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    December 13

    Un Nouvel Espace, un autre lieu, de nouvelles horizons

    S'arracher, se deraciner Et vivre dans l'air, Un ailleurs en partant de soi Pour retourner vers soi Partir sans avoir l'idée de partir Pour rester à l'endroit Que l'on a jamais quitté Pourtant on ne nait pas où on est Mais on devient où on devine etre aujourd'hui c'est un autre canal Un autre lieu commun si banal http://tipoule.canalblog.com/ Thierry Aricique
    April 18

    Calendrier Lagunaire d'Aimé Césaire

     
    J'habite une blessure sacrée
    j'habite des ancêtres imaginaires
    j'habite un vouloir obscur
    j'habite un long silence
    j'habite une soif irrémédiable
    j'habite un voyage de mille ans
    j'habite une guerre de trois cents ans
    j'habite un culte désaffecté
    entre bulbe et caïeu j'habite l'espace inexploité
    j'habite du basalte non une coulée
    mais de lave le mascaret
    qui remonte la valleuse à toute allure
    et brûle toutes les mosquées
    je m'accomode de mon vieux de cet avatar
    d'une version du paradis absurdement ratée
            -c'est bien pire qu'un enfer-
    j'habite de temps en temps une de mes plaies
    chaque minute je change d'appartement
    et toute paix m'effraie
    tourbillon de feu
    ascidie comme nulle autre pour poussières
    de mondes égarés
    ayant craché volcan mes entrailles d'eau vive
    je reste avec mes pains de mots mes minerais secrets
    j'habite donc une vaste pensée
    mais le plus souvent je préfère me confiner
    dans la plus petite de mes idées
    ou bien j'habite une formule magique
    les seuls premiers mots
    tout le reste étant oublié
    j'habite l'embâcle
    j'habite la débâcle
    j'habite le pan d'un grand désastre
    j'habite le plus souvent le pis le plus sec
    du piton le plus efflanqué -la louve de ces nuages-
    j'habite l'auréole des cactacées
    j'habite un troupeau de chèvres tirant sur la tétine
    de l'arganier le plus désolé
    à vrai dire je ne sais plus mon adresse exacte
    bathyale ou abyssale
    J'habite le trou des poulpes
    je me bats avec un poulpe pour un trou de poulpe
    frére n'insistez pas
    vrac de varech
    m'accrochant en cuscute
           ou me déployant en porana
    c'est tout un
            et que le flot roule
            et que ventouse le soleil
            et que flagelle le vent
    ronde bosse de mon néant
    La pression atmosphérique ou plutôt historique
    agrandit démesurément mes maux
    même si elle rend somptueux certains de mes mots
     
    Edition Gallimard " Moi, laminaire "
     
     
     
    April 17

    Prophétie d'Aimé Césaire

     
    là où l'aventure garde les yeux clairs
    là où les femmes rayonnent de langage
    là où la mort est belle dans la main comme un oiseau saison de lait
    là où le souterrain cueille de sa propre génuflexion un luxe de prunelles plus violent que des chenilles
    là où la merveille agile fait flèche et feu de tout bois
     
    là où la nuit vigoureuse saigne une vitesse de purs végétaux
     
    là où les abeilles des étoiles piquent le ciel d'une ruche plus ardente que la nuit
    là où le bruit de mes talons remplit l'espace et lève à rebours la face du temps
    là où l'arc en ciel de ma parole est chargé d'unir demain à l'espoir et l'infant à la reine,
     
    d'avoir injurié mes maitres mordu les soldats du sultan d'avoir gémi dans le désert
    d'avoir crié vers mes gardiens
    d'avoir supplié les chacals et les hyènes pasteurs de caravanes
    Je regarde
    la fumée se précipite en cheval sauvage sur le devant de la scène ourle un instant la lave de sa fragilee queue de paon puis se déchirant la chemise s'ouvre d'un coup la poitrine et je regarde en îles britanniques en îlots en rochers déchiquetés se fondre peu à peu dans la mer lucide de l'air
    où baignent prophétiques
    ma gueule
                        ma révolte
                                               mon nom
     
    Edition gallimard " Les armes miraculeuses "
     
    C'est un jour particulier
    J'ai perdu un père, une fierté, une partie de mon âme
    Que je ferais flamme
    Certes c'est  une perte pour la Martinique, pour Communauté Antillaise,  pour la nation française
    Mais c'est surtout un perte pour toute l'humanité
    Car nous sommes tous des fils spirituel d'Aimé Césaire
     
    March 22

    Who the cap fit ... Bob Marley

     
    Man to man is so unjust, children:
    Ya don't know who to trust.
    Your worst enemy could be your best friend,
    And your best friend your worse enemy.

    Some will eat and drink with you,
    Then behind them su-su 'pon you.
    Only your friend know your secrets,
    So only he could reveal it.
    And who the cap fit, let them wear it!
    Who the cap fit, let them wear it!
    Said I throw me corn, me no call no fowl;
    I saying, "Cook-cook-cook, cluk-cluk-cluk."

    Some will hate you, pretend they love you now,
    Then behind they try to eliminate you.
    But who Jah bless, no one curse;
    Thank God, we're past the worse.
    Hypocrites and parasites
    Will come up and take a bite.
    And if your night should turn to day,
    A lot of people would run away.
    And who the
    stock fit let them wear it!
    Who the (cap fit) let them (wear it)!

    And then a-gonna throw me corn,
    And then a-gonna call no fowl,
    And then a-gonna "Cook-cook-cook, cluk-cluk-cluk."

    Some will eat and drink with you,
    Then behind them su-su 'pon you, yeah!
    And if night should turn to day, now,
    A lot of people would run away, yeah!
    And who the cap fit, let them wear it!
    Who the cap fit, let them wear it!
    Throw me corn, me no call no fowl;
    A-saying: "Cook-cook-cook, cluk-cluk-cluk."
    ... : "Cook-cook-cook, cluk-cluk-cluk."
    Throw me corn (cook-cook-cook);
    Me call no fowl (cluk-cluk-cluk)
     
    March 12

    La vie est dans son chant

                                                                  
                                                                     à  Daby Touré
     
    Your life is my life
    The way to be myself
    Whatever the way
    Make life be fraternity
    A meeting, a opportunity
     
    Les gouvernements peuvent
    Jouer à cache-cache avec le Peuple
    Nous ne pouvons plus Nous cacher
    Jouer à cache-cache avec les autres
    Jouer à cache-cache avec nous même
    Jouer à cache-cache avec les enfants
    Hypothéquant nos valeurs, nos fruits pour demain
     
    Comment habiter dans notre monde
    Et apporter un sens
    A  nos parties antinomiques
    Avec un soleil au regard lunatique
    Avec l’ombre et la lumière comme frères
    Comme la mer et la terre
     
    Comment apprivoiser l’Amour
    Que l’on soit parent ou enfant
    Célibataire  marié veuf séparé ou divorcé
    Cé lanmou nou bizwen
    Mizik sé lanmou
    Dlo a lavi
    Car we don’t need no more trouble
    Ces troubles de l’esprit, ces troubles du corps
    Somatisés par nos fuites en avant, le mépris des plus grands
    We need love, ce ciment, ce liant, ce cœur de relation
     
    Préserver cet élan
    Ce goût d’aller vers l’autre
    Sortir de ses pas, de l’enclos de ses peurs
    Faire de la vie un choix
    De l’amour sa voix
    Tel est son chant, sa voie d’immanence
    Un champ avec ses émotions en errance
    Leur compréhension est son sens
    Une étendue où Daby emblématise la vie
     
    Préserver ce chant
    Contre le monolinguisme ambiant marchand
    Gangrené par cette universalité uniformisante
    Faire de la musique, une rencontre poétique
    Un carrefour multicolore de souvenirs
    De ses cultures traversées et jamais reniées oubliées
    Tel un pâturage lumineux, une Paix Diam en terre
    Observer et faire vivre cet esprit, cette force diamantaire
     
    Préserver le rang
    De la modernité africaine
    Faire de la chanson une subtilité mélodieuse
    Où s’enrhizome avec délicatesse son nomadisme musical
    Déposant avec finesse un son pop studieux, un son rock steady
    Une musicalité ancestrale joyeuse
    Sa richesse peule transhumance de liberté
    Administré par une délicate voix  à la gaîté florale
    Sous l’empire d’une guitare tambour
    D’une guitare kora, d’une guitare arme de sa foi
    Il sème l’absence, le manque,
    Ce manque, ce besoin en chacun de Nous
     
    La vie est dans son chant,
    Ses chansons
    And Life is my only lover
    His Music is a beat of peace
    Lanmou pa ni frontié
    Sé on flé adan on tjé
     
    Nous
    March 10

    Une pensée venue d'Ailleurs

     
     
    Il est essentiel d'avoir une perception claire de sa différence
    pour pouvoir ensuite se réunir harmonieusement avec son partenaire
     
     
     
     
    Obonfu Somé
    March 04

    Encéphalogramme du coeur

     

    Des mots
    Une chanson
    Une émotion
    Primordiale en mes divers Pays
    Tu as implosé en moi
    (Le chaos origine le chaos, la beauté brute)
    Comme le Tout Monde dans mon imaginaire
    De Calcutta à Bogota dans la cordelière
    De mes ambres fleurent les odeurs de mes naissances
    Le vent des Amériques, ces peuples venus d’Afrique
    Du lapis lazuli sculpté, hommage des traces de tes chemins
    Sous l’or de la pluie de mes lendemains
    Sourit toujours ton regard, ce soleil osirien;
    Primordiale en mes divers Pays
    Tu as implosé en moi
    Tjé mwen pété, sé vou sel ka kléré mwen
    (Mon cœur a éclaté, tu es la seule à m’éclairer)
    Cimarronne dans tes bagages, riche karma dans tes sillages
    Dans ton parfum maronne l’archipel périphérique des villes
    Tu es mon Loa s’enracinant dans le banyan de tes yeux
    Ne pas être étranger à soi est le message
    Le jaillissement de tes flammes
    Dans l’éblouissement de mes larmes
     
    (Si les vivants ferment les yeux des morts, les morts ouvrent les yeux des vivants)
     
     
    Nous
    February 27

    Extrait d'intention poètique d'Edouard Glissant

     
    (Comme un peuple, peuplé d'hécatombes, que l'on séduit
    De la durée avare de sa tombe, comme vent qui se détruit-
    Que disent-ils de poésie, de se tenir ou d'épier, lorsque le bruit
    De la marée s'élit, et lorsqu'il faut tarir ce bruit? l'été
    Fut la pensée, idée nacrée, le pur produit de ton impureté.
    L'été sur toi est déhalé, l'ancre d'été nous a terrés
    Moi le navire et toi le quai! Moi épaisseur et toi durée.
      Voici,
    Je leur ai dit l'obscur réduit de notre harde. je leur dis
    Le roc non la scorie, ah l'eau tassée qui n'est de pluie !
    Et c'est réserve de science ainsi qu'un vin d'abîme en son enfance.
    Il faut quitter cette lisière et avancer dans les engrais
    La nuit encore dans nos reins n'a pas poussé son incendie
    Et nous n'avons troué la noire idée de notre bruit sur la marée.
     
    Ta plage brûle. Ses rochers l'eventrent. C'est le cru
    Saisissement. L'eau qui dérive enchante et tombe, et ivre, trop
    Sourde, d'errer ! Sur tes falaises que le feu gardait si pures
    De tomber-O je te cherche, je te cherche et je te crée
    Pure de me leurrer, marée ! Croyant saisir ton bruit,
    Comme un peuple tari dans son pays ou un noyé, noyé
    Dans l'épaisseur de pureté! Lors que me fuit l'opacité
    Je te vénère sur la terre qui ne bée qu'à son minuit.
      Voici,
    POur à l'idée parmi ce jour sacrifier ta nudité
    Je me lève sur la marée- mais je te cherche, tu me crées
    Pays marri de plaies. Que disent ils de te haler, de te crier ?
    Parmi l'avalement des acacias et des futaies ?- Tu crains d'aimer.
    Ta pureté est là impure et plus épaisse, où j'ai sombré.)

     

    Edouard Glissant extrait de l'intention poètique Edition Gallimard



    February 14

    L'Amour

     

    Baruch Spinoza

    « L’amour est la joie accompagnée de l’idée d’une cause extérieure »

     

    Il est une puissance d’action

    Une flèche inaltérable de projection

    Vers l’autre complice extérieur à soi

    Une communion mystique force de désir

    Qui nous unit à l’autre, au monde

    Aux plaisirs du corps dans un paix d'âme

    Aux sourires dérobés

    A la caresse volée

    Aux échanges d’idées métissées

    Dans une nature bienveillante

    L’esquisse d’une danse

    D'un  profond regard

    Dans une ballade aux flottements de charme

    Dans la clairière familiale aux parfums d’enfants

    Proche du mystère

    Dans le bain mêlé de nos blessures

    De sensibilités conjointement partagés

    Et dans nos haines du moment

    L'amour vit...

     

    Il est cette enveloppe de toutes les pensées

    Enveloppe arrimée aux plaisirs et aux joies

    A la joie tout simplement d’être vie

     

    Nous

    February 07

    La Charte du Manden

    La Charte du Manden

    (ou Mandé, Manden est la transcription officielle du pays mandingue), ou Manden Kalikan en langue malinké se présente comme conçue par la confrérie des chasseurs du Mandé (au sud de Bamako).

    Cette déclaration, qui aurait été solennellement proclamée le jour de l'intronisation de Soundiata Keita comme empereur du Mali à la fin de l'année 1222, fut transmise par voie orale.  Cette charte s'adresse aux « douze parties du monde ». Elle a donc une vocation universelle selon ses auteurs.

    Elle comporte sept paroles, qui sont autant d'entêtes d'articles de la charte :
    • « Toute vie est une vie »
    • « Le tort demande réparation »
    • « Pratique l'entraide »
    • « Veille sur la patrie »
    • « Ruine la servitude et la faim »
    • « Que cessent les tourments de la guerre »
    • « Chacun est libre de dire, de faire et de voir »
    On trouve donc dans cette charte le respect de la vie humaine, la liberté individuelle, la justice et l'équité, la solidarité.
     
    " Les enfants de Sanène et Kontron déclarent toute vie humaine est une vie
    Il est vrai q'une vie apparait à l'existence avant une autre vie,
    mais une vie n'est pas plus "ancienne "plus respectable qu'une autre vie,
    de même qu'une vie ne vaut pas mieux qu'une autre vie"
     
    LA PERSONNE HUMAINE
    l'homme est le terme
    le sceau de la création
    et sa luminescence.
     
    LE MARIAGE
    Le mariage n'est pas de l'esclavage ;
    il n'est pas non plus un vil marchandage,
    et encore moins un affrontement des sexes.
    Il se fonde sur l'amour émanant de l'âme.
     
    Ce qui importe pour une personne
    digne de ce nom,
    c'est de vivre en bonne intelligence
    avec ses semblables
    tout en restant en accord intime
    avec soi-même
     
    La Charte du Mandé et autres tradition du Mali  Edition Albin Michel

     

    February 01

    Comme un enfant...

     

    Comme un enfant au seuil de la parole de sa maman

    J’enfante mes relations

    Dans la lisière le limon de mes rencontres

    De la belle mangrove découverte au sombre soleil de l’abandon

    Que peut-il avoir de plus terrible que de se sentir rejeté par l’autre ?

    L’autre de soi, l’autre en soi

    J’angoisse

    Comme un coyote dans sa nuit étoilée

    Qui crie mon besoin incessant de lien

    J’angoisse

    Entre nécessité et diversité

    La satisfaction de la pluralité de mes synapses

    Dans mon unité fonctionnelle

    J’angoisse

     

    J’angoisse

    Dans le désert ténébreux, peau halée

    Par la froideur de leurs théories

    J’hèle ce monde endolori délaissé

    Lassé de me laisser échouer

    Sur le bruit bleu des yeux de leurs aïeux

    A la Porte d’enfer

     

    Mais comment vivre mes conflits relationnels

    Séparé je ne le peux

    Désiré je le veux

    Aimé dans ma naissance au monde

     

    Sé on bagay mwen pé pa sipoté

    Kon on flé ki pè ped pétal aye

    Ki mannyè konprann ké conflit pé productif

    Ké mwen pé préservé zékla mwen)

     

    (C’est une chose que je ne peux supporter

    Comme une fleur qui a peur de perdre ses pétales

    Comment comprendre que le conflit peut être productif

    Et préserver l’éclat de mon regard)

     

    Quand toute ta vie tu t’es senti incompris

    Entre négation et séparation

    Minoritaire parmi les tiens

    Minoritaire dans cette malveillance planétaire

    Résister c’est exister contre une vie nécrosée

    De ne pas être soi

    Dans cet univers multi transculturel

    Le temps est cet ami, la fovéa de ma confiance

    Le regard précis accumulateur d’expérience

    L’ipoméa où s’enracine mon monde imaginaire

    L’entrelacement de mes réseaux amicaux

    D’amour douceur de lianes stellaires

    Même si perturbé je le suis

    Déchiré je le vis

    Mal aimé dans mon opposition au monde

     

    Nous

    January 18

    Errances émotions...

     
     
    (Tout modèle est une prison, copier pour mieux faire
    Mais en fin de compte faire pareil, quel blême horizon)
     
    Il est des émotions à naître
    Dans la complexité de nos êtres
    Bercés par des rencontres surprises
    Où l’imprévue nouveauté s’insère
    Dans une sincère immédiateté
     
    L’ailleurs est mon imaginaire
    Vague bleue ourlée de l’ombre ocre des forêts
    Cimetière vert montagne enneigée sur le sentier des fleurs
    Un magnolia dans la sebkha sur le parterre des mœurs
    Douce pourpre attitude sur le velours de l’un
    Bulldozer dans mon tout monde serein
     
    Il est des contradictions à traire
    Le lait paternel source unique nous dépérit
    Assèche la soif de nos envies
    Mamelles à deux voix, homme des mornes
    Libre je vois le médian
    Comme la voie des confrontations duelles
    L’Hirondelle à nos claustrations sensuelles 
     
    (Trois valent mieux qu’un)
     
    La beauté s’origine ailleurs
    Du chaos s’évadèrent les paroles des parchemins
    Des lectures miels plurielles à la lecture du ciel
    Dans mon appétence infatigable
    Qu’il est bon de tutoyer la porte de l’indécence
    Et redonner sens à mes sens
    Visiter l’inimaginable ces plantes d’autres paysages
     
    Il est des propositions à braire
    Ame solitaire je recherche corrélation
    Où chacun m’apporterait sa pincée de sel
    Dans nos vies devenues palétuviers
    Sous le rythme houleux, dévastateur, enivrant de la mer
    Toujours plus prompt, toujours plus brut, toujours plus soul
    A nous interroger jusqu’à la fin de notre année
     
    Ailleurs s’origine ma vie
    Aux rivières amazoniennes à la célérité quotidienne 
    J’aime les dattes antidatées aux fruits rouges chocolatés
    Dans le vagin cérébral amidonné des différences
    Bassin au miroir de l’enfance,  initiatique aux déplacements
    Viatique aux errements, énigmatique aux questionnements
    D’une réponse qui se déclare en mangeant
     
    (Ma prison s’appelle liberté, la nouveauté est le fruit de mes saisons)
     
    Nous
     
    January 12

    Merci

     
    Je reviens sur la toile
    Une étoile dans ma vie
    Pour vous dire tous Merci
    Merci à Vous Tous
    De près ou de loin
    Merci d'entrer en lien avec moi
    Merci de faire vivre nos liens
    Artificiels ou réels, ils sont
    Le son d'une mélodie dans ma vie  
    Faire vivre cette relation à l'autre
    Cet autre qui est un peu de moi
    un peu de vous
    Beaucoup de Nous
    Est un lieu qui me lie au monde
    Un monde de mots, de sens, de différences
    Un lieu d'errance
    Je sais que dans une vie cela peut être une chance
    Une archipel d'étoiles
    Un port de mon imaginaire
    Pour le bien ëtre de mon âme
     
     
    Nous
     
     
    December 19

    Pa Douté

     
    Parole: Patrick Saint-Eloi
    Interprété par Fred Deshays et José Jerdinier

    A !
    Kon an ti zozyo blésé
    Ou pé pa menm volé
    Mwen pé pa viv an bonnè si ou ka soufè
    Pou an pawòl rakonté ki pa menm vérité
    Sa nou té ni vini frajil, frajil kon on fil
    Comme un petit oiseau blessé
    Tu ne peux même pas voler
    Je ne peux pas vivre un bonheur si tu souffres
    Pour une parole rapportée qui n'etait même pas vérité
    Ce que nous avions est devenu fragile, fragile comme un fil

    Menm si ou a tribò mwen a babò
    Pa oubliyé
    Lanmou toujou té on bousòl pou nou
    Mwen pé pa kité'w alé
    Mwen pé pa kité'w alé
    Même si tu es à tribord, je suis à bâbord
    N'oublie pas
    L'amour etait toujours une boussole pour nous
    Non, non
    Je ne peux pas te laisser aller
    Je ne peux pas te laisser aller

    Man pa té té pé fè'w sa

    Man pa té té pé fè'w sa wo wo oh non yeah yeah

    Je ne pouvais te faire ça....

    Je ne pouvais te faire ça ...wo Oh non

    Mwen pé pa kité'w alé kon chapo ki pran van lalizé
    Pas i za chayé'w alé on koté an pé pa rivé
    Pou mwen sa ki ka konté sé kè ou rasiré
    Avè'w an pa janmen, janmen, janmen triché
    Non fo pa douté

    Je ne peux pas te laisser aller comme un chapeau qui prend le vent alizée

    Parce qu'il t'a emmené à un endroit que je ne peux pas atteindre
    POur moi ce qui compte c'est que tu sois rassurée
    Avec toi, je n'ai jamais, jamais, jamais triché
    Non ne doute pas

    Olos tanpi soublé an ka mandé pa douté
    Alors tant pis s'il te plait je te demande
    De ne pas douter

    Rèv-la pran lavol
    Lanmou an bémol
    Pétèt ou konprann kè an té la jis pou fè'w révé
    Si sé an bon van ki chayé'w alé
    An ké sa atann An ké sa atann
    Sé ké lanbéli si'w rètounen
    Sé ké lanbéli si'w rètounen
    Le rêve a pris son envol
    L'amour en bémol
    Peut être que tu as compris que j'étais juste là pour te faire rever
    SI c'est un bon vent qui te fait voyager
    Je saurais attendre, je saurais attendre
    Cela sera l'embellie si tu reviens
    Cela sera l'embellie si tu reviens

    Man pa té té pé fè'w sa wo wo oh non yeah yeah
    An pa té pé fè'w sa pas chimen-la sanm tro long
    Je ne peux pas te faire ça...wo wo non
    Je ne peux pas te faire ça
    parce que sans toi 
    Le chemin est trop long

    Man pa té té pé fè'w sa wo wo oh non yeah yeah
    An pa té pé fè'w sa pas chimen-la sanm tro long
    Je ne peux pas te faire ça ...wo wo non
    Je ne peux pas te faire ça
    parce que sans toi
    Sans toi
    Sans toi
    Le chemin  est trop long
    Je ne pourrais le faire sans toi

    December 14

    Guère épais

     

    Comment marier les différences de nos saisons

    Nos souffrances laissées à l’abandon

    Faire rimer nos inférences contradictoires

    L’effervescence de nos horizons noirs

     

    Tu es le principe, je suis l’exception

    Tu es sécurité, je suis liberté

    Tu recherches l’immuabilité

    Je me retrouve dans la nouveauté

    Je suis la feuille, tu es l’arbre

    Je recherche la douceur du vent

    Tu te retournes dans tes racines

    Tes bonheurs d’antan

    Tu es impatience d’occident,

    Je suis patience d’orient

    Tu es structuration, je suis évasion

     

    Peut-on enfanter

    La transcendance d’une union

    Apres la survenance de difficultés

    Inventer une relation de connivence

    Apres des moments

    De déchirement ou d’apaisement

     

    Guère épais a été notre histoire

    Sur la Loire de nos emportements

    Un étal singulier  sans inventif présent

    Guère épais l’épiderme de notre complicité

    Brûlé par nos passions

    Eternellement éphémères 

    Guère épais notre homoncule

    Devant notre résistance au temps

    Dans le recul net de nos engagements

     

    Guerre de sang

    Sangs mêlés

    Sans semer

    Sans échanger

    Nos pensées

    Entremêlées

    D’un passé sangsue

    Rêvent de paix

     

    Entre guerre et paix

    Des pourparlers

    Entre guerre et paix

    Communion d’idée minimum partagée

    Entre guerre et paix

    Des accords sur nos désaccords

    Entre guerre et paix

    L’or projet d’une relation d’or

     

    Guère épais l’amour

    Filament d’un tourbillon chemin

    Où les hommes et les femmes se battent

    Pour des rencontres d’un lendemain ensoleillé

    Incertain

     

    Nous

    December 10

    Pensée glissantienne

     
    Qu'est ce donc que le langage? Ce cri que j'ai élu ? Non pas seulement le cri, mais l'absence qui au cri palpite.
     
    Car si vous me donnez à travers la gorge Tel ou Tel, pour me convaincre d'avoir à me rendre,
    je vous dégorge par retour le chant de celui-là qui toute une nuit monta dans le falaise des acacias,
    traqué depuis la forêt primordiale et de forêt en forêt par dessus la mer et l'oblique des ponts poussé jusqu'à ce morne,
    et qui n'avait pour dire connu que la pente la déclive le pont branlant l'abîme en roulis le tangage du morne et qui, orteils drus dans la boue, toute la nuit, la première, monta dans l'épaisseur du morne
    et là poussa son cri qui aussitot se perdit dans l'immensité de ce minuscule espace,
    avalé, tari, érodé aux ateliers, aux champs de cannes, à la splendeur violée de la Saison Unique (lecri),
    à  chaque carrefour chaque jour amenuisé dans le menu de la conquête où l'autre nous laça,
    évidé au disponible en tant de bons talents que nous devînmes
    (lors qu'à l'antre de cannes toujours surit l'haleine des négriers),
    cri au monde poussé du plus haut morne et que le monde n'entendit,
    submergé là en la vague douceatre où la mer englue l'homme ; -
    Et  c'est à cette absence ce silence et ce rentrement que je noue
    dans la gorge mon langage, qui ainsi débute par un manque :
    Et mon langage, raide et obscur ou vivant ou crispé, est ce manque
    d'abord, ensuite volonté de muer le cri en parole devant la mer
     
    (Qu'importe la langue, quand il faut du cri et de la parole mesurer là l'implant. Dans toute langue autorisée, tu bâtiras ton langage.)
     
    Extrait d'Edouard Glissant "L'intention poétique  "Edition Gallimard
    December 04

    Si...

     

    Si nous pouvions être cet étai d’étain

    Malléable à la vie, imperméable à l’ennuie

    Eteint serait la désespérance de nos chagrins

    D’airain vivrait notre errance nos lendemains

     

    Un papillon bleuté ensoleillerait nos bels étés

    Mélange d’un temps tatillon affleuré d’intensité

    Peints d’amours d’antan

    Tant vantés par les poètes du vent

    Autan emporte les amants

    Temps qu’il est encore tant

    De conjuguer notre amour à tous les temps

     

    Arc boutant archange bout d’éternité

    Lange blanc de sentiment éthéré,

    Nuit blanche sans piment injustifié

    D’une promenade d’hiver sur la neige ensoleillée

     

    Une évidence affinité, appétence pour la nudité

    Lentement nous dévoilant

    Dans cette nuit arc en ciel ampan d’éternité

    Cérémonie aux fruits métissés au rythme padjanbel

    Vivent nos échanges en ailes tunique d’une vie rêvée

     

    Une succulence sensualité révérence pour la fécondité

    Tendrement nous enfantons

    L’Amour, l’arc cupidon dans l’art Pygmalion

    Dans les arcanes archaïques des héroïques platanes

    Notre relation d’une complexion heureuse

     

    Si nous savions être cet hêtre solide et solitaire

    Aux bords de cet étang où s’étend ma terre

    S’épanchant en parole sur le néant de l’etre  

    Notre penchant en clef de sol pour ces milles paraboles

    La clef de notre solitude jetée

    Notre fragilité serait force

    Nos discussions l’écorce protection d’une passion raisonnée

     

    Mais on se croise sans jamais se croiser

    Exigeant de moi un présent conditionnel

    Il faudrait que je sois tel que tu veux que je sois

    Pour participer à ton futur antérieur

     

    Vivre dans le présent est en définitive mon choix.

    Notre amour

    Tendresse de soie, point indicatif dans l’infini,

    Ainsi soit-il,

    Car imparfaits, dépassés, désordonnés,

    Nous sommes désormais qu’un passé bien décomposé

     

    TLA

    December 01

    Gadé Yo...(Regarde les... ) du groupe Soft

     
    An pati ka loué ko a yo
    Asi trottoi ou adan gran biro
    Plézi sé monné en sosyété
    An pati ka loué tèt a yo
    Pou dot moun palé an bouch a yo
    Veillé pou vwé ki lang ka palé
    Une partie loue leur corps
    sur le trottoir ou dans leur grand bureau
    Le plaisir c'est monnaie en société
    Une partie loue leur tête
    POur d'autres parlent pour eux
    Veille pour voir quelle langue parle
     
    Kouri, kouri pou pran balan en mwen
    Kouri, kouri yo ka barré chimen,
    En chéché souf', an manké souf'
    Yo vlé marré mwen a tè
    Mé an ké pran envol
    Oh gadé yo mi pantin ka choisi fil a yo
    Je cours, cours pour prendre mon élan
    Je cours, cours ils barrent mon chemin
    Je cherche mon souffle, je manque de souffle
    Ils veulent m'attacher à terre
    Mais je prendrais mon envol
    Oh regarde les...Regarde ces pantins qui choisissent eux meme leurs files
     
    Gran moun  bel parol ti espri
    Bon moun bel parol ti espwa
    Tou biten ka vend an peyi la kon yé la
    Moun ka vend vent' a yo kon ti pain
    Bitation ka vend pou ayen
    Zaffé bel, tou moun ka frotté main
    Grands hommes, belle parole, petit esprit
    Pleins d'hommes, belle parole, petit espoir
    Toutes choses se vendent au pays comme cela
    Les hommes vendent leurs ventres pour un peu de pains
    Les maisons se vendent pour rien
    Les affaires sont belles, Tout le monde se frotte les mains
     
    Sé pétèt pou sa mwen ké ni ayen
    Mwen memm pa ka loué nanm an mwen
    Mwen plito goumé plito, ka mo plito
    Mwen pé ké deshonoré nom a fanmi en mwen
    Pou tambou la, pou guitar' la, pou parol la
    Pendan mwen ka rété doubout dwet mwen la
    Fé chimen aw mwen pani ayen a vend...
    C'est peut etre pour cela que je n'aurais rien
    Moi même je ne louerai pas mon âme
    Je prèfere me battre plutot, mourir plutot
    Je ne deshonorais pas le nom de ma famille
    Pour le tambour, la guitare, la parole
    Je resterais debout, droit ... là
    Passe ton chemin car  je n'ai rien à vendre....
     
    Album Kadans a péyi la
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    November 27

    Mizik sé Lanmou

     
    Piti nou tou piti
    Menm si nou ka fé makakri
    Fé konsi malé é misé pa ka atenn nou
    Piti nou piti
    Menm si nou ka makiyé la vi
    Diaman, fizé pa ka poté lanmou
     
    Sel nou tou sel
    Vou é mwen, vou kon mwen
    Ka chéché on moyen, on biten pou enmé
    Sel nou sel
    Santiman sé cadena a la vi
    Lésé tras, on flé adan la nati
     
    Mé mizik toujou la
    Sé rythm a la nati, rythm la vi
    Van lévé
    Toutrèl  ka chanté
    Van touné
    Nonm’ ka klaxonné
    Stress mélankoli, sex nostalji
    Mizik ka maché, ka kouri, ka respiré asi totwè
    Ka ratrapé nou
    Lé lanmô sonné tou pré nou ou adan on limbé lanmou,
     
    Mé mizik toujou bel
    Sé bat’man tambou, bat’man a tché an nou
    Vwa lévé
    Mistè ka dévoilé
    Vwa vibré
    On Akwarel doucé ka rèyoné
    Nenpot coulé instruman lombilic a lavi
    Léritaj a manmam mwen, zantray é lakay mwen,
    Ka ratrapé mwen
    Pou rété adan pèyi lanmou, lanbéli pou toujou
     
    TLA 
     
     La musique c'est l'amour

    Petits nous sommes tout petits
    Même si nous faisons des singeries ( hypocrisie)
    Faisons comme si le malheur et la misère ne nous atteignaient pas
    Petits nous sommes petits
    Même si nous maquillons notre vie
    Diamant, fusée ne nous apportent pas de l’amour
     
     
    Seuls nous sommes tous seuls
    Toi et moi, toi comme moi
    Nous cherchons un moyen, une chose pour aimer
    Seuls nous sommes seuls
    Sentiments sont des cadenas de la vie
    Laisser une trace, une fleur dans la nature
     
    Mais la musique est toujours là
    C’est le rythme de la nature, rythme de la vie
    Le vent se lève
    Une tourterelle chante
    Le vent tourne
    L’homme klaxonne
    Une mélancolie stressante, une nostalgie sexuelle
    La musique marche, court,  respire sur les trottoirs
    Nous rattrape
    Lorsque la mort sonne près de nous ou dans nos chagrins d’amour
     
    Mais la musique est toujours belle
    C’est le battement de tambour, battement de notre cœur
    Une voix se lève
    Un mystère se dévoile
    Une voix vibrante
    Une aquarelle douceur rayonne
    Quelque soit la couleur de l’instrument, il est le cordon de la vie
    L’héritage de mère, mes entrailles et ma maison
    Me rattrape
    Pour rester dans le pays de l’amour, une embellie pour toujours

     

    TLA

     
    November 23

    Keren mon âme

     

     
    La simplicité douceur dans la rivière d’été
    Dans le coin du monde
    Trouve son soleil clair dans sa voix
     
    Troublante et touchante
    Tu n’as pas besoin d’être grandiloquente pour être grandiose
    Tu n’as pas besoin d’être virevoltante pour être virtuose
    Ni besoin d’impressionner
    Pour donner l’impression d’exister
     
    Ma paix est son jardin d’hier
    Son souffle ma force d’aujourd’hui
    Sa guitare si minutieuse à mon âme
     
    Reste ici, ne pars pas
    Les secondes avec toi ont la beauté
    La tendresse des pluies de janvier
     
    Reste ici, ne pars pas
    Car avec ta voix je ne sais pas
    Si je rentre en contact avec moi ou avec toi
     
    Stay with me, don’t go away
    Alone, i can run away
    Just live and laugh by anyway
    With you i can find my way
     
    Ma paix est ton jardin hier
    Keren Ann ton souffle est ma force
    Une sensibilité corde à mon âme
     
    Reste ici  ma Liberty

     

    TLA