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December 13 Un Nouvel Espace, un autre lieu, de nouvelles horizons
S'arracher, se deraciner
Et vivre dans l'air,
Un ailleurs en partant de soi
Pour retourner vers soi
Partir sans avoir l'idée de partir
Pour rester à l'endroit
Que l'on a jamais quitté
Pourtant on ne nait pas où on est
Mais on devient où on devine etre
aujourd'hui c'est un autre canal
Un autre lieu commun si banal
http://tipoule.canalblog.com/
Thierry Aricique April 18 Calendrier Lagunaire d'Aimé CésaireJ'habite une blessure sacrée
j'habite des ancêtres imaginaires
j'habite un vouloir obscur
j'habite un long silence
j'habite une soif irrémédiable
j'habite un voyage de mille ans
j'habite une guerre de trois cents ans
j'habite un culte désaffecté
entre bulbe et caïeu j'habite l'espace inexploité
j'habite du basalte non une coulée
mais de lave le mascaret
qui remonte la valleuse à toute allure
et brûle toutes les mosquées
je m'accomode de mon vieux de cet avatar
d'une version du paradis absurdement ratée
-c'est bien pire qu'un enfer-
j'habite de temps en temps une de mes plaies
chaque minute je change d'appartement
et toute paix m'effraie
j'habite donc une vaste pensée
mais le plus souvent je préfère me confiner
dans la plus petite de mes idées
ou bien j'habite une formule magique
les seuls premiers mots
tout le reste étant oublié
j'habite l'embâcle
j'habite la débâcle
j'habite le pan d'un grand désastre
j'habite le plus souvent le pis le plus sec
du piton le plus efflanqué -la louve de ces nuages-
j'habite l'auréole des cactacées
j'habite un troupeau de chèvres tirant sur la tétine
de l'arganier le plus désolé
à vrai dire je ne sais plus mon adresse exacte
bathyale ou abyssale
J'habite le trou des poulpes
je me bats avec un poulpe pour un trou de poulpe
La pression atmosphérique ou plutôt historique
agrandit démesurément mes maux
même si elle rend somptueux certains de mes mots
Edition Gallimard " Moi, laminaire "
April 17 Prophétie d'Aimé Césairelà où l'aventure garde les yeux clairs
là où les femmes rayonnent de langage
là où la mort est belle dans la main comme un oiseau saison de lait
là où le souterrain cueille de sa propre génuflexion un luxe de prunelles plus violent que des chenilles
là où la merveille agile fait flèche et feu de tout bois
là où la nuit vigoureuse saigne une vitesse de purs végétaux
là où les abeilles des étoiles piquent le ciel d'une ruche plus ardente que la nuit
là où le bruit de mes talons remplit l'espace et lève à rebours la face du temps
là où l'arc en ciel de ma parole est chargé d'unir demain à l'espoir et l'infant à la reine,
d'avoir injurié mes maitres mordu les soldats du sultan d'avoir gémi dans le désert
d'avoir crié vers mes gardiens
d'avoir supplié les chacals et les hyènes pasteurs de caravanes
Je regarde
la fumée se précipite en cheval sauvage sur le devant de la scène ourle un instant la lave de sa fragilee queue de paon puis se déchirant la chemise s'ouvre d'un coup la poitrine et je regarde en îles britanniques en îlots en rochers déchiquetés se fondre peu à peu dans la mer lucide de l'air
où baignent prophétiques
ma gueule
ma révolte
mon nom
Edition gallimard " Les armes miraculeuses "
C'est un jour particulier
J'ai perdu un père, une fierté, une partie de mon âme
Que je ferais flamme
Certes c'est une perte pour la Martinique, pour Communauté Antillaise, pour la nation française
Mais c'est surtout un perte pour toute l'humanité
Car nous sommes tous des fils spirituel d'Aimé Césaire
March 22 Who the cap fit ... Bob MarleyMan to man is so unjust, children:
Ya don't know who to trust. Your worst enemy could be your best friend, And your best friend your worse enemy. Some will eat and drink with you, Then behind them su-su 'pon you. Only your friend know your secrets, So only he could reveal it. And who the cap fit, let them wear it! Who the cap fit, let them wear it! Said I throw me corn, me no call no fowl; I saying, "Cook-cook-cook, cluk-cluk-cluk." Some will hate you, pretend they love you now, Then behind they try to eliminate you. But who Jah bless, no one curse; Thank God, we're past the worse. Hypocrites and parasites Will come up and take a bite. And if your night should turn to day, A lot of people would run away. And who the stock fit let them wear it! Who the (cap fit) let them (wear it)! And then a-gonna throw me corn, And then a-gonna call no fowl, And then a-gonna "Cook-cook-cook, cluk-cluk-cluk." Some will eat and drink with you, Then behind them su-su 'pon you, yeah! And if night should turn to day, now, A lot of people would run away, yeah! And who the cap fit, let them wear it! Who the cap fit, let them wear it! Throw me corn, me no call no fowl; A-saying: "Cook-cook-cook, cluk-cluk-cluk." ... : "Cook-cook-cook, cluk-cluk-cluk." Throw me corn (cook-cook-cook); Me call no fowl (cluk-cluk-cluk) March 12 La vie est dans son chant à Daby Touré
Your life is my life
The way to be myself
Whatever the way
Make life be fraternity
A meeting, a opportunity
Les gouvernements peuvent
Jouer à cache-cache avec le Peuple
Nous ne pouvons plus Nous cacher
Jouer à cache-cache avec les autres
Jouer à cache-cache avec nous même
Jouer à cache-cache avec les enfants
Hypothéquant nos valeurs, nos fruits pour demain
Comment habiter dans notre monde
Et apporter un sens
A nos parties antinomiques
Avec un soleil au regard lunatique
Avec l’ombre et la lumière comme frères
Comme la mer et la terre
Comment apprivoiser l’Amour
Que l’on soit parent ou enfant
Célibataire marié veuf séparé ou divorcé
Cé lanmou nou bizwen
Mizik sé lanmou
Dlo a lavi
Car we don’t need no more trouble
Ces troubles de l’esprit, ces troubles du corps
Somatisés par nos fuites en avant, le mépris des plus grands
We need love, ce ciment, ce liant, ce cœur de relation
Préserver cet élan
Ce goût d’aller vers l’autre
Sortir de ses pas, de l’enclos de ses peurs
Faire de la vie un choix
De l’amour sa voix
Tel est son chant, sa voie d’immanence
Un champ avec ses émotions en errance
Leur compréhension est son sens
Une étendue où Daby emblématise la vie
Préserver ce chant
Contre le monolinguisme ambiant marchand
Gangrené par cette universalité uniformisante
Faire de la musique, une rencontre poétique
Un carrefour multicolore de souvenirs
De ses cultures traversées et jamais reniées oubliées
Tel un pâturage lumineux, une Paix Diam en terre
Observer et faire vivre cet esprit, cette force diamantaire
Préserver le rang
De la modernité africaine
Faire de la chanson une subtilité mélodieuse
Où s’enrhizome avec délicatesse son nomadisme musical
Déposant avec finesse un son pop studieux, un son rock steady
Une musicalité ancestrale joyeuse
Sa richesse peule transhumance de liberté
Administré par une délicate voix à la gaîté florale
Sous l’empire d’une guitare tambour
D’une guitare kora, d’une guitare arme de sa foi
Il sème l’absence, le manque,
Ce manque, ce besoin en chacun de Nous
La vie est dans son chant,
Ses chansons
And Life is my only lover
His Music is a beat of peace
Lanmou pa ni frontié
Sé on flé adan on tjé
Nous March 10 Une pensée venue d'AilleursIl est essentiel d'avoir une perception claire de sa différence
pour pouvoir ensuite se réunir harmonieusement avec son partenaire
Obonfu Somé March 04 Encéphalogramme du coeur
Des mots
Une chanson
Une émotion
Primordiale en mes divers Pays
Tu as implosé en moi
(Le chaos origine le chaos, la beauté brute)
Comme le Tout Monde dans mon imaginaire
De Calcutta à Bogota dans la cordelière
De mes ambres fleurent les odeurs de mes naissances
Le vent des Amériques, ces peuples venus d’Afrique
Du lapis lazuli sculpté, hommage des traces de tes chemins
Sous l’or de la pluie de mes lendemains
Sourit toujours ton regard, ce soleil osirien;
Primordiale en mes divers Pays
Tu as implosé en moi
Tjé mwen pété, sé vou sel ka kléré mwen
(Mon cœur a éclaté, tu es la seule à m’éclairer)
Cimarronne dans tes bagages, riche karma dans tes sillages
Dans ton parfum maronne l’archipel périphérique des villes
Tu es mon Loa s’enracinant dans le banyan de tes yeux
Ne pas être étranger à soi est le message
Le jaillissement de tes flammes
Dans l’éblouissement de mes larmes
(Si les vivants ferment les yeux des morts, les morts ouvrent les yeux des vivants)
Nous February 27 Extrait d'intention poètique d'Edouard Glissant(Comme un peuple, peuplé d'hécatombes, que l'on séduit
De la durée avare de sa tombe, comme vent qui se détruit- Que disent-ils de poésie, de se tenir ou d'épier, lorsque le bruit De la marée s'élit, et lorsqu'il faut tarir ce bruit? l'été Fut la pensée, idée nacrée, le pur produit de ton impureté. L'été sur toi est déhalé, l'ancre d'été nous a terrés Moi le navire et toi le quai! Moi épaisseur et toi durée. Voici, Je leur ai dit l'obscur réduit de notre harde. je leur dis Le roc non la scorie, ah l'eau tassée qui n'est de pluie ! Et c'est réserve de science ainsi qu'un vin d'abîme en son enfance. Il faut quitter cette lisière et avancer dans les engrais La nuit encore dans nos reins n'a pas poussé son incendie Et nous n'avons troué la noire idée de notre bruit sur la marée. Ta plage brûle. Ses rochers l'eventrent. C'est le cru Saisissement. L'eau qui dérive enchante et tombe, et ivre, trop Sourde, d'errer ! Sur tes falaises que le feu gardait si pures De tomber-O je te cherche, je te cherche et je te crée Pure de me leurrer, marée ! Croyant saisir ton bruit, Comme un peuple tari dans son pays ou un noyé, noyé Dans l'épaisseur de pureté! Lors que me fuit l'opacité Je te vénère sur la terre qui ne bée qu'à son minuit. Voici, POur à l'idée parmi ce jour sacrifier ta nudité Je me lève sur la marée- mais je te cherche, tu me crées Pays marri de plaies. Que disent ils de te haler, de te crier ? Parmi l'avalement des acacias et des futaies ?- Tu crains d'aimer. Ta pureté est là impure et plus épaisse, où j'ai sombré.)
Edouard Glissant extrait de l'intention poètique Edition Gallimard
February 14 L'Amour
Baruch Spinoza « L’amour est la joie accompagnée de l’idée d’une cause extérieure »
Il est une puissance d’action Une flèche inaltérable de projection Vers l’autre complice extérieur à soi Une communion mystique force de désir Qui nous unit à l’autre, au monde Aux plaisirs du corps dans un paix d'âme Aux sourires dérobés A la caresse volée Aux échanges d’idées métissées Dans une nature bienveillante L’esquisse d’une danse D'un profond regard Dans une ballade aux flottements de charme Dans la clairière familiale aux parfums d’enfants Proche du mystère Dans le bain mêlé de nos blessures De sensibilités conjointement partagés Et dans nos haines du moment L'amour vit...
Il est cette enveloppe de toutes les pensées Enveloppe arrimée aux plaisirs et aux joies A la joie tout simplement d’être vie
Nous February 07 La Charte du MandenLa Charte du Manden (ou Mandé, Manden est la transcription officielle du pays mandingue), ou Manden Kalikan en langue malinké se présente comme conçue par la confrérie des chasseurs du Mandé (au sud de Bamako). Cette déclaration, qui aurait été solennellement proclamée le jour de l'intronisation de Soundiata Keita comme empereur du Mali à la fin de l'année 1222, fut transmise par voie orale. Cette charte s'adresse aux « douze parties du monde ». Elle a donc une vocation universelle selon ses auteurs. Elle comporte sept paroles, qui sont autant d'entêtes d'articles de la charte :
On trouve donc dans cette charte le respect de la vie humaine, la liberté individuelle, la justice et l'équité, la solidarité.
" Les enfants de Sanène et Kontron déclarent toute vie humaine est une vie
Il est vrai q'une vie apparait à l'existence avant une autre vie,
mais une vie n'est pas plus "ancienne "plus respectable qu'une autre vie,
de même qu'une vie ne vaut pas mieux qu'une autre vie"
LA PERSONNE HUMAINE
l'homme est le terme
le sceau de la création
et sa luminescence.
LE MARIAGE
Le mariage n'est pas de l'esclavage ;
il n'est pas non plus un vil marchandage,
et encore moins un affrontement des sexes.
Il se fonde sur l'amour émanant de l'âme.
Ce qui importe pour une personne
digne de ce nom,
c'est de vivre en bonne intelligence
avec ses semblables
tout en restant en accord intime
avec soi-même
La Charte du Mandé et autres tradition du Mali Edition Albin Michel
February 01 Comme un enfant...
Comme un enfant au seuil de la parole de sa maman J’enfante mes relations Dans la lisière le limon de mes rencontres De la belle mangrove découverte au sombre soleil de l’abandon Que peut-il avoir de plus terrible que de se sentir rejeté par l’autre ? L’autre de soi, l’autre en soi J’angoisse Comme un coyote dans sa nuit étoilée Qui crie mon besoin incessant de lien J’angoisse Entre nécessité et diversité La satisfaction de la pluralité de mes synapses Dans mon unité fonctionnelle J’angoisse
J’angoisse Dans le désert ténébreux, peau halée Par la froideur de leurs théories J’hèle ce monde endolori délaissé Lassé de me laisser échouer Sur le bruit bleu des yeux de leurs aïeux A la Porte d’enfer
Mais comment vivre mes conflits relationnels Séparé je ne le peux Désiré je le veux Aimé dans ma naissance au monde
Sé on bagay mwen pé pa sipoté Kon on flé ki pè ped pétal aye Ki mannyè konprann ké conflit pé productif Ké mwen pé préservé zékla mwen)
(C’est une chose que je ne peux supporter Comme une fleur qui a peur de perdre ses pétales Comment comprendre que le conflit peut être productif Et préserver l’éclat de mon regard)
Quand toute ta vie tu t’es senti incompris Entre négation et séparation Minoritaire parmi les tiens Minoritaire dans cette malveillance planétaire Résister c’est exister contre une vie nécrosée De ne pas être soi Dans cet univers multi transculturel Le temps est cet ami, la fovéa de ma confiance Le regard précis accumulateur d’expérience L’ipoméa où s’enracine mon monde imaginaire L’entrelacement de mes réseaux amicaux D’amour douceur de lianes stellaires Même si perturbé je le suis Déchiré je le vis Mal aimé dans mon opposition au monde
Nous January 18 Errances émotions...(Tout modèle est une prison, copier pour mieux faire
Mais en fin de compte faire pareil, quel blême horizon)
Il est des émotions à naître
Dans la complexité de nos êtres
Bercés par des rencontres surprises
Où l’imprévue nouveauté s’insère
Dans une sincère immédiateté
L’ailleurs est mon imaginaire
Vague bleue ourlée de l’ombre ocre des forêts
Cimetière vert montagne enneigée sur le sentier des fleurs
Un magnolia dans la sebkha sur le parterre des mœurs
Douce pourpre attitude sur le velours de l’un
Bulldozer dans mon tout monde serein
Il est des contradictions à traire
Le lait paternel source unique nous dépérit
Assèche la soif de nos envies
Mamelles à deux voix, homme des mornes
Libre je vois le médian
Comme la voie des confrontations duelles
L’Hirondelle à nos claustrations sensuelles
(Trois valent mieux qu’un)
La beauté s’origine ailleurs
Du chaos s’évadèrent les paroles des parchemins
Des lectures miels plurielles à la lecture du ciel
Dans mon appétence infatigable
Qu’il est bon de tutoyer la porte de l’indécence
Et redonner sens à mes sens
Visiter l’inimaginable ces plantes d’autres paysages
Il est des propositions à braire
Ame solitaire je recherche corrélation
Où chacun m’apporterait sa pincée de sel
Dans nos vies devenues palétuviers
Sous le rythme houleux, dévastateur, enivrant de la mer
Toujours plus prompt, toujours plus brut, toujours plus soul
A nous interroger jusqu’à la fin de notre année
Ailleurs s’origine ma vie
Aux rivières amazoniennes à la célérité quotidienne
J’aime les dattes antidatées aux fruits rouges chocolatés
Dans le vagin cérébral amidonné des différences
Bassin au miroir de l’enfance, initiatique aux déplacements
Viatique aux errements, énigmatique aux questionnements
D’une réponse qui se déclare en mangeant
(Ma prison s’appelle liberté, la nouveauté est le fruit de mes saisons)
Nous
January 12 MerciJe reviens sur la toile
Une étoile dans ma vie
Pour vous dire tous Merci
Merci à Vous Tous
De près ou de loin Merci d'entrer en lien avec moi
Merci de faire vivre nos liens
Artificiels ou réels, ils sont
Le son d'une mélodie dans ma vie
Faire vivre cette relation à l'autre
Cet autre qui est un peu de moi
un peu de vous
Beaucoup de Nous
Est un lieu qui me lie au monde
Un monde de mots, de sens, de différences
Un lieu d'errance
Je sais que dans une vie cela peut être une chance
Une archipel d'étoiles
Un port de mon imaginaire
Pour le bien ëtre de mon âme
Nous
December 19 Pa DoutéParole: Patrick Saint-Eloi
Interprété par Fred Deshays et José Jerdinier
A ! Kon an ti zozyo blésé Ou pé pa menm volé Mwen pé pa viv an bonnè si ou ka soufè Pou an pawòl rakonté ki pa menm vérité Sa nou té ni vini frajil, frajil kon on fil Comme un petit oiseau blessé
Tu ne peux même pas voler
Je ne peux pas vivre un bonheur si tu souffres
Pour une parole rapportée qui n'etait même pas vérité
Ce que nous avions est devenu fragile, fragile comme un fil
Menm si ou a tribò mwen a babò Pa oubliyé Lanmou toujou té on bousòl pou nou Mwen pé pa kité'w alé Mwen pé pa kité'w alé
Même si tu es à tribord, je suis à bâbord
N'oublie pas
L'amour etait toujours une boussole pour nous
Non, non
Je ne peux pas te laisser aller
Je ne peux pas te laisser aller Man pa té té pé fè'w sa Man pa té té pé fè'w sa wo wo oh non yeah yeah Je ne pouvais te faire ça.... Je ne pouvais te faire ça ...wo Oh non Mwen pé pa kité'w alé kon chapo ki pran van lalizé Parce qu'il t'a emmené à un endroit que je ne peux pas atteindre
POur moi ce qui compte c'est que tu sois rassurée
Avec toi, je n'ai jamais, jamais, jamais triché
Non ne doute pas
Olos tanpi soublé an ka mandé pa douté Alors tant pis s'il te plait je te demande
De ne pas douter
Rèv-la pran lavol Lanmou an bémol Pétèt ou konprann kè an té la jis pou fè'w révé Si sé an bon van ki chayé'w alé An ké sa atann An ké sa atann Sé ké lanbéli si'w rètounen
Sé ké lanbéli si'w rètounen
Le rêve a pris son envol
L'amour en bémol
Peut être que tu as compris que j'étais juste là pour te faire rever
SI c'est un bon vent qui te fait voyager
Je saurais attendre, je saurais attendre
Cela sera l'embellie si tu reviens
Cela sera l'embellie si tu reviens
Man pa té té pé fè'w sa wo wo oh non yeah yeah An pa té pé fè'w sa pas chimen-la sanm tro long Je ne peux pas te faire ça...wo wo non
Je ne peux pas te faire ça
parce que sans toi
Le chemin est trop long
Man pa té té pé fè'w sa wo wo oh non yeah yeah An pa té pé fè'w sa pas chimen-la sanm tro long Je ne peux pas te faire ça ...wo wo non
Je ne peux pas te faire ça
parce que sans toi
Sans toi
Sans toi
Le chemin est trop long
Je ne pourrais le faire sans toi December 14 Guère épais
Comment marier les différences de nos saisons Nos souffrances laissées à l’abandon Faire rimer nos inférences contradictoires L’effervescence de nos horizons noirs
Tu es le principe, je suis l’exception Tu es sécurité, je suis liberté Tu recherches l’immuabilité Je me retrouve dans la nouveauté Je suis la feuille, tu es l’arbre Je recherche la douceur du vent Tu te retournes dans tes racines Tes bonheurs d’antan Tu es impatience d’occident, Je suis patience d’orient Tu es structuration, je suis évasion
Peut-on enfanter La transcendance d’une union Apres la survenance de difficultés Inventer une relation de connivence Apres des moments De déchirement ou d’apaisement
Guère épais a été notre histoire Sur la Loire de nos emportements Un étal singulier sans inventif présent Guère épais l’épiderme de notre complicité Brûlé par nos passions Eternellement éphémères Guère épais notre homoncule Devant notre résistance au temps Dans le recul net de nos engagements
Guerre de sang Sangs mêlés Sans semer Sans échanger Nos pensées Entremêlées D’un passé sangsue Rêvent de paix
Entre guerre et paix Des pourparlers Entre guerre et paix Communion d’idée minimum partagée Entre guerre et paix Des accords sur nos désaccords Entre guerre et paix L’or projet d’une relation d’or
Guère épais l’amour Filament d’un tourbillon chemin Où les hommes et les femmes se battent Pour des rencontres d’un lendemain ensoleillé Incertain
Nous December 10 Pensée glissantienneQu'est ce donc que le langage? Ce cri que j'ai élu ? Non pas seulement le cri, mais l'absence qui au cri palpite.
Car si vous me donnez à travers la gorge Tel ou Tel, pour me convaincre d'avoir à me rendre,
je vous dégorge par retour le chant de celui-là qui toute une nuit monta dans le falaise des acacias,
traqué depuis la forêt primordiale et de forêt en forêt par dessus la mer et l'oblique des ponts poussé jusqu'à ce morne,
et qui n'avait pour dire connu que la pente la déclive le pont branlant l'abîme en roulis le tangage du morne et qui, orteils drus dans la boue, toute la nuit, la première, monta dans l'épaisseur du morne
et là poussa son cri qui aussitot se perdit dans l'immensité de ce minuscule espace,
avalé, tari, érodé aux ateliers, aux champs de cannes, à la splendeur violée de la Saison Unique (lecri),
à chaque carrefour chaque jour amenuisé dans le menu de la conquête où l'autre nous laça,
évidé au disponible en tant de bons talents que nous devînmes
(lors qu'à l'antre de cannes toujours surit l'haleine des négriers),
cri au monde poussé du plus haut morne et que le monde n'entendit,
submergé là en la vague douceatre où la mer englue l'homme ; -
Et c'est à cette absence ce silence et ce rentrement que je noue
dans la gorge mon langage, qui ainsi débute par un manque :
Et mon langage, raide et obscur ou vivant ou crispé, est ce manque
d'abord, ensuite volonté de muer le cri en parole devant la mer
(Qu'importe la langue, quand il faut du cri et de la parole mesurer là l'implant. Dans toute langue autorisée, tu bâtiras ton langage.)
Extrait d'Edouard Glissant "L'intention poétique "Edition Gallimard December 04 Si...Si nous pouvions être cet étai d’étain Malléable à la vie, imperméable à l’ennuie Eteint serait la désespérance de nos chagrins D’airain vivrait notre errance nos lendemains
Un papillon bleuté ensoleillerait nos bels étés Mélange d’un temps tatillon affleuré d’intensité Peints d’amours d’antan Tant vantés par les poètes du vent Autan emporte les amants Temps qu’il est encore tant De conjuguer notre amour à tous les temps
Arc boutant archange bout d’éternité Lange blanc de sentiment éthéré, Nuit blanche sans piment injustifié D’une promenade d’hiver sur la neige ensoleillée
Une évidence affinité, appétence pour la nudité Lentement nous dévoilant Dans cette nuit arc en ciel ampan d’éternité Cérémonie aux fruits métissés au rythme padjanbel Vivent nos échanges en ailes tunique d’une vie rêvée
Une succulence sensualité révérence pour la fécondité Tendrement nous enfantons L’Amour, l’arc cupidon dans l’art Pygmalion Dans les arcanes archaïques des héroïques platanes Notre relation d’une complexion heureuse
Si nous savions être cet hêtre solide et solitaire Aux bords de cet étang où s’étend ma terre S’épanchant en parole sur le néant de l’etre Notre penchant en clef de sol pour ces milles paraboles La clef de notre solitude jetée Notre fragilité serait force Nos discussions l’écorce protection d’une passion raisonnée
Mais on se croise sans jamais se croiser Exigeant de moi un présent conditionnel Il faudrait que je sois tel que tu veux que je sois Pour participer à ton futur antérieur
Vivre dans le présent est en définitive mon choix. Notre amour Tendresse de soie, point indicatif dans l’infini, Ainsi soit-il, Car imparfaits, dépassés, désordonnés, Nous sommes désormais qu’un passé bien décomposé
TLA December 01 Gadé Yo...(Regarde les... ) du groupe SoftAn pati ka loué ko a yo
Asi trottoi ou adan gran biro
Plézi sé monné en sosyété
An pati ka loué tèt a yo
Pou dot moun palé an bouch a yo
Veillé pou vwé ki lang ka palé
Une partie loue leur corps
sur le trottoir ou dans leur grand bureau
Le plaisir c'est monnaie en société
Une partie loue leur tête
POur d'autres parlent pour eux
Veille pour voir quelle langue parle
Kouri, kouri pou pran balan en mwen
Kouri, kouri yo ka barré chimen,
En chéché souf', an manké souf'
Yo vlé marré mwen a tè
Mé an ké pran envol
Oh gadé yo mi pantin ka choisi fil a yo
Je cours, cours pour prendre mon élan
Je cours, cours ils barrent mon chemin
Je cherche mon souffle, je manque de souffle
Ils veulent m'attacher à terre
Mais je prendrais mon envol
Oh regarde les...Regarde ces pantins qui choisissent eux meme leurs files
Gran moun bel parol ti espri
Bon moun bel parol ti espwa
Tou biten ka vend an peyi la kon yé la
Moun ka vend vent' a yo kon ti pain
Bitation ka vend pou ayen
Zaffé bel, tou moun ka frotté main
Grands hommes, belle parole, petit esprit
Pleins d'hommes, belle parole, petit espoir
Toutes choses se vendent au pays comme cela
Les hommes vendent leurs ventres pour un peu de pains
Les maisons se vendent pour rien
Les affaires sont belles, Tout le monde se frotte les mains
Sé pétèt pou sa mwen ké ni ayen
Mwen memm pa ka loué nanm an mwen
Mwen plito goumé plito, ka mo plito
Mwen pé ké deshonoré nom a fanmi en mwen
Pou tambou la, pou guitar' la, pou parol la
Pendan mwen ka rété doubout dwet mwen la
Fé chimen aw mwen pani ayen a vend...
C'est peut etre pour cela que je n'aurais rien
Moi même je ne louerai pas mon âme
Je prèfere me battre plutot, mourir plutot
Je ne deshonorais pas le nom de ma famille
Pour le tambour, la guitare, la parole
Je resterais debout, droit ... là
Passe ton chemin car je n'ai rien à vendre....
Album Kadans a péyi la
November 27 Mizik sé LanmouPiti nou tou piti
Menm si nou ka fé makakri
Fé konsi malé é misé pa ka atenn nou
Piti nou piti
Menm si nou ka makiyé la vi
Diaman, fizé pa ka poté lanmou
Sel nou tou sel
Vou é mwen, vou kon mwen
Ka chéché on moyen, on biten pou enmé
Sel nou sel
Santiman sé cadena a la vi
Lésé tras, on flé adan la nati
Mé mizik toujou la
Sé rythm a la nati, rythm la vi
Van lévé
Toutrèl ka chanté
Van touné
Nonm’ ka klaxonné
Stress mélankoli, sex nostalji
Mizik ka maché, ka kouri, ka respiré asi totwè
Ka ratrapé nou
Lé lanmô sonné tou pré nou ou adan on limbé lanmou,
Mé mizik toujou bel
Sé bat’man tambou, bat’man a tché an nou
Vwa lévé
Mistè ka dévoilé
Vwa vibré
On Akwarel doucé ka rèyoné
Nenpot coulé instruman lombilic a lavi
Léritaj a manmam mwen, zantray é lakay mwen,
Ka ratrapé mwen
Pou rété adan pèyi lanmou, lanbéli pou toujou
TLA
La musique c'est l'amour
Petits nous sommes tout petits
Même si nous faisons des singeries ( hypocrisie)
Faisons comme si le malheur et la misère ne nous atteignaient pas
Petits nous sommes petits
Même si nous maquillons notre vie
Diamant, fusée ne nous apportent pas de l’amour
Seuls nous sommes tous seuls
Toi et moi, toi comme moi
Nous cherchons un moyen, une chose pour aimer
Seuls nous sommes seuls
Sentiments sont des cadenas de la vie
Laisser une trace, une fleur dans la nature
Mais la musique est toujours là
C’est le rythme de la nature, rythme de la vie
Le vent se lève
Une tourterelle chante
Le vent tourne
L’homme klaxonne
Une mélancolie stressante, une nostalgie sexuelle
La musique marche, court, respire sur les trottoirs
Nous rattrape
Lorsque la mort sonne près de nous ou dans nos chagrins d’amour
Mais la musique est toujours belle
C’est le battement de tambour, battement de notre cœur
Une voix se lève
Un mystère se dévoile
Une voix vibrante
Une aquarelle douceur rayonne
Quelque soit la couleur de l’instrument, il est le cordon de la vie
L’héritage de mère, mes entrailles et ma maison
Me rattrape
Pour rester dans le pays de l’amour, une embellie pour toujours
TLA November 23 Keren mon âme
La simplicité douceur dans la rivière d’été
Dans le coin du monde
Trouve son soleil clair dans sa voix
Troublante et touchante
Tu n’as pas besoin d’être grandiloquente pour être grandiose
Tu n’as pas besoin d’être virevoltante pour être virtuose
Ni besoin d’impressionner
Pour donner l’impression d’exister
Ma paix est son jardin d’hier
Son souffle ma force d’aujourd’hui
Sa guitare si minutieuse à mon âme
Reste ici, ne pars pas
Les secondes avec toi ont la beauté
La tendresse des pluies de janvier
Reste ici, ne pars pas
Car avec ta voix je ne sais pas
Si je rentre en contact avec moi ou avec toi
Stay with me, don’t go away
Alone, i can run away
Just live and laugh by anyway
With you i can find my way
Ma paix est ton jardin hier
Keren Ann ton souffle est ma force
Une sensibilité corde à mon âme
Reste ici ma Liberty
TLA |
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