyen, une chose pour aimer
    Seuls nous sommes seuls
    Sentiments sont des cadenas de la vie
    Laisser une trace, une fleur dans la nature
     
    Mais la musique est toujours là
    C’est le rythme de la nature, rythme de la vie
    Le vent se lève
    Une tourterelle chante
    Le vent tourne
    L’homme klaxonne
    Une mélancolie stressante, une nostalgie sexuelle
    La musique marche, court,  respire sur les trottoirs
    Nous rattrape
    Lorsque la mort sonne près de nous ou dans nos chagrins d’amour
     
    Mais la musique est toujours belle
    C’est le battement de tambour, battement de notre cœur
    Une voix se lève
    Un mystère se dévoile
    Une voix vibrante
    Une aquarelle douceur rayonne
    Quelque soit la couleur de l’instrument, il est le cordon de la vie
    L’héritage de mère, mes entrailles et ma maison
    Me rattrape
    Pour rester dans le pays de l’amour, une embellie pour toujours

     

    TLA

     
    November 23

    Keren mon âme

     

     
    La simplicité douceur dans la rivière d’été
    Dans le coin du monde
    Trouve son soleil clair dans sa voix
     
    Troublante et touchante
    Tu n’as pas besoin d’être grandiloquente pour être grandiose
    Tu n’as pas besoin d’être virevoltante pour être virtuose
    Ni besoin d’impressionner
    Pour donner l’impression d’exister
     
    Ma paix est son jardin d’hier
    Son souffle ma force d’aujourd’hui
    Sa guitare si minutieuse à mon âme
     
    Reste ici, ne pars pas
    Les secondes avec toi ont la beauté
    La tendresse des pluies de janvier
     
    Reste ici, ne pars pas
    Car avec ta voix je ne sais pas
    Si je rentre en contact avec moi ou avec toi
     
    Stay with me, don’t go away
    Alone, i can run away
    Just live and laugh by anyway
    With you i can find my way
     
    Ma paix est ton jardin hier
    Keren Ann ton souffle est ma force
    Une sensibilité corde à mon âme
     
    Reste ici  ma Liberty

     

    TLA

    November 19

    L'accalmie d'un coquillage

     
    Le calme
    Le sable à perte de dune
    Le bruit assonancé de la mer
    L’eau
    Je les bois sans états d’âme
    Ils pénètrent en moi, au bout de mes doigts
    S’emparent de l’atmosphère de mes émois
    Je mesure l’ampan paisible qui me sépare
    Des tremblements de la terre
    Des guerres, l’ensemencement des tragiques tourments
    Des familles séparées par des tragiques bouleversements
    Des famines à perte de collines
    Chaque jour plus haut
    Chaque jour plus haut le commissariat des réfugiés aux nations désunis
    Rencontre les pleurs du vent toujours plus nombreux
    Le vent du nord nous disperse dans nos futiles égoïstes projets
    Ce vent disperse d’autres familles dans tous les recoins du monde
    Ces familles rampent dans l’implant d’une prétendue modernité
    Chaque jour plus insolente
    Chaque jour plus brûlantes les plaies de cette disparité
    Entre le Nord et le Sud
    Et moi je suis là
    Au calme
    Le sable à perte de dune
    Ecoutant le bruit assonancé de la mer
    Au solstice d’hiver
    D’une terre qui s’éloigne de plus en plus du soleil
    Un ruissellement cheminant en pensée
    Un silence en forme de balbutiement
    D’incompréhension
    De souffrance intérieure
    Les mouettes à fleur d’eau,  l’occidentalité comme seule eau
    Je bois cette ciguë dans mon immédiateté
    Et je vois poindre au loin de nouveaux idéaux
    Et mon âme coquillage imagine depuis tout petit
    Retrouver son pays rêvé
    Se bercer sur cette mer tumultueuse
    Vivre l’envers cette traversée  
    Un exil à la couleur beauté
     
    TLA
    November 05

    Trop longtemps...

     

    Longtemps resté sans mots
    Longtemps resté sans voix
    Longtemps resté sans toit
    Pour abriter la naissance de ma souffrance
    L’éloignement de mes parents
    Aux services des déstructurants sévices
    Protection intermittente un instant
    Esseulé je vois l’avion tendresse passé
     
    Resté longtemps un incompris
    Je me suis construit ma capitelle
    Un édifice de mots, peinture de mon imaginaire
    Un enclos où je joue sans peine
    Une cachette aux ornements les plus beaux
     
    Resté longtemps un insignifié
    Je galope en parole pour rattraper mon individualité
    Mes onomatopées en recherche d’appartenance
    A mes arcans alambiqués source de ma différence
    Je parle en pansant  mes angoisses
    Des flux qui ne sont que des logorrhées en apnée
     
    Resté longtemps avec la conviction de ne pas être aimé
    En interrogation sur le sujet qui s’exprime quand je dis je
    Entre cet enfant blessé dans une quête perpétuel d’amour
    Et l’adulte qui souhaite toujours s’inscrire dans sa réalité
    Dans une construction permanente de son identité
    Naît un dialogue inconscient entre les différentes parties de
    Moi même
     
    Moi-même
    Longtemps resté sans mots
    Longtemps resté sans voix
    Longtemps resté sans toit
    Pour abriter une personnalité en errance 
    La contingence des départs à destination de l’Amour
    L’évanescence des passions, l’envie de nouvelles saisons
    Me condamne à la solitude, revivre les mêmes habitudes
    Incessamment ma parole folle galope
    Saute les haies artificielles de l’existence
    Incessamment ma parole carambole chante  
    Son île sur les plateformes mortifères de cette terre
    Incessamment ma parole sans bémol converse
    Rit de sa plate vie, où je joue ma survie
    Avec mes mots, juste ombre de mes idées pour y croire
     
    TLA
    September 29

    Un poème à ma cousine Rosa Nancy

    Rosa Parks an tché ou

    Rosa Porcelaine an lev’ ou

    Ou sé ou ti doucé

    Un rayonnement suave des îles

    Un baiser d’une fraîcheur aurorale

    Une perle opaline où se chemine

    La rivière ancestrale de nos différences

    Le retour de la beauté femme

    L’entour d’un charme de la modernité

     

    Car sur les terrasses du monde

    Le vent siffle notre somnolence

    L’art du paraître sirote tranquillement

    Chacun appose sa précieuse rondelle

    Pour présenter le même cocktail

    Etre soi devient un modèle

    Le modèle d’etre comme tout le monde

    La rose d’autan perd ses couleurs

    L’homme perd ses repères en douceur

     

    Mais avec toi

    Loin des projecteurs artificiels

    J’apprécie et vis en moi ta profondeur

    Tes fêlures infantiles sont éblouissantes

    Une fragilité au cœur de l’âme

    Où prend corps ton identité

    Une volonté  d’embrasser le monde

    Où prend corps ton envie d’aimer

    Une sensibilité au cœur de ton regard

    Où prend corps ton errance

     

    Oui avec toi

    Ton manque structurel est pour moi présence

    Un plongeon dans tes yeux est une vague verte

    Un hammam voluptueux

    Une chaleur  tropicale

    Le mariage floral du frangipanier

    De la lavande parfumée

    Tu es une ballade d’amoureux en été 

    Des jeux d’enfants dans un champ de blé

    Ton sourire est une émeraude séduction

    Perle d’un esprit épuré de toute méchanceté

    On sé on pi doucé

    Sensualité adan lev’ ou

    Lanmou adan tché ou

     

    TLA

     

    May 25

    Une rencontre, un concert

    Il est tard
    Je suis envahi par une sensation de bonheur
    Une joie de vivre
    Qu'on peut m'oter aujour'hui la vie
    La beauté de Dieu m'a touché ce soir
    l'eternité est mon éternel espoir
    Je vis pour ces instants
    Cette parcelle de temps marque ma raison
    Une vie rythmée par la passion philharmonique
    Ce soir,
    Toute la salle est tombé sous son émotion
    Des instruments modernes et traditionnels
    Une diversité musicale en forme d'art.
     
    Outre de l'avoir interviewer avec mon équipe
    Il nous a offert un concert grandiose de virtuosité
    Une pluie bénie d'humanité et de l'Afrique diversité
    Griot depuis la71 ème génération
    Son père Sidiki Diabaté était reconnu dans l'Afrique de l'ouest
    POur etre le roi de la Kora
    TOUMANI DIABATE est un grand maitre de cet instrument
    La KORA,harpe luth de 21 cordes
    Elle est le socle de la musique mandingue
    La famille Diabaté griot est la mémoire de cette empire
    démocratique au 12ème siècle.
    La kora était un cadeau des esprits de la montagne aux habitants de Guinée
    Comme il le dit les vrais ambassadeurs de la paix et de la diversité ne sont les politiciens
    Mais les musiciens
    Ils chantent le coeur mélodique d'amour et de paix
    Corde idéalement tu nous lies à la vie
    Ton album avec le regretté Ali Farka Touré recu l'année derniere un Grammy Award
     
     
     
     
    Je vous offre en vivant ce moment un extrait du poème du malien Gaoussou Diawara "Afrique ma boussole"
     
    Pour toi
    Je tremperai comme le fer mes chansons
    Dans la foi, mes vendanges de rêves
    Mes espoirs sur les Routes...
    Ô mère Afrique
    Dont le nom me guide
    Dans les vagues furieuses de l'Univers ...
     
    POur toi
    Je vaincrai
    La jungle de la profanation
    Le désastre de la dépossession
    L'insécurité de l'âme et la déperdition
    Ô Mère Afrique
    Que j'ai retrouvée, partout
    Sous les toits des continents.
     
    Sillonnant
    Des villes de gloire
    J'ai découvert de vraies amitiés
    Paris, Bruxelles, Rome, Bonn, Londres,
    Berlin, et Moscou,
    Mais malgré la chaleur de l'hospitalité
    Aucune poignée de main
    N'a pu voiler un instant
    Dans mon âme
    Ta profonde nostalgie
    ....
    Boussole,
    Ma boussole sur l'océan des identités
    Tu es ma fierté
    Sur tous les ports du monde
    Comme le griot se reconnait
    A son tabala
    Et je m'inspire de toi,
    D'abord de toi
    Car Afrique
    Tu es une et multiple
     
     
     
     
     
     
    May 18

    Sept villes et une nuit

     
    Sept villes et une vie
    Et toujours cette possibilité de voyager
    Avec mes joies et mes peines, eux même passagers
    Et reflets d’une certaine existence pleine
     
    Pleine de feu artifice de riz lancés dans cette ville aux cent clochers
    L’horloge rappelle qu’il est temps de rentrer
    Dans l’orthodoxie matrimoniale, vivre ce moment mémorable
    L’émotionnel et l’instant où un couple est au firmament
    Et Jeanne d’arc la voix intérieure d’un risque amoureux
     
    Amoureux de la vie j’irais plonger dans l’Atchafayala de mes pensées
    Rencontrer le témoin de l’explosion de la confrontation des couleurs
    Entre terre et mer, Bâton rouge sera le totem de mes peurs
    Le lieu de mes pleurs devant cette beauté en demeure,
    Tissage de nos différences
     
    Différences des systèmes référentiels, je recherche la sagesse lumière
    Dans l’ombre des pyramides, miroir de ma civilisation matriarcale
    Entre ciel et terre, l’or n’est pas l’enfantement ni un métal pur
    Mais Ichneumon une éthique protectrice en or au-delà des ages,
    Le pouvoir des hommes et ce paysage
     
    Paysage diamantaire du Katanga, je forge un amour cuivré pour cette Nature
    La couleur de sa joie naturelle est emplie d’une grâce ancestrale
    L’envers d’une médaille où le pillage fait la fortune de ce monde occidentale
    Où le rêve de parure en carat a pour première pierre  la misère
    Notre misère dans nos rêves d’idéal d’aventure et de paix
     
    Paix au cœur de la forêt, de la cité et de ces dieux
    L’obscurité est lumière, ma présence sur terre petite et poussière
    Entre l’arbre et ses racines il y a l’eau, le fleuve affluent de liberté
    Et toi Cacao tu es rencontre de boat people et de melting-pot
    Pour toi, je veux être une étoffe dans ce patchwork de ce monde de beauté
     
    Beauté du corps et de ces pas d’une danse dans vos bras
    D’une grâce au son du bandonéon je me fais tango et flamenco
    Entre le corps et l’esprit Danser est la passerelle, votre regard une invitation
    A chaque pulsion nos cœurs se cherchent et nos jambes s’entremêlent
    Troubadours de séduction à Buenos Aires nous serons émotion
     
    Emotion ensoleillée toi, ma Perle des Antilles, la montagne dans la mer
    Le port du prince Toussaint Louverture, première vague républicaine nègre
    Entre le peuple et l’élite, il y aura toujours une oligarchie avec ses faiblesses
    Une complaisance sur les plages paradisiaques de la noblesse internationale
    Ayiti ils t’ont avili, détruit mais même meurtri tu resteras ma fierté
      
    Sept villes et une vie
    Et toujours cette possibilité de voyager
    A la recherche d'une main, de l'autre
    Porte d'amour et d'amitié
    A la recherche de moi même, cet autre
    Aube de sagesse et de vérité
    Toute une vie à voyager loin de l’essentiel
     
    Une seconde, une nuit
    Pour comprendre quand chaque instant
    Je me fonds pour être une parcelle d’éternité
     
    Nous
    December 04

    Le Rwanda

     
    La France et le Rwanda entretiennent des liaisons dangeureuses.
    Aujourd'hui ils ont cessés toutes relations diplomatiques, suite aux mandats d'arret internationaux lancés contre les proches du Président Kagame par le juge francais Jean Louis Brugière.
    Sans vouloir expliquer ce dialogue éminemment complexe entre ces deux pays,
    L'émission  de radio Primonde que j'anime avec mes confrères (Aziz, Jah  alias Jean Luc Chavagnieux et Fred..) le mercredi soir a donné la parole aux rwandais vivant en France ce mercredi 29 novembre.
    Ma synthèse :  le problème rwandais se reglent entre rwandais...Stop la politique françafricaine et ses versants nébuleux
     
    Mais pour l'edito de cette émission j'ai composé un poème pour le Rwanda....
    Que je vous offre Ici
     
                                                    http://www.primonde.info/spip.php?article81
     
    Nous
     
     
     
    October 23

    Les artifices du temps

    Tu ne m’as pas laissé de temps
    La décrépitude de cette nouvelle génération de femmes
    Est en contradiction avec l’attitude de nos grandes dames
    Tu me voulais pour le bonheur et pour le rire
    Je te désirais pour le meilleur et pour le pire
     
    Les relations amoureuses sont constitutivement aléatoires
    Prévoir et voir l’avenir relève de la magie
    Eprouver la fiabilité de ma moitié ma stratégie.
    Un rétiaire aimant désireux connaître
    La valeur de son combattant partenaire
    Celle qui partagera l’arène de ma plage volcanique
    Toute ma vie durant pour d’élogieuses épitaphes
     
    Nos rencontres linguales de cette fusion interminable
    Dans la fringale de nos désirs est le  terminale zéphyr
    D’un amour au sommet de son été.
    Mes incertitudes dans le printemps de notre attachement
    Sont comme un coccothrinax dans une forêt tropicale, esseulé
    Dans la jungle de mes troubles aux milles chemins
     
    Les plus grands monuments sont comme ces villes historiques
    Merveilles du monde elles se construisent avec le temps
    De Rome des esclaves à Rome de l’empire des arts
    Notre amour aurait été un paisible Colisée, le spectacle 
    De notre invention provoquant de mon trident les pales
    Imitations, une armure résistant à l’épreuve du temps.
    Mais ton impatience meurtrière a pour rôle le bourreau
    Le pouce dans le jeu somptueux de notre mise à mort
     
    Je connais l’expression verbale de tes sentiments
    Mais je n’en perçois pas l’élaboration structurale
    Notre amour n’est désormais
    Qu’une émotion éphémère
    Une tour de Pise effondrée avant s’être penchée
    Et moi je ne suis qu’un interchangeable pion
    Un fou à la recherche de sa reine
    Une tour dans le trou blanc des rêves noirs
    Comme tu ne nous as pas laissé un peu de temps
     

    Nous

    October 11

    Les aimants

    Tout ce qui nous lie nous délie
    Tout ce que l’on aime nous renferme
    Tout ce qui nous attire nous détruit
     
    Sous cette aire de Provence
    Le soleil se fiance
    Avec cette plaine verte peuplée de coquelicots
    Je te revois dans mes doux rêves
    Nager dans nos sanglots
    Au parfum des je t’aime
    Tes tournesols rires, éolienne de ma survie
    Tu restes ma belle et envoutante cicindelle
    Une élégante demoiselle aux aromes sensuels
    Et pourtant tu portes sous tes ailes
    L’élytre émeraude de la mort
    J’éructe l’incompréhension de notre relation
    Dans la complexité de ses composants
    Une douleur d’un cœur, cierge à nos rancœurs
     
    Tout ce qui nous lie nous délie
    Tout ce que l’on aime nous renferme
    Tout ce qui nous attire nous détruit
     
    Nous
    September 23

    L'esprit du Gwoka, mon coeur qui bat

    Une nuit, une résonance
    Cette nuit, la délivrance
    La catharsis, une cérémonie
    Naissance au Bois Caïman
    De l’écho de notre résistance
    Déboulé reprise
     
    Le tamtam tonne le tonnerre solaire, lewoz de liberté
    Le crépusculaire monde des vivants est une camisole,
    Un voyage dans la consommation
    Où l’outrance est dans notre négation
    Leur commerce une destinée qui nous mène en bateau
    L’outrecuidance de ces oligarques, le pavillon
    Au quai du paquebot de la magnificence France démocratie
    Dans ces rencontres lunaires du corps et de l’âme, des hommes et des dames
    Le tamtam résonne le rassemblement, il est un fleuve, un torrent existentiel,
    Un python à la recherche de son oracle arpentant pour sa paix lagunaire
    Déboulé reprise
     
    Le gwoka plus qu’un esprit est notre double spirituel
    L’âme des neg’marrons, la mémoire de nos ancêtres
    Un espace intermédiaire, l’intemporalité temporelle
    L’enveloppe en mouvement de notre corps spiritueux qui galope vers les cieux
    Un passage obligé envoûtant ces mécréants perfusés dans notre inconscient
    Obstacles à notre développement
    L’intervalle sidéral du monde des vivants vers le monde des biens heureux
    Déboulé reprise
     
    Le tamtam fusionne les vérités contraires
    Au son du battement de nos cœurs
    Il est joie, il est pleur
    Fête la mise en scène théâtrale du courage
    Du refus de l’assujettissement
    Proche de l’enlisement et
    Le sens merveilleux de l’amusement
    Le tamtam rayonne notre ténébreuse vie
    Déboulé reprise
     
    Le gwoka est une technique, une discipline
    Sept rythmes pour nous soutenir sept jours sept nuits
    Le chanteur appelle à l’union la communauté présente
    Qui réponde dans une communion des chœurs
    Il appelle les tambouyés à le suivre à la vibration de notre vie
    Chante le blues de notre existence mangrove
    Des malheurs et des bonheurs qui parsèment
    Le parchemin de notre existence
    Le danseur entre dans la vie
    Le marqueur le suit et marque à l’unisson chacun de ses pas
    Le danseur est mélancoliquement souriant
    Titube parce que déchu, trébuche parce que désarçonné
    Maudit parce qu’avili mais toujours se relève
    Pour avancer droit devant
    L’harmonie est notre reine, l’improvisation notre roi
    Ce rassemblement une respiration,
    L’eau inondant notre corps de l’extrême onction
    Un palétuvier, rhizule de vie annihilant le violent ressac
    D’un royaume terrestre en désordre qui part en vrac
    Déboulé reprise
     
    Le gwoka c’est le respect, de toi de moi
    De la nature et tout ce qui vit ici bas
    Plus qu’une science
    Elle est une prise de conscience
    Qu’avant tout nous sommes
    Et resterons des Hommes
     
    Nous
    September 16

    Loin de moi

    Un baiser, un soupir
    Une rosée, un désir
    Tendrement esquissées
    Tes jarretelles pétales de marguerite
    Tes dentelles étoiles de météorite
    Sensiblement contées
    Loin de moi
    Je pense à toi
     
    Notre amour une éclipse
    Filante dans la galaxie
    Ressentir ton absence
    Une étincelle d'été
    Une comète pensée
    Rêver ta présence
    Loin de toi
    Je pense à toi
     
    Un battement de tes sourcils
    Réveille tout mon univers
    Merveilleuse est notre terre
    Un tremblement subtil sera notre vie
     
    Nous
    September 02

    Cache-coeur

     
    De nos cache-cache
    Douceur cachemire
    De nos va et vient
    Couleur du plaisir
    Notre histoire ne vient
    Que d'un élixir
     
    De nos corps à corps
    A corps perdus
    De nos va et vient
    A flux tendu
    Notre histoire ne tient
    Qu'à un fil ténu
     
    De spasme en orgasme
    Des marasmes ressurgissent
    De nos va et vient
    Nos fantasmes se réjouissent
    Notre histoire ne vit
    Qu'à deux corps qui réagissent
     
    De nos danses en cadence
    A deux pas de la décadence
    Notre histoire en déboire
    Ne tient qu'à deux doigts
    De la gloire
     
    Nous
    March 22

    Je construis et me construis

    Je construis et me construis
    Me nourris en livres de semence
    De contacts et de nouvelles connaissances
    Mille lieux essence des merveilles de ce monde.
    Amon Rê, Dieu le soleil de la transcendance
    Dans l’édifice spiritueux des pyramides
    Rythme la danse de mes rencontres
    Aux aléas de ma capacité de réception
    Touché ce faucon,  ascenseur et âme d’élévation  
     
    Je prends mes bottes de sept lieux
    Pour traverser les champs de ces malheureux
    Qui ont pour misère un cœur asséché
    Parce qu’égarés dans la forêt de la mondialisation
    Je me dois de ré apprivoiser  la Rose
    Me lier pour l’éternité à la beauté de ce monde
     
    L’obscurité s’est infiltrée  dans mes brèches  
    M’a envahi et englouti dans cette jungle vie  
    Mes nuits aux croissants étoilés se sont éteintes
    Mais c’était sans compter sur ma mèche
    L’étincelle de mon coeur
    Cette émanation de la résidence du soleil
    Qui sans se poser de question écoutant son cœur
    Ralluma mon réverbère
    Un cœur qui me permet de voir aujourd’hui l’essentiel
    Désormais je désire vivre, humer, rêver,  et rester libre.
     
    Certes je ne suis peut être pas grand
    Mais je suis vaillant
    Et mon Ka rabattra ces pantins
    Sorciers, oublieux et orgueilleux
    Qui suivent la file des sans chemins
    Qui rêve d’aimer pour négliger l’humanité
    Diviniser la passivité et vivre en paix
    En oubliant la Paix
     
    Je suis petit mais avec mes amis
    Cercle du tambour chantant
    Et de la poésie rayonnante
    Nous nous relèverons
    Dans la résonance et l’ambition d’éveiller les consciences
    Vers plus de connaissance.
    La peur est érigée en système comme moteur de la haine
    Mais la haine des autres est une haine contre soi même
    Réapprendre à s’aimer, récolter le fruit de nos révoltes.
     
    Vous pouvez me prendre pour un guignol
    Mais le canut que je suis entend tisser sa toile de soie
    Emprisonner ces arracheurs de dents, ces marchands de vents
    Pour le bonheur de quelques uns,
    Pour qu’un instant ils prennent le temps
    De voir, d’entendre ce monde avec leur cœur
    S’asseoir sur dune déserte,  ressentir le pouvoir vivant
    De l’Amour,
    Ce puissant antidote à l’injustice des meurtres de demain
    L’obstacle de cette montagne n’est pas insurmontable,
    Il est juste là pour nous révéler et nous aiguiller
    Construire l’harmonie de demain pour l’innocence  d’aujourd’hui
     
    Nous
    February 12

    Vagues de l'oubli vers mes larmes désunies

    Flânerie  d’un jeune triste capitaine,
    Agé de trente trois ans
    Le regard effacé par les regrets
    Fuyant ce miroir
    Reflet de sa sombre personnalité
    Une gaieté engloutie dans les abîmes
    De la vie.
    Il revisite les flots de son passé
    Eminemment  présent, sombrant
    Lentement, sûrement et tout doucement.
     
    Embarqué sur le fleuve d’achéron
    Sur un funeste radeau de fortune
    Médusé par l’horreur macabre des odeurs
    Mortifères, il entonne ses dernières oraisons
    Dans cette lunaison qui passe et l’éloigne
    De l’horizon.
    Une longue nuit où luit une ténébreuse lune
    Une obscurité orfèvre d’une lugubre expédition
    D’un mal qui le pousse vers sa propre expiation.
     
    Vagues, vagues pourquoi je suis là ?
     
    Oui je sais …
    Je suis l’architecte de ma propre déréliction
    Sur le fleuve de l’oubli
    Mon cœur s’étiole dans une fétide  moisissure
    Âme gangrenée par le virus insidieux de la vanité
    J’ai oublié que je n’étais rien sans elle
    Que sa présence en moi était ailes.
    Je me suis emprisonné dans d’invisibles  murs
    Construits au fil de mes faméliques doutes
    Poursuivant lentement cette cadavérique route
     
    Vagues, vagues où m’emmènes tu ?
     
    Oui je sais …
    Je suis l’électricien de ma propre obscurité 
    Dans cette  traversée  infini du fleuve Styx
    Les algues de mes veines aromatisées de cette haine
    De moi même, 
    En effervescence de la voir indéfiniment partir
    Fantasment d’entrevoir son amour dépérir.  
    J’ai abandonné mes rêves anciens de fidélité
    Dans des choix inconscients vampirisés 
    Par la maladie névrotique de mes  peurs
    M’éloignant sûrement de cette dynastique femme
    Au noble cœur.
     
    Vagues, vagues vais-je au bout de la terre?
     
    Oui je sais …
    Je suis le charpentier de mes propres illusions
    Attiré par les harpes du plaisir sans effort
    Aiguisé par les lames de la paresse facile
    Mon Diamant intérieur est désormais une île
    Un feignant morceaux de carbone mort
    Isolé, sans sa substance qui Nous faisait étinceler
    Attendant de l’autre toutes les solutions
    Je gémis aujourd’hui mes propres trahisons
    Sur cette mer qui me mène aux enfers
    Endeuillé de mon propre deuil
    Sous le linceul blanc insalubre d’une vie
    Imbibé de mes larmes de mon sang
    En attente de  mon sinistre purgatoire
    De mes rêves sans espoir
    Qui me ramène vers un moi désuni
     
    Larmes, larmes où me mènent mes regrets ?
     
    Humain je suis, putride je resterais
    Cette odeur nauséabonde  mord mon corps
    Gagne mon âme.
    Abandonnant qui je suis
    N’acceptant pas qui j’étais
    Je suis mort dans cette vie
    Ombre du fardeau de mes faiblesses
    Une existence s’effondrant tout doucement
    Dans le précipice du Néant
    Mes choix, mes joies sont désormais inopérants,
    Une longue et interminable absence de lumière
    Vers une déclivité certaine de ma divinité
    Je dois réprouver  mon humanité
    Pour retrouver une digne sépulture
    Sur la stèle écriture de mes ancêtres
     

    Nous

    January 04

    Mon Dieu est une Femme

    Aux abords des rivages du Danube et du Nil

    Moi la pirogue  à la dérive des îles

    Dans mon paysage de doute consubstantiel

    Sans frontière, tes yeux rivent sur l’humanité

    Ton âme dans ce regard  est  Ailes,

    Ma confiance, Ma paupière planétaire

     

    Bousculé par l’harmattan et  le  mistral 

    Egaré dans un désert  des  montagnes,

    Ton royaume est un charmant khôl de protection

    La paix et la justice comme le parfum de ta vision

    Ta  voix dans ce cri, un choeur contre nos prisons

    Ma croyance, Ma parole diamantaire

     

    Ton hypogée refuge de mon âme souveraine

    Rappelle le sens de nos combats dans ces arènes

    Terre courbée élevée par tes forces nubiennes

    Ta mort mortelle m’a réveillé à la vie

    Si je  suis aujourd’hui  Enfant de Poésie

    Toi, tu es mon hirondelle fidèle du paradis

    Une chance, Ma main salutaire

     

    Ma Cléopâtre

    Je suis ton entière création

    La célébration de ton hymen passionnel

    Le sujet de ton éducation rationnelle

    Une essence de ta patience

    Tu es ce Monde,  Moi la poussière de tes chemins

    Dans ce monde qui nous appartient

    Tu es celle à qui je dois tout et plus encore.

     

    Baptisé dans tes mains à ma naissance

    Dans ce bain de lait d’ânesse

    Un berceau au sein de tes seins de créolité

    Toute ma jeunesse je me suis inondé

    Dans ta calebasse profusion de fruits et d’eaux

    Aux senteurs de dilection d’ henné et d’allégresse

    Loin des ces avides ego mercantiles sans idéaux

     

    Femme du soleil dans ta toison d’or

    Aux cheveux noirs et la peau tressée

    Dans ta beauté karité tu as su me protéger

    Et m’éveiller au son subtil de la liberté

     

     Fruit de ta lumière  embaumant tes amphores

    Une libation pour notre fusion d’airain

    Ton Amour est un puit sensoriel sans fin

    Pour une humanité anémiée sans destin

     

    Descendante des pharaons et aspirant à l’union

    Transcendance d’intelligence

    Tel un Colibri tu voles à la croisée

    De ces deux belles fleurs de civilisations

    La Rose et le Lotus

     

    Une allégeance née pour devoir redonner l’espoir

    Le drapeau de notre conviction

    Ta dynastie pour l’irruption de notre libération

    Au sommet de ta pyramide une constitutionnalité

    Tissée dans le voile de l’espérance 

    D’une démocratie plurielle sans frontière.

     

    Ma Cléopâtre

    Ton raffinement n’a d’égal que ton rayonnement

    Guerrier de ta lumière, je ne peux plus errer encore

    Dans cette futilité exacerbée, sangsue  de vie.

    Prendre mon épée contre ces sophistes serpents

    Est ma fonction, le sens profond de mon existence

    Le pourquoi je suis là 

    Le pourquoi je me bats

    Ton Apôtre sans détour  à genoux et debout

    Pour cette traversée  sans retour.

     

     Nous